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www.lemoniteur-expert.com • 6 février 2009 • N°5489 Cahier détaché N°2 BÂTIMENT Les diagnostics techniques immobiliers Réglementation sur l’obligation de réaliser des diagnostics sur les biens immobiliers mis en vente ou en location Février 2009 À JOUR

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Page 1: Diagnostics Techniques Immobiliers

www.lemoniteur-expert.com • 6 février 2009 • N°5489

Cahier détaché N°2

BÂTIMENT

Les diagnostics techniquesimmobiliersRéglementation sur l’obligation de réaliser des diagnostics sur les biens immobiliers mis en vente ou en location

Février2009

À JOUR

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Cap sur la sécurité électriqueDepuis le 1er janvier 2009, un septième diagnostic immobilier obligatoire est venu s’ajouter à ceux déjà en vigueur. L’état de l’installation intérieure d’électricité dans les immeubles d’habitation (Code de la construction, article L. 134-7) complète ainsi la liste qui comprend déjà le constat amiante, le constat de risque d’exposition au plomb (Crep), l’état relatif à la présence de termites, le diagnostic de performance énergétique (DPE), l’état de l’installation intérieure de gaz et l’état des risques naturels et technologiques. Restent à paraître en 2009 les arrêtés techniques concernant le contrôle des installations d’assainissement non collectif mentionnés à l’article L. 1331-11-1 du code de la santé publique, dont l’entrée en vigueur est fi xée au 1er janvier 2013. Selon les cas (type de bâtiment, situation du bien, année de construction, vente ou location), la loi impose donc aujourd’hui de produire jusqu’à sept diagnostics lors de la vente d’un bien immobilier, et trois lors de l’établissement d’un bail (voir tableau récapitulatif page 6). Conformément à l’ordonnance du 8 juin 2005, ces diagnostics doivent être regroupés depuis le 1er novembre 2007 au sein d’un seul et même dossier, le dossier de diagnostics techniques (DDT). Ce dossier doit être joint au dossier de vente dès la signature de la promesse de vente (excepté pour le DPE qui peut être exigé par le candidat acquéreur dès la mise du bien sur le marché). L’acquéreur dispose alors de sept jours pour le consulter et éventuellement se rétracter ou négocier le prix… A coup sûr, les transactions immobilières gagnent en transparence, chaque acquéreur s’engageant en toute connaissance des points techniquement forts ou faibles du bien concerné.Dernier né des diagnostics donc, l’état de l’installation intérieure d’électricité dans les immeubles d’habitation est à réaliser par une personne certifi ée. La certifi cation de compétence (dont les critères sont défi nis par le décret du 5 septembre 2006 et différents arrêtés) valide, suite à un examen théorique et à un examen pratique pour chaque état, constat, et diagnostic, les acquis techniques du diagnostiqueur pour la réalisation des diagnostics amiante, plomb, termites, gaz, électricité et performance énergétique. Seuls, l’état des risques naturels et technologiques, et le diagnostic de l’installation d’assainissement non collectif ne sont pas concernés. Il faut obtenir une attestation de compétence délivrée par un organisme certifi cateur, lui-même accrédité par le Cofrac (Comité français d’accréditation), pour chacun des diagnostics concernés. L’examen pratique porte sur la capacité du candidat à réaliser un diagnostic conformément aux méthodologies défi nies par les différents arrêtés, à en interpréter les résultats et à en rédiger le rapport.A l’instar du secteur automobile, les pouvoirs publics confi rment ainsi leur volonté d’assurer davantage la sécurité des personnes dans le secteur immobilier d’habitation. Reste aux professionnels du diagnostic à poursuivre leurs efforts pour relever le défi de la qualité.

La rédaction du Moniteur

Pour tout savoirsur les diagnostics immobiliers

ÉDITEUR : GROUPE MONITEUR - S.A.S. AU CAPITAL DE 333 900 EUROS - R.C.S. PARIS B 403 080 823, - CODE APE 5814 Z - 17, RUE D’UZÈS, 75108 PARIS CEDEX 02.N° DE COMMISSION PARITAIRE : 0907 T 82147 P.-D.G., DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : JACQUES GUY. - COMPOSITION : GROUPE MONITEUR.

TIRAGE : ROTO-FRANCE, RUE DE LA MAISON-ROUGE, 77185 LOGNES. - DÉPÔT LÉGAL : FÉVRIER 2009.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

EN SAVOIR PLUS

◗ Dans la partie magazine de ce numéro du Moniteur, rubrique Economie - entreprises,«En pleine maturation, les diagnostiqueurs souffrent de la crise», p. 12

◗ Le site Internet du ministère du Logement www.logement.gouv.fr

◗ Le site Internet de la Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier www.fidi.fr

◗ Le site Internet de la Fédération nationale des experts de la construction et de l’immobilier www.fneci.com

◗ Le site Internet du Moniteur : www.lemoniteur.fr

◗ Constructeo, le salon du bâtiment tertiaire performant http://salons.groupemoniteur.fr/constructeo/

Questions / Réponses de la Fidi ..................................................................... 4

Vente, location... quels diagnostics immobiliers effectuer ? ............................ 6

Présentation des diagnostics techniques immobiliers ..................................... 8

Le dossier de diagnostic technique (DDT) ....................................................11

1 Constat de risque d’exposition au plomb ...............................................13

2 État mentionnant la présence ou l’absence de matériauxou produits contenant de l’amiante .......................................................25

3 État relatif à la présence de termites dans le bâtiment .........................32

4 État de l’installation intérieure de gaz ...................................................38

5 État des risques naturels et technologiques ..........................................43

6 Diagnostic de performance énergétique .................................................46

7 État de l’installation intérieure d’électricité .........................................114

8 Document établi à l’issue du contrôle des installations d’assainissement non collectif .............................................................125

Avertissement : le présent cahier ne comporte pas la réglementation relative au mesurage «Carrez» des locaux d’habitation dans la mesure où cet état n’est pas prévu par l’article L. 271-4 du Code de la construction et de l’habitation instituant le dossier de diagnostic technique.

SOMMAIRE

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

➥ Dans le cas de la vente d’un bien, quels sont les dia-gnostics techniques obligatoires ?

Depuis le 1er janvier 2009, les diagnostics obligatoires composant le Dossier de diagnostic technique (DDT) annexé à l’acte de vente sont au nombre de 7 :

• le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) pour tous les im-meubles à usage d’habitation bâtis avant le 1er janvier 1949. Dans les copropriétés, ce diagnostic concerne les parties privatives, et depuis le 12 août 2008, le CREP sur les parties communes doit être tenu à la dis-position des copropriétaires et des occupants ;

• l’état relatif à la présence d’amiante : ce diagnostic concerne les im-meubles tout ou parties à usage d’habitation dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 2007. Ce diagnostic s’étend sur les parties privatives, les dépendances, les annexes mais aussi les parties communes pour lesquelles le diagnostic technique amiante a dû être réalisé depuis le 31 décembre 2005 ;

• l’état relatif à la présence de termites : dans les zones contaminées ou susceptibles de l’être et signalées par arrêté préfectoral. Ce diagnostic doit être réalisé sur tous les immeubles, quelle que soit leur destination, mis à la vente. Dans le cas d’une copropriété, le diagnostic ne porte que sur la partie privative du lot ;

• l’état de l’installation intérieure de gaz : ce diagnostic est obliga-toire pour tous les immeubles à usage d’habitation dont l’installation in-térieure de gaz a plus de quinze ans. La présentation d’une attestation de Qualigaz (Qualigaz est un organisme de contrôle agréé par arrêtés ministériels) de moins de trois ans peut exonérer le vendeur de la réali-sation de ce diagnostic.

• l’état de l’installation intérieure électrique : ce diagnostic est obli-gatoire depuis le 1er janvier 2009 pour tous les immeubles à usage d’ha-bitation dont l’installation électrique a plus de 15 ans. Ce diagnostic ne concerne que les parties privatives. Comme pour le diagnostic sur l’ins-tallation intérieure gaz, la présentation d’une attestation de conformité

Consuel de moins de trois ans exonère le vendeur de la réalisation de ce diagnostic.

• le diagnostic de performance énergétique : n’ayant qu’une simple va-leur informative, ce diagnostic est obligatoire pour tout immeuble, quelle que soit sa destination, mis à la vente. Il concerne uniquement les par-ties privatives dans les copropriétés.

• l’état des risques naturels et technologiques : cet état est établi à partir des informations mises à disposition par le Préfet. En cas de mise en vente de l’immeuble l’état est produit et intégré dans le document de diagnostic technique.

➥ Quels sont les diagnostics obligatoires dans la mise en location ?

Trois diagnostics sont actuellement obligatoires lors de la mise en lo-cation d’un bien à usage d’habitation :

• l’état des risques naturels et technologiques est établi dans les conditions identiques à celles pour la vente d’un immeuble ;

• le diagnostic de performance énergétique : concerne tous les im-meubles à usage d’habitation destinés à la location, que celle-ci soit du type « saisonnière », « meublée », « logement de fonction »… Cependant échappent à ce diagnostic :- certaines constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation inférieure ou égale à deux ans,

- les bâtiments indépendants d’une surface hors œuvre brute inférieure à 50 m2,

- les bâtiments à usage agricole, artisanal ou industriel (autres que les locaux servant d’habitation) qui ne demandent qu’une faible quantité d’énergie pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire ou le refroidissement,

- les lieux de culte et les monuments historiques,- les bâtiments ou parties de bâtiments non chauffés ou pour lesquels les seuls équipements fi xes de chauffage sont des cheminées à foyer ouvert et ne disposant pas de dispositif de refroidissement des locaux,

Questions / réponses de la FidiFédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier – www.fi di.fr

Sept questions sur les états, constats et diagnostics immobiliers

Quels diagnostics sont obligatoires en cas de vente et de location ? Comment s’assurer de la compétence des diagnostiqueurs ? Quel-les sont les exigences du dernier-né des diagnostics obligatoires ? La Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier (FIDI) répond à ces questions à l’occasion de la publication de notre cahier spécial…

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

- les bâtiments ou parties de bâtiments résidentiels qui sont destinés à être utilisés moins de quatre mois par an.

- le constat de risque d’exposition au plomb pour tous les immeubles construits avant le 1er janvier 1949. Ce diagnostic obligatoire pour les locations depuis le 12 août 2008 concerne les parties privatives.

➥ Comment s’assurer que le diagnostiqueur auquel il est fait appel répond bien aux obligations de compétence défi -nies par le législateur ?

L’article R. 271-3 du Code de la construction et de l’habitat oblige le diagnostiqueur à remettre au demandeur une attestation sur l’honneur par laquelle il atteste qu’il est en situation régulière au regard des obliga-tions mentionnées dans l’article L. 271-6 du même code et qu’il dispose des moyens en matériel et en personnel nécessaires à l’établissement des états, constats et diagnostics composant le dossier de diagnostic tech-nique (DDT). Par ailleurs, le demandeur peut vérifi er sur le site des orga-nismes de certifi cation accrédités par le Cofrac, la situation du diagnos-tiqueur auquel il a fait appel au regard des certifi cations de compétences dans les domaines de son intervention. A partir de 2009, à la demande en particulier de la Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier (FIDI), un site unique devrait être mis en place permettant ainsi au client d’effectuer cette vérifi cation de façon assez simple. Les pouvoirs publics sont chargés de mettre cette liste en place.

➥ En quoi consiste le diagnostic électricité, obligatoire en cas de vente depuis le 1er janvier 2009 ?

L’examen de l’installation intérieure électrique est obligatoire pour toutes les installations de plus de 15 ans. Sont cependant dispensées de cette obligation, les installations ayant fait l’objet, depuis moins de trois ans, d’une attestation de conformité Consuel ou d’un « diagnostic confi ance sécurité » Promotelec réalisé avant le 1er janvier 2009, et lui aussi âgé de moins de trois ans. Le décret 2008-384 du 22 avril 2008, pris en application de l’article L.134-7 du Code de la Construction et de l’Habitation, prescrit les éléments sur lesquels porte le diagnostic. Le dia-gnostic porte sur les parties privatives des locaux à usage d’habitation et leurs dépendances, en aval de l’appareil général de commande et de protection (AGCP), jusqu’aux bornes d’alimentation des matériels fi xes et socles de prise de courant. Le diagnostic ne porte que sur les constituants visibles de l’installation : il s’effectue sans démontage ni déplacement de meubles. Le diagnostic ne s’applique pas aux circuits internes des maté-riels reliés à l’installation électrique (plaques de cuisson, lave-linge, té-léviseur, micro-ordinateur).

➥ Quelles sont les exigences techniques minimales véri-fi ées lors du diagnostic des installations intérieures d’élec-tricité ?

Les 6 exigences techniques minimales retenues par la législation ré-sultent des recommandations du Conseil national de la consommation et sont inscrites dans le décret n° 2008–384 du 22 avril 2008. Ainsi le dia-gnostiqueur va vérifi er :

• la présence d’un appareil général de commande et de protection fa-cilement accessible qui permet de couper facilement l’alimentation de l’installation électrique ;

• la présence d’au moins un dispositif de protection différentielle de sensibilité approprié aux conditions de mise à la terre qui permet de dé-tecter les fuites de courant ;

• la présence d’un dispositif de protection contre les surintensités adapté à la section des conducteurs ;

• la présence d’une liaison équipotentielle et le respect des règles liées aux zones de sécurité dans les locaux contenant une baignoire ou une douche ;

• l’absence de matériels électriques vétustes, inadaptés à l’usage car présentant d’importants risques d’électrisation, voir d’électrocution ;

• l’absence de conducteurs non protégés mécaniquement. Ceux-ci doi-vent être mis sous conduits, plinthes, membranes en matière isolante.

➥ Sur quelle base s’appuie le diagnostic des installa-tions électriques ?

Le diagnostiqueur effectue les vérifi cations visuelles, des essais et des mesurages. Il s’appuie sur la norme expérimentale XP C16-600 éditée en juillet 2007 par l’Union technique de l’électricité (UTE). Cette norme pré-cise, en complément, des textes réglementaires, le contenu, la méthodo-logie et les modalités de réalisation du diagnostic.

➥ Quelles peuvent être les conséquences pour la vente ?

L’existence d’anomalies au niveau de l’installation électrique ne bloque pas la vente. En d’autres termes, il n’y a pas d’obligation de travaux.

Cependant les propriétaires, vendeurs ou acquéreurs ne doivent pas pour autant négliger les risques identifi és. Le rapport de diagnostic peut constituer une base de dialogue avec l’installateur électricien dans l’op-tique de travaux de mise en sécurité. ■

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Diagnostic Locaux visés Copropriétés Vente Location Date d’application

Duréede validité

Sanctionen cas d’absencede document

Parties communes

Parties privatives

Constat Amiante(Code de la santé publique, articlesL. 1334-13 etR. 1334-15 àR. 1334-29)

Toutes les constructions dont le permis de construirea été délivré avant le 01/07/1997

Oui Oui Oui Non Applicable Pas de limite en l’absence d’amiante

Pas d’exonération de la garantie des vices cachés du vendeur

Constat de risque d’expositionau plomb(Code de la santé publique, articlesL. 1334-5 etL. 1334-6 etR. 1334-10 àR. 1334-13)

Immeubleà usage d’habitation dont la constructionest antérieure au 01/01/1949

Oui Oui Oui Oui depuis le 12 août 2008

Applicable Un an en cas de vente et six ans pour un contrat de location lorsque le résultat est positif, mais sans limite en l’absence de plomb ou sile taux est inférieurau seuil réglementaire

Pas d’exonération de la garantie des vices cachésdu vendeur et des sanctions pénaleset civiles pourle loueur

Etat relatifà la présencede termites(Code de la construction, articles L. 133-4à L. 133-6 etR. 133-1 àR. 133-7)

Tous les immeubles, quelle que soit leur affectation, situés dans une zone classée à risque termites par le préfet

Non (mais recommandé)

Oui Oui Non Applicable Six mois Pas d’exonération de la garantie des vices cachésdu vendeur

Vente, location…quels diagnostics immobiliers effectuer?

A la charge du propriétaire vendeur ou du bailleur, de plus en plus de diagnostics techniques sont désormais obligatoires.Véritables outils d’aide à la décision pour le futur acheteur ou locataire, ils apportent transparence et information en vue d’assurer

notamment la sécurité des personnes.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Diagnostic Locaux visés Copropriétés Vente Location Date d’application

Duréede validité

Sanctionen cas d’absencede document

Partiescommunes

Parties privatives

Diagnosticde performance énergétique(Code de la construction articles L. et R. 134-1 et 134-5)

Tous les immeublesquelle que soit leur affectation exceptés les bâtiments à usage agricole, artisanal, industriel et les monuments historiques classés

Non Oui Oui Oui (depuis juillet 2007)

Applicable Dix ans Document ayant justeune valeur informative

Etat de l’installation intérieurede gaz (Code de la construction etde l’habitation, article L. 134-6 et R. 134-6 àR. 134-9)

Tous les logements dont l’installation a été réalisée il y a plus de 15 ans

Non Oui Oui Non Applicable (depuis le

01/11/2007)

Trois ans Pas d’exonération de la garantie des vices cachés du vendeur

Etat de l’installation intérieure électrique (Code de la construction, article L. 134-7)

Tous les logements dont l’installation a été réalisée il y a plus de 15 ans

Non Oui Oui Non Applicable (depuis le

01/01/2009)

Trois ans Pas d’exonération de la garantie des vices cachés du vendeur

Etat des risques naturels et technologiques(Code de l’environnement, article L. 125-5)

Tous les immeubles quelle que soit leur affectation, situés en zone de sismicité et/ou dans une zone couverte par un plan de préventiondes risques

Non concerné Non concerné Oui Oui Applicable Six mois Résolution de la vente ou du bail, diminution du prix de vente oudu loyer

Diagnosticde l’installation d’assainissement non collectif(Code de la santé publique, articleL. 1331-11-1)

Toutes les constructions disposant d’une installation d’assainissement individuel

Non concerné Non concerné Oui Non Applicable à compter du 01/01/2013

Huit ans(textes

d’application non publiés,à confi rmer)

Pas d’exonération de la garantie des vices cachés du vendeur

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Présentation des diagnostics techniques immobiliers Ministère du Logement – www.logement.gouv.fr

L’obligation de fournir un dossier de diagnostic technique s’inscrit dans l’obligation générale pesant sur le vendeur d’informer l’acquéreur sur les caractéristiques et l’état du bien mis en vente. Ces informations sont aujourd’hui regroupées dans un document unique intitulé le « dos-sier de diagnostic technique » (Code de la construction et de l’habitation :art. L. 271-4 à L. 271-6):

• à la présence de plomb,• à la présence d’amiante,• à la présence de termites,• à l’état de l’installation intérieure de gaz,• à l’état des risques naturels et technologiques,• à la performance énergétique du bâtiment,• à l’état de l’installation électrique.

➥ Le plombart. L. 1334-6 du Code de la santé publiqueEn cas de vente de tout ou partie d’un immeuble d’habitation (collectif

ou individuel) construit avant le 1er janvier 1949, quelque soit sa situa-tion géographique sur le territoire national, le vendeur a l’obligation d’an-nexer un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique.

A défaut, aucune clause d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison des vices constitués par le risque d’expo-sition au plomb.

Si le constat établit l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revêtements contenant du plomb à des concentrations in-férieures aux seuils défi nis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au CREP, il n’y a pas lieu de faire établir un constat à chaque mutation, le constat ini-tial étant joint au dossier de diagnostic technique. Dans le cas contraire, le constat doit avoir établi depuis moins d’un an à la date de la promesse et de l’acte authentique de vente.

Le CREP est réalisé par un contrôleur technique agrééwww.btp.equipement.gouv.fr/article.php3 ?id_ article= 221ou par un technicien de la construction qualifi fé ayant contracté une

assurance professionnelle pour ce type de mission.A compter du 1er novembre 2007, le CREP est réalisé par une personne

certifi ée conformément aux articles L. 271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

Le constat présente un repérage des revêtements du bien objet de la mission, ainsi que leur concentration en plomb, leur état de conserva-tion et, le cas échéant, il dresse un relevé sommaire des facteurs de dé-gradations du bâti.

La recherche de canalisations en plomb ne fait pas partie du champ d’application du CREP.

Est annexée à ce constat une notice d’information qui rappelle no-tamment les effets du plomb sur la santé et les précautions à prendre en présence de revêtements contenant du plomb.

Si le bien immobilier concerné est affecté en partie à des usages autres que l’habitation, le CREP ne portera que sur les parties qui sont affectées à l’habitation. Dans les locaux annexes de l’habitation, le CREP porte sur ceux qui sont destinés à un usage courant (buanderie par exemple).

Lorsque la vente concerne un logement situé dans un immeuble affecté en tout ou partie à l’habitation (maison individuelle ou immeuble en co-propriété par exemple), le CREP ne portera que sur les parties privatives dudit immeuble affectées au logement. Toutefois, à compter du 12 août 2008, les parties à usage commun d’un immeuble (soumis ou non au sta-tut de la copropriété) devront faire l’objet d’un CREP.

Si le constat met en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb, le propriétaire doit informer les occupants et les personnes amenées à faire des travaux dans l’immeuble ou la partie d’im-meuble concerné et procéder sans attendre aux travaux appropriés pour supprimer le risque d’exposition au plomb, tout en garantissant la sécu-rité des occupants. En cas de mutation cette obligation est transférée au nouveau propriétaire.

Le constat est immédiatement transmis au préfet par le diagnostiqueur s’il fait apparaître la présence de facteurs de dégradation du bâti, tels que défi nis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au CREP (par exemple, plancher ou plafond menaçant de s’effondrer ou effondré, moisissures ou tâches d’humidité).

Voir également les mesures destinées à lutter contre le saturnisme infantile et les autres cas dans lesquels l’établissement d’un CREP est obligatoire et dans les parties communes d’immeubles collectifs d’ha-bitation.

➥ L’amianteart. L. 1334-13 du Code de la santé publiqueUn état mentionnant la présence ou l’absence de matériaux ou produits

de construction contenant de l’amiante, doit être annexé à toute pro-messe de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique constatant la vente de certains immeubles bâtis à usage collectif ou individuel.

Sont visés tous les immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 qu’ils appartiennent à des personnes pri-vées ou publiques.

Le vendeur fait établir cet état amiante par un contrôleur technique agréé ou par un technicien de la construction. Cet opérateur doit avoir obtenu une attestation de compétence. A compter du 1er novembre 2007, il devra avoir été certifi é conformément aux articles L. 271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

L’état amiante a une durée de validité illimitée.Lorsque la vente porte sur un lot situé dans un immeuble soumis au

statut de la copropriété et que l’immeuble a fait l’objet d’un dossier tech-nique « amiante » (DTA)*, la fi che récapitulative contenue dans ce dossier a valeur d’état d’amiante pour les parties communes.

En cas de non respect de l’obligation d’annexer l’état relatif à l’amiante,

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

aucune clause d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison des vices constitués par le risque. La vente reste vala-ble mais l’acquéreur pourra agir en résolution de la vente ou en diminu-tion du prix payé en cas de découverte d’amiante postérieure au trans-fert de propriété.

➥ Les termitesart. L. 133-6 et R. 133-7 du CCHEn cas de vente de tout ou partie d’un immeuble bâti (collectif ou indi-

viduel) situé dans une zone délimitée par un arrêté préfectoral, le vendeur doit annexer à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique un état relatif à la présence de termites datant de moins de six mois.

Il identifi e l’immeuble concerné, indique les parties visitées et cel-les n’ayant pu être visitées, les éléments infestés ou ayant été infestés par la présence de termites et ceux qui ne le sont pas. Il doit être daté et signé.

Lorsque la vente porte sur un lot situé dans un immeuble soumis au statut de la copropriété, l’état relatif à la présence de termites ne concerne que les parties privatives du lot.

A compter du 1er novembre 2007, l’état relatif à la présence de termites est réalisé par une personne certifi ée conformément aux articles L.271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

En cas de non respect de l’obligation d’annexer l’état parasitaire men-tionnant la présence ou l’absence de termites, aucune clause d’exoné-ration de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison des vices constitués par la présence de termites. La vente reste valable mais l’acquéreur pourra agir en résolution de la vente ou en diminution du prix payé en cas de découverte de termites postérieure au transfert de propriété.

➥ L’installation intérieure de gazart. L. 134-6 du CCHÀ compter du 1er novembre 2007, afi n d’évaluer les risques pouvant

compromettre la sécurité des personnes, le vendeur de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation comportant une installation intérieure de gaz réalisée depuis plus de 15 ans doit annexer à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique un état de cette installa-tion établi de puis moins de trois ans.

L’état n’est requis que lorsque l’objet de la vente est un immeuble ou une partie d’immeuble à usage d’habitation.

Il est réalisé, selon un modèle défi ni par l’arrêté du 6 avril 2007 (JO du 28 avril 2007), dans les parties privatives des locaux à usage d’habi-tation et leurs dépendances par un professionnel certifi é conformément aux articles L.271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habita-tion. Un arrêté du 6 avril 2007 (JO du 28 avril 2007) défi nit les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques réalisant cet état et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation.

Lorsque la vente porte sur un lot situé dans un immeuble en copro-priété, l’état de l’installation de gaz ne concerne que les parties priva-tives du lot.

Le diagnostic décrit l’état des appareils fi xes de chauffage et de pro-duction d’eau chaude sanitaire, l’état des tuyauteries fi xes d’alimenta-tion en gaz, l’aménagement des locaux où fonctionnent les appareils à gaz...

Certains documents sont réputés équivalents à l’état de l’installation intérieure de gaz dès lors qu’ils ont été établi depuis moins de trois ans à la date à laquelle l’état doit être produit :

• le certifi cat de conformité et de sécurité effectué par un organisme agréé,

• le diagnostic réalisé avant le 1er novembre 2007 dans le cadre d’opéra-tions organisées par des distributeurs de gaz (liste défi nie par arrêté à paraître).En l’absence d’un état de l’installation intérieure de gaz, aucune clause

d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à rai-son des vices constitués le risque. La vente reste valable mais l’acquéreur pourra agir en résolution de la vente ou en diminution du prix payé en cas de découverte de vices affectant l’installation postérieure au trans-fert de propriété.

➥ Les risques naturels et technologiquesart. L. 125-5 du code de l’environnementDepuis le 1er juin 2006, le vendeur d’immeuble a une double obliga-

tion :– si le bien vendu (qu’il soit bâti ou non) est situé dans une zone cou-

verte par un plan de prévention des risques technologiques prescrit ou approuvé, ou par un plan de prévention des risques naturels prévisibles prescrit ou approuvé, ou dans une zone de sismicité, le vendeur doit an-nexer un état des risques naturels et technologiques à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique.

Cette obligation s’applique aux ventes d’immeubles à construire mais ne s’applique pas aux contrats de construction d’une maison individuelle sans fourniture de terrain (c’est-à-dire lorsque le maître de l’ouvrage four-nit lui-même le terrain sur lequel la construction sera édifi ée).

L’état des risques naturels et technologiques est établi directement par le vendeur conformément à un modèle défi ni par arrêté ministériel à partir des documents et informations mis à sa disposition en mairie, en sous-préfecture ou à la DDE.

Il doit indiquer les risques, dont font état les documents mention-nés, auxquels l’immeuble est exposé, et s’accompagner des extraits car-tographiques permettant de localiser l’immeuble au regard des risques encourus.

Il doit être établi moins de six mois avant la date de conclusion de la promesse de vente ou de l’acte réalisant ou constatant la vente du bien. Si un délai plus long s’écoule entre la promesse et la vente défi nitive, un nouvel état des risques devra être joint à l’acte de vente.

Lorsque postérieurement à la signature de la promesse, la parcelle sur laquelle est implanté l’immeuble est inscrite dans une des zones visées ou si l’arrêté préfectoral fait l’objet d’une mise à jour, le dossier de dia-gnostic technique est complété lors de la signature de l’acte authenti-que par un état des risques naturels et technologiques (ou par la mise à jour de l’état existant).

– Par ailleurs, le vendeur doit également informer l’acquéreur sur les sinistres survenus dans l’immeuble et ayant donné lieu à une indemnisa-tion au titre de la garantie contre les effets des catastrophes naturelles ou technologiques soit à son profi t, soit au profi t d’un précédent pro-priétaire de l’immeuble concerné, dans la mesure où le vendeur actuel en a été lui-même informé. Cette obligation d’information concerne tous les immeubles situés dans une commune ayant fait l’objet au moins une fois d’un arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ou technologique qu’elle soit ou non dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT), un plan de prévention

* Rappel : Depuis le 31 décembre 2005, tous les immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, qu’ils appartiennent à des personnes privées ou à des personnes publiques, ont du faire l’objet d’un dossier technique amiante (DTA), à l’exception des maisons individuelles.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

des risques naturels (PRRN) ou une zone sismique (soit la quasi-totalité de la France).

Cette information est mentionnée par écrit directement dans l’acte authentique de vente.

En cas de non respect par le vendeur de l’obligation d’annexer un état des risques et de l’obligation d’information sur les sinistres antérieurs, l’acquéreur peut demander au juge la résolution du contrat ou une di-minution du prix.

➥ La performance énergétiqueart. L. 134-1 du CCHDepuis le 1er novembre 2006, en cas de vente de tout ou partie d’un

immeuble bâti en France métropolitaine, un diagnostic de performance énergétique (DPE) établi depuis moins de dix ans est annexé à la pro-messe de vente ou, à défaut de promesse, de l’acte authentique de vente. En outre, le propriétaire tient le DPE à la disposition de tout candidat acquéreur qui en fait la demande.

L’obligation de fournir un DPE concerne les ventes portant sur tout bâtiment ou partie de bâtiment clos et couvert. Certains bâtiments sont toutefois exclus de l’obligation d’établir un DPE : constructions provisoi-res, bâtiments à usage agricole ou artisanal, lieux de culte, monuments historiques…

Lorsque la vente porte sur un lot situé dans un immeuble soumis au statut de la copropriété, le DPE ne concerne que les parties privatives du lot. Toutefois, si un DPE a été réalisé pour l’immeuble entier, il est recommandé que le DPE du lot soit rédigé en reprenant les éléments du DPE de l’immeuble.

Ce document n’a qu’une valeur informative : l’acquéreur ne pourra donc pas s’en prévaloir à l’encontre du vendeur.

Le DPE vise à informer sur la quantité d’énergie effectivement consom-mée ou estimée.

Le diagnostic de performance énergétique indique :• les caractéristiques pertinentes du bâtiment ou de la partie de bâtiment

et un descriptif de ses équipements de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement, de ventilation ;

• pour chaque catégorie d’équipements, la quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée ainsi qu’une évaluation des dépenses annuelles résultant de ces consommations ;

• l’évaluation de la quantité d’émission de gaz à effet de serre liée gé-nérée ;

• l’évaluation de la quantité d’énergie d’origine renouvelable produite par les équipements ;

• lorsque le bâtiment ou la partie de bâtiment est équipé d’une chau-dière dont la puissance est supérieure ou égale à 20 kilowatts, le rap-port d’inspection de la chaudière.La lecture du diagnostic de performance énergétique est facilitée par

trois éléments :• une estimation chiffrée en euros,• une étiquette pour connaître la consommation d’énergie (comme pour

l’électroménager et désormais les voitures),• une étiquette pour connaître l’impact de ces consommations sur l’ef-

fet de serre.Les étiquettes comportent sept classes de A à G pour les logements, et

neuf classes de A à I pour les locaux à usage tertiaire (bureaux, etc…).Le DPE comprend également des recommandations d’amélioration

énergétique.A compter du 1er novembre 2007 ce diagnostic sera réalisé par un

professionnel certifi é conformément aux articles L. 271-4 à L. 271-6 du

code de la construction et de l’habitation. Toutefois, jusqu’à cette date, le diagnostic de performance énergétique peut être réalisé par un tech-nicien qualifi é.

Il est à noter que le DPE doit être annexé au contrat de location lors de sa signature ou lors du premier renouvellement intervenant à compter du 1er juillet 2007. Le DPE doit ensuite être annexé au renouvellement intervenant à une date postérieure à l’expiration du délai de validité du diagnostic, qui est de 10 ans.

➥ L’installation intérieure d’électricitéart. L. 134-7 du CCHA compter du 1er janvier 2009, afi n d’évaluer les risques pouvant por-

ter atteinte à la sécurité des personnes, le vendeur de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation comportant une installation intérieure d’électricité dès lors que cette installation a été réalisée il y a plus de 15 ans, doit annexer à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique un état de cette installation établi depuis moins de trois ans.

L’état n’est requis que lorsque l’objet de la vente est un immeuble ou une partie d’immeuble à usage d’habitation.

Lorsque le local vendu est situé dans un immeuble soumis au statut de la copropriété, l’état de l’installation intérieure d’électricité ne porte que sur la partie privative du lot.

Le contenu de l’état de l’installation intérieure d’électricité est défi ni par le décret du 22 avril 2008 (JO du 24 avril 2008). Un arrêté du 8 juillet 2008 (JO du 23 juillet 2008) donne le modèle et la méthode de réalisa-tion de l’état de l’installation intérieure d’électricité.

Il est établi par une personne dont les compétences auront été cer-tifi ées par un organisme accrédité, et soumise à des règles spécifi ques d’organisation et d’assurance (articles L. 271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation). Un arrêté du 8 juillet 2008 (JO du 23 juillet 2008) détermine les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques réalisant cet état et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation.

Le vendeur qui ne fournit pas le diagnostic lors de la signature de l’acte authentique de vente ne peut s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.

➥ L’installation d’assainissement non collectifA compter du 1er janvier 2013 le document établi à l’issue du contrôle

des installations d’assainissement non collectif mentionné à l’arti-cle L.1331-11-1 du code de la santé publique devra être joint au dossier de diagnostic technique.

➥ Le dossier de diagnostic technique immobilier des locations

La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports lo-catifs et portant modifi cation de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 a été modifi ée par l’ordonnance n° 2005-655 du 8 juin 2005 relative au logement et à la construction.

Concernant les baux d’habitation, un dossier de diagnostic technique doit être fourni par le bailleur et annexé au contrat de location lors de sa signature ou de son renouvellement. Ce dossier comprend : • le diagnostic de performance énergétique depuis le 1er juillet 2007. • le constat de risque d’exposition au plomb, depuis le 12 août 2008, • l’état des risques naturels et technologiques, dans certaines zones géo-

graphiques, depuis le 1er juin 2006.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

LE DOSSIER DE DIAGNOSTIC TECHNIQUE

Code de la construction et de l’habitation (partie législative)

Textes sources : Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005 - Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 - Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006

Article L. 271-4 I. - En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble bâti, un

dossier de diagnostic technique, fourni par le vendeur, est annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authen-tique de vente. En cas de vente publique, le dossier de diagnostic technique est annexé au cahier des charges. Le dossier de dia-gnostic technique comprend, dans les conditions défi nies par les dispositions qui les régissent, les documents suivants :

1º Le constat de risque d’exposition au plomb prévu aux arti-cles L. 1334-5 et L. 1334-6 du code de la santé publique ;

2º L’état mentionnant la présence ou l’absence de matériaux ou produits contenant de l’amiante prévu à l’article L. 1334-13 du même code ;

3º L’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment prévu à l’article L. 133-6 du présent code ;

4º L’état de l’installation intérieure de gaz prévu à l’articleL. 134-6 du présent code ;

5º Dans les zones mentionnées au I de l’article L. 125-5 du code de l’environnement, l’état des risques naturels et techno-logiques prévu au deuxième alinéa du I du même article ;

6º Le diagnostic de performance énergétique prévu à l’arti-cle L. 134-1 du présent code ;

7º L’état de l’installation intérieure d’électricité prévu à l’ar-ticle L. 134-7 ;

8º Le document établi à l’issue du contrôle des installations d’assainissement non collectif mentionné à l’article L. 1331-11-1 du code de la santé publique.

Les documents mentionnés aux 1º, 4º et 7º ne sont requis que pour les immeubles ou parties d’immeuble à usage d’ha-bitation.

Le document mentionné au 6º n’est pas requis en cas de vente d’un immeuble à construire visée à l’article L. 261-1.

Lorsque les locaux faisant l’objet de la vente sont soumis aux dispositions de la loi nº 65-557 du 10 juillet 1965 fi xant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ou appartiennent à des personnes titulaires de droits réels immobiliers sur les locaux ou à des titulaires de parts donnant droit ou non à l’attribution ou à la jouissance en propriété des locaux, le document men-tionné au 1º porte exclusivement sur la partie privative de l’im-meuble affectée au logement et les documents mentionnés au 3º, 4º et 7º sur la partie privative du lot.

II. - En l’absence, lors de la signature de l’acte authentique de vente, d’un des documents mentionnés aux 1º, 2º, 3º, 4º, 7º et 8º du I en cours de validité, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.

En l’absence, lors de la signature de l’acte authentique de

vente, du document mentionné au 5º du I, l’acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.

L’acquéreur ne peut se prévaloir à l’encontre du propriétaire des informations contenues dans le diagnostic de performance énergétique qui n’a qu’une valeur informative.

Article L. 271-5La durée de validité des documents prévus aux 1º à 4º, 6º, 7º

et 8º du I de l’article L. 271-4 est fi xée par décret en fonction de la nature du constat, de l’état ou du diagnostic.

Si l’un de ces documents produits lors de la signature de la promesse de vente n’est plus en cours de validité à la date de la signature de l’acte authentique de vente, il est remplacé par un nouveau document pour être annexé à l’acte authentique de vente.

Si le constat mentionné au 1º établit l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revêtements contenant du plomb à des concentrations inférieures aux seuils défi nis par ar-rêté des ministres chargés de la santé et de la construction, il n’y a pas lieu de faire établir un nouveau constat à chaque mutation, le constat initial étant joint au dossier de diagnostic technique.

Si, après la promesse de vente, la parcelle sur laquelle est im-planté l’immeuble est inscrite dans une des zones mentionnées au I de l’article L. 125-5 du code de l’environnement ou l’arrêté préfectoral prévu au III du même article fait l’objet d’une mise à jour, le dossier de diagnostic technique est complété lors de la si-gnature de l’acte authentique de vente par un état des risques na-turels et technologiques ou par la mise à jour de l’état existant.

Article L. 271-6Les documents prévus aux 1º à 4º, 6º et 7º du I de l’article

L. 271-4 sont établis par une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés.

Cette personne est tenue de souscrire une assurance permet-tant de couvrir les conséquences d’un engagement de sa res-ponsabilité en raison de ses interventions.

Elle ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à elle, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages, installations ou équipe-ments pour lesquels il lui est demandé d’établir l’un des docu-ments mentionnés au premier alinéa.

Un décret en Conseil d’Etat défi nit les conditions et modalités d’application du présent article.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Code de la construction et de l’habitation (partie réglementaire)Textes sources : Décret nº 2006-1114 du 5 septembre 2006 - Décret nº 2006-1653 du 21 décembre 2006Décret n° 2008-1175 du 13 novembre 2008

Article R. 271-1Pour l’application de l’article L. 271-6, il est recouru soit à une

personne physique dont les compétences ont été certifi ées par un organisme accrédité dans le domaine de la construction, soit à une personne morale employant des salariés ou constituée de personnes physiques qui disposent des compétences certifi ées dans les mêmes conditions.

La certifi cation des compétences est délivrée en fonction des connaissances techniques dans le domaine du bâtiment et de l’aptitude à établir les différents éléments composant le dossier de diagnostic technique.

Les organismes autorisés à délivrer la certifi cation des com-pétences sont accrédités par un organisme signataire de l’ac-cord européen multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d’accréditation. L’accréditation est accordée en considération de l’organisation interne de l’orga-nisme en cause, des exigences requises des personnes chargées des missions d’examinateur et de sa capacité à assurer la sur-veillance des organismes certifi és. Un organisme certifi cateur ne peut pas établir de dossier de diagnostic technique.

Des arrêtés des ministres chargés du logement, de la santé et de l’industrie précisent les modalités d’application du pré-sent article.

Article R. 271-2Les personnes mentionnées à l’article L. 271-6 souscrivent

une assurance dont le montant de la garantie ne peut être in-férieur à 300 000 euros par sinistre et 500 000 euros par année d’assurance.

Article R. 271-3Lorsque le propriétaire charge une personne d’établir un

dossier de diagnostic technique, celle-ci lui remet un document par lequel elle atteste sur l’honneur qu’elle est en situation ré-gulière au regard des articles L. 271-6 et qu’elle dispose des moyens en matériel et en personnel nécessaires à l’établisse-ment des états, constats et diagnostics composant le dossier.

Article R. 271-4Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la

cinquième classe le fait : a) Pour une personne d’établir un document prévu aux 1º à

4º et au 6º de l’article L. 271-4 sans respecter les conditions de compétences, d’organisation et d’assurance défi nies par les ar-ticles R. 271-1 et R. 271-2 et les conditions d’impartialité et d’in-dépendance exigées à l’article L. 271-6 ;

b) Pour un organisme certifi cateur d’établir un dossier de dia-gnostic technique en méconnaissance de l’article R. 271-1 ;

c) Pour un vendeur de faire appel, en vue d’établir un docu-ment mentionné aux 1º à 4º et au 6º de l’article L. 271-4, à une personne qui ne satisfait pas aux conditions de compétences, d’organisation et d’assurance défi nies aux articles R. 271-1 et R. 271-2 ou aux conditions d’impartialité et d’indépendance exi-gées à l’article L. 271-6.

La récidive est punie conformément aux dispositions de l’ar-ticle 132-11 du code pénal.

Article R. 271-5Par rapport à la date de la promesse de vente ou à la date

de l’acte authentique de vente de tout ou partie d’un immeu-ble bâti, les documents prévus aux 1º, 3º, 4º et 6º du I de l’article L. 271-4 doivent avoir été établis depuis : – sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l’arti-

cle L. 271-5, moins d’un an pour le constat de risque d’expo-sition au plomb ;

– moins de six mois pour l’état du bâtiment relatif à la présence de termites ;

– moins de trois ans pour l’état de l’installation intérieure de gaz ;

– moins de dix ans pour le diagnostic de performance énergé-tique;

– moins de trois ans pour l’état de l’installation intérieure d’élec-tricité.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

CONSTAT DE RISQUE D’EXPOSITION AU PLOMB

Article L. 1334-5Un constat de risque d’exposition au plomb présente un re-

pérage des revêtements contenant du plomb et, le cas échéant, dresse un relevé sommaire des facteurs de dégradation du bâti. Est annexée à ce constat une notice d’information dont le contenu est précisé par arrêté des ministres chargés de la santé et de la construction.

Article L. 1334-6Le constat mentionné à l’article L. 1334-5 est produit, lors de

la vente de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation construit avant le 1er janvier 1949, dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

Article L. 1334-7

A l’expiration d’un délai de quatre ans à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi nº 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, le constat mentionné à l’ar-ticle L. 1334-5 est annexé à tout nouveau contrat de location d’un immeuble affecté en tout ou partie à l’habitation construit avant le 1er janvier 1949. Si un tel constat établit l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revête-ments contenant du plomb à des concentrations inférieures aux seuils défi nis par arrêté des ministres chargés de la santé et de la construction, il n’y a pas lieu de faire établir un nouveau constat à chaque nouveau contrat de location. Le constat initial sera joint à chaque contrat de location.

Code de la santé publique (partie législative)Textes sources : Loi nº 2000-1208 du 13 décembre 2000 - Loi nº 2001-398 du 9 mai 2001 - Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 - Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005 - Ordonnance nº 2005-1087 du 1er septembre 2005 - Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006

Immeubles concernés : tous les immeubles ou parties d’immeubles à usage d’habitation construits avant le 1er janvier 1949. Lors de la vente : constat à réaliser sur les parties privatives de l’immeuble affecté au logement.Lors de la location : à compter 12 août 2008 constat à réaliser sur les parties privatives de l’immeuble affecté au logement.Durée de validité du constat : sans limite si absence de plomb ou inférieur au seuil réglementaire. Lorsque le résultat est positif la validité est de 1 an en cas de vente et de 6 ans pour la location.

Textes de références:➤ Articles L. 1334-5 à L. 1334-12 du Code de la santé publique ............................................................................................................................ p. 13Les articles L. 1334-5, L. 1334-6, L. 1334-9, L. 1334-10 et L. 1334-12 sont relatifs aux constat de risque d’exposition au plomb (CREP) à joindre au diagnostic technique immobilier (DTI) lors d’une vente. L’article L. 1334-7 concerne le CREP à joindre à un contrat de location.L’article L. 1334-8 concerne les parties communes d’un immeuble collectif.L’article L. 1334-9 concerne les obligations du propriétaire en matière de travaux.➤ Articles R. 1334-10 à R. 1334-12 du Code de la santé publique ......................................................................................................................... p. 15➤ Arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb ........................................................................................................ p.15➤ Arrêté du 21 novembre 2006 défi nissant les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques opérateurs

de risque d’exposition au plomb ou agréées pour réaliser des diagnostics plomb dans les immeubles d’habitation et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation ................................................................................................................................................... p. 22

Voir aussi :➤ Arrêté du 25 avril 2006 relatif au contrôle des travaux en présence de plomb, réalisés en application de l’article L. 1334-2 du code de la santé

publique.➤ Arrêté du 25 avril 2006 relatif aux travaux en parties communes nécessitant l’établissement d’un constat de risque d’exposition au plomb.➤ Arrêté du 25 avril 2006 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures.

Arrêtés publiés au Journal offi ciel du 26 avril 2006

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Lorsque le contrat de location concerne un logement situé dans un immeuble ou dans un ensemble immobilier relevant des dispositions de la loi nº 65-557 du 10 juillet 1965 précitée, ou appartenant à des titulaires de droits réels immobiliers sur les locaux, ou à des titulaires de parts donnant droit ou non à l’at-tribution ou à la jouissance en propriété des locaux, l’obligation mentionnée au premier alinéa ne vise que les parties privatives dudit immeuble affectées au logement.

L’absence dans le contrat de location du constat susmen-tionné constitue un manquement aux obligations particulières de sécurité et de prudence susceptible d’engager la responsa-bilité pénale du bailleur.

Le constat mentionné ci-dessus est à la charge du bailleur, nonobstant toute convention contraire.

Article L. 1334-8Tous travaux portant sur les parties à usage commun d’un im-

meuble collectif affecté en tout ou partie à l’habitation, construit avant le 1er janvier 1949, et de nature à provoquer une altération substantielle des revêtements, défi nie par arrêté des ministres chargés de la santé et de la construction, doivent être précédés d’un constat de risque d’exposition au plomb mentionné à l’ar-ticle L. 1334-5.

Si un tel constat établit l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revêtements contenant du plomb à des concentrations inférieures aux seuils défi nis par arrêté des ministres chargés de la santé et de la construction, il n’y a pas lieu de faire établir un nouveau constat à l’occasion de nou-veaux travaux sur les mêmes parties.

En tout état de cause, les parties à usage commun d’un immeuble collectif affecté en tout ou partie à l’habitation, construit avant le 1er janvier 1949, devront avoir fait l’objet d’un constat de risque d’exposition au plomb à l’expiration d’un délai de quatre ans à compter de la date d’entrée en vi-gueur de la loi nº 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politi-que de santé publique.

Article L. 1334-9Si le constat, établi dans les conditions mentionnées aux

articles L. 1334-6 à L. 1334-8, met en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb à des concentra-tions supérieures aux seuils défi nis par l’arrêté mentionné à l’article L. 1334-2, le propriétaire ou l’exploitant du local d’hé-bergement doit en informer les occupants et les personnes

amenées à faire des travaux dans l’immeuble ou la partie d’im-meuble concerné. Il procède aux travaux appropriés pour sup-primer le risque d’exposition au plomb, tout en garantissant la sécurité des occupants. En cas de location, lesdits travaux incombent au propriétaire bailleur. La non-réalisation desdits travaux par le propriétaire bailleur, avant la mise en location du logement, constitue un manquement aux obligations par-ticulières de sécurité et de prudence susceptible d’engager sa responsabilité pénale.

Article L. 1334-10Si le constat de risque d’exposition au plomb établi dans les

conditions mentionnées aux articles L. 1334-6, L. 1334-7 et L. 1334-8 fait apparaître la présence de facteurs de dégradation pré-cisés par arrêté des ministres chargés de la santé et de la construc-tion, l’auteur du constat transmet immédiatement une copie de ce document au représentant de l’Etat dans le département.

Article L. 1334-11Sur proposition de ses services ou, par application du troi-

sième alinéa de l’article L. 1422-1, du directeur du service com-munal d’hygiène et de santé de la commune concernée, le re-présentant de l’Etat dans le département peut prescrire toutes mesures conservatoires, y compris l’arrêt du chantier, si des tra-vaux entraînent un risque d’exposition au plomb pour les occu-pants d’un immeuble ou la population environnante.

Le coût des mesures conservatoires prises est mis à la charge du propriétaire, du syndicat de copropriétaires, ou de l’exploi-tant du local d’hébergement.

Article L. 1334-12Sont déterminées par décret en Conseil d’Etat les modalités

d’application du présent chapitre, et notamment :1º Les modalités de transmission des données prévues à l’ar-

ticle L. 1334-1 et en particulier la manière dont l’anonymat est protégé ;

2º Les modalités de détermination du risque d’exposition au plomb et les conditions auxquelles doivent satisfaire les travaux prescrits pour supprimer ce risque ;

3º Le contenu et les modalités de réalisation du constat de ris-que d’exposition au plomb, ainsi que les conditions auxquelles doivent satisfaire leurs auteurs ;

4º Les modalités d’établissement du relevé mentionné à l’ar-ticle L. 1334-5.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Article R. 1334-10L’auteur du constat de risque d’exposition au plomb établi en

application de l’article L. 1334-5 identifi e les éléments compor-tant un revêtement, précise la concentration en plomb de ces re-vêtements et la méthode d’analyse utilisée pour la mesurer et dé-crit l’état de conservation des revêtements contenant du plomb, selon un protocole précisé par un arrêté conjoint des ministres chargés du logement et de la santé. Il consigne, le cas échéant, dans le rapport du constat la liste des facteurs de dégradation du bâti mentionnés à l’article L. 1334-5 qu’il a relevés.

Lorsque l’auteur du constat transmet une copie du constat au préfet en application de l’article L. 1334-10, il en informe le propriétaire, le syndicat des copropriétaires ou l’exploitant du local d’hébergement.

Article R. 1334-11Le constat de risque d’exposition au plomb est dressé par une

personne répondant aux conditions de l’article L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

Pour l’application de l’article L. 1334-7, le constat de risque d’exposition au plomb doit avoir été établi depuis moins de six ans à la date de signature du contrat de location. Sa validité n’est toutefois pas limitée dans le temps si le constat atteste l’absence de revêtements contenant du plomb ou indique une concentra-tion de plomb dans des revêtements inférieure aux seuils défi -nis par l’arrêté prévu par le même article L. 1334-7.

Article R. 1334-12L’information des occupants et des personnes amenées à

exécuter des travaux prévue par l’article L. 1334-9 est réalisée par la remise d’une copie du constat de risque d’exposition au plomb par le propriétaire ou l’exploitant du local d’héberge-ment.

Le constat de risque d’exposition au plomb est tenu par le propriétaire ou l’exploitant du local d’hébergement à disposi-tion des agents ou services mentionnés à l’article L. 1421-1 ainsi que, le cas échéant, des agents chargés du contrôle de la régle-mentation du travail et des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale.

Code de la santé publique (partie réglementaire)Textes sources : Décret nº 2006-474 du 25 avril 2006 - Décret nº 2006-676 du 8 juin 2006 - Décret nº 2006-1099 du 31 août 2006 - Décret nº 2006-1114 du 5 septembre 2006

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre de la santé et des solidarités,

Vu la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des rè-gles relatives aux services de la société de l’information, et no-tamment la notifi cation n° 2005/0567 ;

Vu le code de la santé publique, notamment les articlesL. 1334-5 à L. 1334-10 et R. 1334-10 à R. 1334-12,

Arrêtent :

Article 1er

Le protocole du constat de risque d’exposition au plomb men-tionné à l’article R. 1334-10 du code de la santé publique est dé-fi ni en annexe 1 du présent arrêté.

Article 2Les mesures de concentration en plomb des revêtements

sont réalisées pour chaque unité de diagnostic. Une unité de diagnostic est défi nie comme étant un élément de construction, ou un ensemble d’éléments de construction, présentant a priori un recouvrement homogène.

Les mesures de plomb sont effectuées avec un appareil por-table à fl uorescence X capable d’analyser au moins la raie K du spectre de fl uorescence émis en réponse par le plomb.

A titre exceptionnel, l’auteur du constat tel que défi ni à l’arti-cle R. 1334-11 du code de la santé publique peut recourir à des prélèvements de revêtements qui seront analysés en labora-toire, dans les cas suivants :– lorsque la nature du support (forte rugosité, surface non plane,

etc.) ou le diffi cile accès aux éléments de construction à ana-lyser ne permet pas l’utilisation de l’appareil portable à fl uo-rescence X ;

– lorsque, pour une unité de diagnostic donnée, aucune mesure n’est concluante au regard de la précision de l’appareil ;

– lorsque, dans un même local, au moins une mesure est supé-rieure au seuil de 1 milligramme par centimètre carré (1 mg/cm2), mais aucune mesure n’est supérieure à 2 mg/cm2.Les méthodes de mesure du plomb sont détaillées en an-

nexe 2 du présent arrêté.

Article 3Un revêtement contient du plomb si l’une des conditions sui-

vantes est vérifi ée pour au moins une des mesures réalisées sur ce revêtement :– en l’absence d’analyse chimique, la concentration surfacique

en plomb total mesurée à l’aide d’un appareil portable à fl uo-rescence X est supérieure ou égale à 1 milligramme par cen-timètre carré (1 mg/cm2) ;

– quel que soit le résultat de l’analyse par fl uorescence X, la concentration massique en plomb acido-soluble mesurée en

Constat de risque d’exposition au plomb

Arrêté du 25 avril 2006 – Ministère de la santé et des solidarités – JO du 26 avril 2006 - NOR : SANP0620647A

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laboratoire est supérieure ou égale à 1,5 milligramme par gramme (1,5 mg/g).

Article 4Le contenu de la notice d’information mentionnée à l’arti-

cle L. 1334-5 du code de la santé publique est conforme à l’an-nexe 3 du présent arrêté.

Article 5Si un revêtement contenant du plomb est dégradé, les dispo-

sitions de l’article L. 1334-9 du code de la santé publique sont reproduites dans le rapport.

Article 6Si le constat identifi e au moins un facteur de dégradation du

bâti, tel que défi ni en annexe 4 du présent arrêté, son auteur transmet immédiatement une copie du rapport à la préfecture du département d’implantation du bien expertisé.

Article 7L’arrêté du 12 juillet 1999 fi xant le modèle de la note d’infor-

mation à joindre à un état des risques d’accessibilité au plomb révélant la présence de revêtements contenant du plomb pris pour l’application de l’article R. 32-12 du code de la santé pu-blique est abrogé.

Article 8Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et le directeur général de la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 25 avril 2006.

ANNEXE 1

Protocole de réalisation d’un constat de risque d’exposi-tion au plomb

Rappel du cadre réglementaire et des objectifs du CREPLe constat de risque d’exposition au plomb (CREP), défi ni à

l’article L. 1334-5 du code de la santé publique, consiste à me-surer la concentration en plomb de tous les revêtements du bien concerné, afi n d’identifi er ceux contenant du plomb, qu’ils soient dégradés ou non, à décrire leur état de conservation et à repérer, le cas échéant, les facteurs de dégradation du bâti per-mettant d’identifi er les situations d’insalubrité.

Les résultats du CREP doivent permettre de connaître non seulement le risque immédiat lié à la présence de revêtements dégradés contenant du plomb (qui génèrent spontanément des poussières ou des écailles pouvant être ingérées par un enfant), mais aussi le risque potentiel lié à la présence de revêtements en bon état contenant du plomb (encore non accessible).

Quand le CREP est réalisé en application des articles L. 1334-6 et L. 1334-7, il porte uniquement sur les revêtements privatifs d’un logement, y compris les revêtements extérieurs au loge-ment (volet, portail, grille, etc.).

Quand le CREP est réalisé en application de l’article L. 1334-

8, seuls les revêtements des parties communes sont concernés (sans omettre, par exemple, la partie extérieure de la porte pa-lière, etc.).

La recherche de canalisations en plomb ne fait pas partie du champ d’application du CREP.

Si le bien immobilier concerné est affecté en partie à des usa-ges autres que l’habitation, le CREP ne porte que sur les parties affectées à l’habitation. Dans les locaux annexes de l’habitation, le CREP porte sur ceux qui sont destinés à un usage courant, tels que la buanderie.

1. Calibrage de l’appareil à fl uorescence XAvant chaque constat, l’auteur procède au calibrage de son

appareil selon les modalités fournies par le fabricant de l’ap-pareil.

2. Identifi cation du bien objet de la missionL’auteur identifi e le bien objet de la mission, ainsi que l’en-

semble immobilier auquel il appartient. En casd’ambiguïté, il réalise un croquis afi n de situer le bien dans

cet ensemble.Il indique si le constat est réalisé en parties communes ou en

parties privatives.Il consigne les renseignements suivants, qu’il se fait préciser,

ou, à défaut, le motif pour lequel il n’en a pas connaissance :• Dans le cas d’un CREP réalisé en parties privatives :

1. Si le constat est réalisé avant vente ou avant mise en lo-cation ;

2. Si les parties privatives sont occupées ;3. Dans le cas où les parties privatives sont occupées, s’il y a

des enfants mineurs dont des enfants de moins de six ans ;• Dans le cas d’un CREP réalisé en parties communes : si le

constat est réalisé avant travaux.

3. Identifi cation des locaux

3.1. Défi nitionPar local, on entend toute pièce (salle de séjour, toilettes, etc.)

et par extension : couloir, hall d’entrée, palier, partie de cage d’escalier située entre deux paliers, appentis, placard, etc. Le local est désigné selon une appellation non équivoque et non susceptible d’évoluer dans le temps. Le nom d’usage peut s’avé-rer insuffi sant.

3.2. MéthodeL’auteur du constat effectue une visite exhaustive des lo-

caux du bien objet de la mission. Il dresse la liste détaillée des locaux visités. Si des locaux n’ont pas été visités, il en dresse aussi la liste et précise les raisons pour lesquelles ils n’ont pas été visités.

Il réalise un croquis lisible de l’ensemble des locaux du bien objet de la mission, visités ou non, et reporte sur le croquis le nom de chaque local.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

4. Identifi cation des zonesAfin de faciliter la localisation des mesures, l’auteur du

constat divise chaque local en plusieurs zones, auxquelles il at-tribue arbitrairement une lettre (A, B, C…) et reporte ces lettres sur le croquis. Ces zones correspondent généralement aux dif-férentes faces du local.

5. Identifi cation des revêtementsPar revêtement, on entend un matériau mince recouvrant

les éléments de construction. Les revêtements susceptibles de contenir du plomb sont principalement les peintures (du fait de l’utilisation ancienne de la céruse et celle de produits anti-corrosion à base de minium de plomb), les vernis, les revête-ments muraux composés d’une feuille de plomb contrecollée sur du papier à peindre, le plomb laminé servant à l’étanchéité de balcons.

Bien que pouvant être relativement épais, les enduits sont aussi à considérer comme des revêtements susceptibles de contenir du plomb.

D’autres revêtements ne sont pas susceptibles de contenir du plomb : toile de verre, moquette, tissus, crépi, papier peint, ainsi que les peintures et enduits manifestement récents, mais ils peuvent masquer un autre revêtement contenant du plomb et sont donc à analyser.

Les revêtements de type carrelage contiennent souvent du plomb, mais ils ne sont pas visés par le présent arrêté car ce plomb n’est pas accessible.

6. Identifi cation des unités de diagnosticDans chaque local, toutes les surfaces susceptibles d’avoir

un revêtement contenant du plomb sont analysées ou incluses dans une unité de diagnostic à analyser, telle que défi nie à l’ar-ticle 2 du présent arrêté. Cela comprend aussi les surfaces re-couvertes d’un matériau mince non susceptible de contenir du plomb (papier peint, toile de verre, moquette murale, etc.), car un matériau contenant du plomb peut exister en dessous.

Pour chaque zone, l’auteur du constat dresse la liste des uni-tés de diagnostic, recouvertes ou non d’un revêtement. Il iden-tifi e chaque unité de diagnostic par son nom complet, auquel il associe si nécessaire la lettre de la zone correspondante, ce qui permet de mieux situer chaque unité de diagnostic dans l’es-pace. Par exemple, le mur de la zone A sera désigné par « mur A ».

L’auteur identifi e le substrat de l’unité de diagnostic par exa-men visuel et en fonction des caractéristiques physiques du ma-tériau. Par substrat, on entend un matériau sur lequel un revê-tement est appliqué (plâtre, bois, brique, métal, etc.).

En application de l’article 2 du présent arrêté, constituent des unités de diagnostic distinctes :– les différents murs d’une même pièce ;– des éléments de construction de substrats différents (tels

qu’un pan de bois et le reste de la paroi murale à laquelle il appartient) ;

– les côtés extérieur et intérieur d’un élément mobile (tel qu’une fenêtre) ;

– des éléments situés dans des locaux différents, même contigus

(tels que les 2 faces d’une porte car elles ont pu être peintes par des peintures différentes).Par ailleurs, si des habitudes locales de construction ou de

mise en peinture sont connues, l’auteur du constat en tient compte pour une défi nition plus précise des unités de diagnos-tic. Ainsi, en général, on ne regroupera pas dans une même unité de diagnostic une allège sous fenêtre et la paroi mu-rale à laquelle elle appartient. En effet, dans certains types de construction l’allège a été peinte avec la fenêtre mais pas le reste de la paroi murale.

7. Cas particulier d’une cage d’escalierUne cage d’escalier est découpée en plusieurs locaux. Sont

considérés comme locaux distincts :– chaque palier ;– chaque partie de cage d’escalier située entre deux paliers.

En vue d’assurer la cohérence de ce découpage, le hall d’en-trée pourra être assimilé au palier du rez-dechaussée.

Dans un même « local » (partie de cage d’escalier), sont aussi considérés comme unités de diagnostic distinctes :– l’ensemble des marches ;– l’ensemble des contremarches ;– l’ensemble des balustres ;– le limon ;– la crémaillère ;– la main courante ;– le plafond.

8. Choix des points de mesurePour chaque unité de diagnostic recouverte d’un revêtement,

l’auteur du constat effectue, selon les modalités de mesure pré-vues à l’annexe 2 :– 1 seule mesure si celle-ci montre la présence de plomb à une

concentration supérieure ou égale au seuil de 1 milligramme par centimètre carré (1 mg/cm2) ;

– 2 mesures si la première ne montre pas la présence de plomb à une concentration supérieure ou égale au seuil de 1 milli-gramme par centimètre carré (1 mg/cm2) ;

– 3 mesures si les deux premières ne montrent pas la présence de plomb à une concentration supérieure ou égale au seuil de 1 milligramme par centimètre carré (1 mg/cm2), mais que des unités de diagnostic du même type ont été mesurées avec une concentration en plomb supérieure ou égale à ce seuil.Dans le cas où plusieurs mesures sont effectuées sur une

unité de diagnostic, elles sont réalisées à des endroits différents pour minimiser le risque de faux négatifs. Par exemple, si l’unité de diagnostic est une paroi murale, une mesure est effectuée en partie haute et l’autre en partie basse.

Les mesures sont réalisées aux endroits où la probabilité de rencontrer du plomb est la plus forte. On évitera par exemple de choisir comme point de mesure une surface de peinture dé-gradée, le plomb ayant pu disparaître à cet endroit précis ; les mesures seront donc plutôt réalisées sur une partie saine de l’unité de diagnostic.

Lorsqu’à l’évidence, l’unité de diagnostic n’est recouverte

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d’aucun revêtement, la recherche de plomb n’est pas nécessaire. Il en sera de même en présence de carrelages ou de faïences.

L’ensemble des mesures est récapitulé dans un tableau. En l’absence de mesures, la raison pour laquelle la mesure n’a pas été effectuée est indiquée dans le tableau (hauteur de l’unité de diagnostic à mesurer supérieure à 3 mètres, absence de revête-ment, par exemple).

9. Description de l’état de conservationdes revêtements contenant du plomb

L’état de conservation des revêtements contenant du plomb est décrit par la nature des dégradations observées.

Pour décrire l’état de conservation d’un revêtement conte-nant du plomb, l’auteur du constat a le choix entre les 4 caté-gories suivantes :– non visible : si le revêtement contenant du plomb (peinture par

exemple) est manifestement situé en dessous d’un revêtement sans plomb (papier peint par exemple), la description de l’état de conservation de cette peinture peut ne pas être possible ;

– non dégradé ;– état d’usage, c’est-à-dire présence de dégradations d’usage

couramment rencontrées dans un bien régulièrement entre-tenu (usure par friction, traces de chocs, microfi ssures…) : ces dégradations ne génèrent pas spontanément des poussières ou des écailles ;

– dégradé, c’est-à-dire présence de dégradations caractéristi-ques d’un défaut d’entretien ou de désordres liés au bâti, qui génèrent spontanément des poussières ou des écailles (pul-vérulence, écaillage, cloquage,fi ssures, faïençage, traces de grattage, lézardes).Pour les revêtements faisant l’objet de prélèvements, les ré-

sultats de l’analyse chimique en laboratoire seront connus seu-lement après la visite. Par conséquent, la description de leur état de conservation est systématique lors de la visite.

10. Classement des unités de diagnosticL’auteur du constat classe de 0 à 3 chaque unité de diagnos-

tic recouverte d’un revêtement en fonction de la concentration en plomb et de la nature des dégradations, conformément au tableau suivant :

Concentration en plomb

Type de dégradation Classement

< seuils 0

> seuils

Non dégradé ou non visible

1

Etat d’usage 2

Dégradé 3

11. Rapport et conclusionsLe constat est constitué par le rapport complet de l’inspec-

tion. Les pages du rapport sont numérotées et les annexes font parties intégrantes du rapport (y compris la notice d’informa-tion). En aucun cas, il ne sera rédigé de résumé du rapport ou d’attestation de présence ou d’absence de plomb.

Figurent dans le rapport :

– la liste complète des documents constituant le rapport, an-nexes comprises, et le nombre total de pages ;

– l’identification et les coordonnées du commanditaire du constat ;

– l’identifi cation et les coordonnées de l’organisme chargé de la mission, l’identifi cation de l’auteur du constat et sa signa-ture ;

– les références du contrat d’assurance de l’organisme chargé de la mission ;

– la ou les dates du constat et la date du rapport ;– l’adresse, la localisation du bien immobilier objet de la mission

et le croquis établi, le cas échéant ;– les circonstances et le champ de la mission, l’état d’occupa-

tion du bien ;– la liste détaillée des locaux visités et non visités, et la raison

pour laquelle un local n’a pas été visité ;– le ou les croquis des locaux mentionnant leur affectation ;– l’identifi cation des zones de chaque local ;– le modèle d’appareil à fl uorescence X utilisé et son numéro

de série, ainsi que, pour les appareils équipés d’une source ra-dioactive, la date de chargement de la source dans l’appareil, la nature du radionucléide et son activité à la date de charge-ment de la source ;

– les coordonnées du laboratoire d’analyses et la méthode d’ana-lyse employée par ce laboratoire, le cas échéant ;

– pour chaque local, un tableau récapitulatif sur le modèle des exemples in fi ne ; en l’absence de mesures, la raison pour la-quelle la mesure n’a pas été effectuée sera indiquée dans la colonne « Observations » du tableau (ex. : hauteur de l’unité de diagnostic à mesurer supérieure à 3 mètres, absence de revê-tement, etc.) ;

– le cas échéant, les facteurs de dégradation du bâti relevés et l’appréciation sur l’état général du bien objet de la mission ; la liste des facteurs de dégradation du bâti est fi xée en an-nexe 4 ;

– les éventuels commentaires ;– le cas échéant, la reproduction des dispositions de l’article L.

1334-9 du code de la santé publique.Il rappelle en conclusion le nombre total d’unités de diagnos-

tic et le pourcentage respectif des unités de diagnostic de classe 0, de classe 1, de classe 2 et de classe 3 par rapport au nombre total d’unités de diagnostic.

S’il existe au moins une unité de diagnostic de classes 1 et 2, l’auteur du constat rappelle au propriétaire l’intérêt de veiller à l’entretien des revêtements les recouvrant, afi n d’éviter leur dégradation future.

S’il existe au moins une unité de diagnostic de classe 3, l’auteur du constat rappelle au propriétaire l’obligation d’ef-fectuer les travaux appropriés pour supprimer l’exposition au plomb et l’obligation de communiquer le constat aux occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concernée et à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des travaux dans cet immeuble ou partie d’immeuble. Cette communica-tion consiste à transmettre une copie complète du constat, an-nexes comprises.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Exemple 1 : relevé de mesures dans un local d’habitationNo Local Zone Unité de

diagnostic Substrat Revêtement

apparentLocalisation

de la mesure

(facultatif)

Mesure (mg/cm2)

Naturede la

dégradation

Classement Observations

1 na na Calibrage na na na na na

2 Salon A Ouvrant porte

Bois Peinture 0,08 0

3 0,08

4 Salon A Bâti porte Bois Peinture 0,05 0

5 0,03

6 Salon A Imposte Plâtre Papier peint 0,16 0

7 0,12

8 Salon

B Plinthes Bois Peinture 0,13 0

9 D 0,05

10 Salon B Mur B Plâtre Papier peint > 1 m 0,29 0

11 < 1 m 0,00

12 Salon C Mur C Plâtre Papier peint > 1 m 0,19 0

13 < 1 m 0,17

14 Salon C Allège Plâtre Papier peint 0,06 D 3

15 19,30

16 Salon C Ouvrant fenêtre

Bois Peinture 12,61 EU 2

17 Salon C Bâti fenêtre Bois Peinture 13,10 EU 2

18 Salon C Tableaux fenêtre

Plâtre Peinture 15,62 EU 2

19 Salon D Mur D Plâtre Papier peint < 1 m 0,20 0

20 > 1 m 0,19

21 Salon E Plafond Plâtre Peinture Milieu 0,02 0

22 Angle B/C 0,02

23 Salon E Corniche Plâtre Peinture 7,43 EU 2

Abréviations : non visible : NV ; non dégradé : ND ; état d’usage : EU ; dégradé : D.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Exemple 2 : relevé de mesures dans une cage d’escalierNo Local Zone Unité de

diagnostic Substrat Revêtement

apparentLocalisation

de la mesure

(facultatif)

Mesure (mg/cm2)

Naturede la

dégradation

Classement Observations

46 Cage 1-2 B Mur B Plâtre Papier peint < 1 m 6,25 NV 1

47 Cage 1-2 B Marches Bois Vernis 0,05 0

48 0,03

49 Cage 1-2 Contremarches Bois Peinture 0,46 0

50 0,98

51 0,26

52 Cage 1-2 Limon Bois Peinture 4,26 EU 2

53 Cage 1-2 B Crémaillère Bois Peinture 0,25 D 3

54 7,35

55 Cage 1-2 Balustres Bois Vernis 0,19 0

56 0,05

57 Cage 1-2 Main courante Bois Vernis 0,06 0

58 0,07

59 Cage 1-2 C Mur C Plâtre Peinture < 1 m 13,10 EU 2

60 Palier 1 > 1 m 0,26

61 Palier 1 C Mur C Plâtre Peinture < 1 m 0,83 EU 2

62 < 1 m 5,26

63 Palier 1 D Mur D Plâtre Peinture < 1 m 4,26 EU 2

64 Palier 1 D Plinthes Bois Peinture > 1 m 10,54 D 3

Abréviations : non visible : NV ; non dégradé : ND ; état d’usage : EU ; dégradé : D.Cage 1-2 : partie de la cage d’escalier située entre le 1er étage et le 2e étage.

ANNEXE 2

Méthodes de mesure du plomb

Les mesures de plomb dans les revêtements sont effectuées avec un appareil portable à fl uorescence X capable d’analy-ser la raie K du spectre de fl uorescence émis en réponse par le plomb. A titre exceptionnel, l’auteur du constat peut recourir à des prélèvements de revêtements qui seront analysés en labo-ratoire dans les circonstances défi nies plus loin.

1. Mesures par fl uorescence XLa nécessité d’une connaissance exhaustive de la présence

ou de l’absence de plomb dans les revêtements du bien exper-tisé oblige à réaliser un nombre important d’analyses. Les ap-pareils portables à fl uorescence X permettent de les réaliser ra-pidement. Ils donnent à l’auteur du constat une connaissance immédiate du résultat qui peut lui permettre d’optimiser le nombre de points de mesure. C’est une méthode non destruc-tive, qui évite la dissémination de poussières de plomb éventuel-lement liée au prélèvement. Par ailleurs, la fl uorescence X avec analyse de la raie K permet de déceler un revêtement contenant du plomb présent sous un autre revêtement tel qu’un papier

peint ou une moquette murale. Les résultats sont exprimés en milligrammes par centimètre carré (mg/cm2).

La distribution, la détention et l’utilisation des appareils à fl uorescence X équipés d’une source radioactive sont soumises aux obligations réglementaires prises en application de l’arti-cle L. 1333-4 du code de la santé publique.

Les appareils à fl uorescence X sont utilisés selon la métho-dologie préconisée par leurs fabricants et dans les limites de leur précision.

L’auteur du constat doit être capable de mesurer la concen-tration en plomb du revêtement d’une unité de diagnostic située jusqu’à 3 mètres de hauteur. S’il existe des unités de diagnostic situées à une hauteur supérieure à 3 mètres, des dispositions particulières devront être prises entre le commanditaire et le réalisateur du CREP, en conformité avec la réglementation du travail.

Lorsque la différence entre la valeur mesurée et le seuil de 1 mg/cm2 est inférieure à la valeur de la précision de l’appareil, la mesure est classée comme « non concluante ». Elle sera re-nouvelée sur un autre point de l’unité de diagnostic analysée. A défaut, il pourra être pratiqué un prélèvement pour analyse chimique.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

La valeur retenue pour une unité de diagnostic donnée sera la valeur mesurée la plus élevée, sous réserve d’écarter les va-leurs aberrantes.

Nota. - L’utilisation de tests colorimétriques de terrain n’est pas admise pour la réalisation du CREP. En effet, il s’agit de mé-thodes qualitatives, ne répondant pas à l’exigence de mesure de la concentration en plomb mentionnée à l’article R. 1334-10 du code de la santé publique. La non-détection de plomb par un test colorimétrique ne garantit pas que la concentration en plomb soit effectivement inférieure aux seuils réglementaires.

2. Analyses chimiquesL’analyse du plomb acido-soluble est une méthode qui

consiste à simuler la solubilisation du plomb dans l’estomac. Elle donne une meilleure évaluation de la toxicité d’une pein-ture ou d’un enduit que l’analyse du plomb total par fl uores-cence X. Toutefois, le prélèvement d’un échantillon provoque une dégradation de la surface échantillonnée ; c’est pourquoi il convient de le limiter aux cas exceptionnels.

Les résultats sont exprimés en milligrammes par gramme (mg/g).

2.1. Prélèvement d’échantillonsLe prélèvement est réalisé sur une surface suffi sante pour

que le laboratoire dispose d’un échantillon permettant l’analyse dans de bonnes conditions (prélèvement minimal de 1 x 1 cm et 1 gramme). S’il s’agit de peinture, l’ensemble des couches doit être prélevé, en veillant à inclure la couche la plus profonde. On évitera le prélèvement du substrat (plâtre, bois, etc.) qui ris-que d’avoir pour effet de diluer la concentration en plomb de l’échantillon.

Le prélèvement doit être fait avec les précautions nécessaires pour éviter la dissémination de poussières.

2.2. Détermination de la concentration massique en plomb acido-soluble

L’analyse chimique comprend une phase de dissolution du plomb et une phase de dosage. Des protocoles différents peu-vent être utilisés à condition qu’ils donnent des résultats simi-laires et qu’ils aient été validés.

2.2.1. Préparation de l’échantillon (peinture, enduit,…)L’échantillon (300 à 500 mg) est débarrassé des corps étran-

gers (plâtre, bois,…), puis broyé dans un mortier. Il est homogé-néisé, puis passé au tamis de 0,5 mm pour analyse.

2.2.2. Extraction du plomb acido-solubleCette méthode a pour objectif de simuler la solubilisation

dans le suc gastrique.Une prise d’essai de 100 à 200 mg de l’échantillon tamisé

est mise dans un fl aconnage en matériau exempt de plomb de 150 mL, puis l’on ajoute 25 mL de solution d’acide chlorhydri-que à 0,07 mol/L. Le tout est mis au bain-marie à 37° C pen-dant une heure. Après repos et décantation, on fi ltre sur fi ltre papier de type Durieux à 6 µm et l’on met en fi ole jaugée pour dosage.

2.2.3. DosageLe dosage du plomb sur les solutions préparées peut être ef-

fectué selon différentes techniques détaillées dans les normes suivantes :– NF T 30-211 ; ou– NF EN ISO 11-885 (indice de classement NF T 90-136) ; ou– FDT 90-112.

ANNEXE 3

Notice d’information

Si le logement que vous vendez, achetez ou louez comporte des revêtements contenant du plomb, sachez que le plomb est dange-reux pour la santé.

Deux documents vous informent :– le constat de risque d’exposition au plomb vous permet de lo-

caliser précisément ces revêtements : lisez-le attentivement !– la présente notice d’information résume ce que vous devez sa-

voir pour éviter l’exposition au plomb dans ce logement.

Les effets du plomb sur la santéL’ingestion ou l’inhalation de plomb est toxique. Elle provo-

que des effets réversibles (anémie, troubles digestifs) ou irré-versibles (atteinte du système nerveux, baisse du quotient in-tellectuel, etc.). Une fois dans l’organisme, le plomb est stocké, notamment dans les os, d’où il peut être libéré dans le sang, des années ou même des dizaines d’années plus tard. L’intoxication chronique par le plomb, appelée saturnisme, est particulière-ment grave chez le jeune enfant. Les femmes en âge de pro-créer doivent également se protéger car, pendant la grossesse, le plomb peut traverser le placenta et contaminer le foetus.

Les mesures de prévention en présence de revêtements contenant du plomb

Des peintures fortement chargées en plomb (céruse) ont été couramment utilisées jusque vers 1950. Ces peintures, souvent recouvertes par d’autres revêtements depuis, peuvent être dé-gradées à cause de l’humidité, à la suite d’un choc, par grattage ou à l’occasion de travaux : les écailles et les poussières ainsi libérées constituent alors une source d’intoxication. Ces pein-tures représentent le principal risque d’exposition au plomb dans l’habitation.

Le plomb contenu dans les peintures ne présente pas de ris-que tant qu’elles sont en bon état ou inaccessibles.

En revanche, le risque apparaît dès qu’elles s’écaillent ou se dégradent. Dans ce cas, votre enfant peut s’intoxiquer :– s’il porte à la bouche des écailles de peinture contenant du

plomb ;– s’il se trouve dans une pièce contaminée par des poussières

contenant du plomb ;– s’il reste à proximité de travaux dégageant des poussières

contenant du plomb.Le plomb en feuille contenu dans certains papiers peints (po-

sés parfois sur les parties humides des murs) n’est dangereux qu’en cas d’ingestion de fragments de papier. Le plomb laminé des balcons et rebords extérieurs de fenêtre n’est dangereux

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

que si l’enfant a accès à ces surfaces, y porte la bouche ou suce ses doigts après les avoir touchées.Pour éviter que votre enfant ne s’intoxique :– surveillez l’état des peintures et effectuez les menues répara-

tions qui s’imposent sans attendre qu’elles s’aggravent ;– luttez contre l’humidité, qui favorise la dégradation des pein-

tures ;– évitez le risque d’accumulation des poussières : ne posez pas

de moquette dans les pièces où l’enfant joue, nettoyez souvent le sol, les rebords de fenêtres avec une serpillière humide ;

– veillez à ce que votre enfant n’ait pas accès à des peintures dé-gradées, à des papiers peints contenant une feuille de plomb, ou à du plomb laminé (balcons, rebords extérieurs de fenê-tres) ; lavez ses mains, ses jouets.En cas de travaux portant sur des revêtements contenant

du plomb, prenez des précautions :– si vous confi ez les travaux à une entreprise, remettez-lui une

copie du constat du risque d’exposition au plomb, afi n qu’elle mette en œuvre les mesures de prévention adéquates ;

– tenez les jeunes enfants éloignés du logement pendant toute la durée des travaux ; avant tout retour d’un enfant après travaux, les locaux doivent avoir été parfaitement nettoyés ;

– si vous réalisez les travaux vous-même, prenez soin d’éviter la dissémination de poussières contaminées dans tout le lo-gement et éventuellement le voisinage.Si vous êtes enceinte :

– ne réalisez jamais vous-même des travaux portant sur des re-vêtements contenant du plomb ;

– éloignez-vous de tous travaux portant sur des revêtements contenant du plomb.

Si vous craignez qu’il existe un risque pour votre santé ou celle de votre enfant, parlez-en à votre médecin (généraliste, pédiatre, médecin de protection maternelle et infantile, méde-cin scolaire) qui prescrira, s’il le juge utile, un dosage de plomb dans le sang (plombémie). Des informations sur la prévention du saturnisme peuvent être obtenues auprès des directions dé-partementales de l’équipement ou des directions départemen-tales des affaires sanitaires et sociales, ou sur les sites internet des ministères chargés de la santé et du logement.

ANNEXE 4

Facteurs de dégradation du bâti

Les facteurs de dégradation du bâti à prendre en compte par l’auteur du constat de risque d’exposition au plomb sont les suivants :

1. Au moins un local parmi les locaux objets du constat pré-sente au moins 50 % d’unités de diagnostic de classe 3 ;

2. L’ensemble des locaux objets du constat présente au moins 20 % d’unités de diagnostic de classe 3 ;

3. Les locaux objets du constat présentent au moins un plan-cher ou plafond menaçant de s’effondrer ou en tout ou partie effondré ;

4. Les locaux objets du constat présentent des traces impor-tantes de coulures ou de ruissellement ou d’écoulement d’eau sur plusieurs unités de diagnostic d’une même pièce ;

5. Les locaux objets du constat présentent plusieurs unités de diagnostic d’une même pièce recouverts de moisissures ou de nombreuses taches d’humidité.

Critères de certifi cation des compétences des personnes physiques opérateurs des constats de risque d’exposition au plomb ou agréées pour réaliser des diagnostics plomb dans les immeubles d’habitation et critères d’accréditation des organismes de certifi cation

Arrêté du 21 novembre 2006 – Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement – JO du 5 décembre 2006 - NOR : SOCU0611885A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre de la santé et des solidarités,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment son article R. 271-1 ;

Vu le code de la santé publique, notamment ses articles R. 1334-9 et R. 1334-11 ;

Vu l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d’ex-position au plomb ;

Vu l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures,

Arrêtent :

Article 1Les organismes de certifi cation visés au troisième alinéa de

l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation

sont accrédités conformément aux prescriptions de la norme NF EN ISO/CEI 17024.

Article 2La procédure de certifi cation des personnes physiques qui

réalisent des constats de risque d’exposition au plomb, vi-sées à l’article R. 1334-11 du code de la santé publique, ou qui sont agréées pour réaliser des diagnostics, visées à l’article R. 1334-9 du même code, et les conditions imposées aux organis-mes autorisés à délivrer la certifi cation, mentionnées au troi-sième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation, répondent en outre aux exigences fi gurant en annexe 1.

Article 3Les compétences exigées des personnes physiques can-

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

didates à la certifi cation, relatives aux connaissances techni-ques dans le domaine du bâtiment et à l’aptitude à réaliser des constats de risque d’exposition au plomb ou des diagnostics, mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation, sont défi nies à l’annexe 2.

Article 4Chaque organisme de certifi cation tient à la disposition du

public la liste des personnes certifi ées et leurs coordonnées professionnelles.

Article 5Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et le directeur général de la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 21 novembre 2006.

ANNEXE 1

Exigences complémentaires à la norme NF EN ISO/CEI 17024 à satisfaire par l’organisme de certifi cation

1. Structure organisationnelle(NF EN ISO/CEI 17024 - § 4.2.3)

Les parties associées au « comité du dispositif particulier », concernées par le contenu et le fonctionnement du système de certifi cation, visées dans le référentiel en vigueur, compren-nent au moins un représentant des utilisateurs (associations de consommateurs, notaires ou agents immobiliers, syndics,…), un représentant des personnes certifi ées ou candidates et un re-présentant des pouvoirs publics prescripteurs.

La participation au comité du dispositif particulier des repré-sentants des personnes candidates à la certifi cation prendra fi n le 1er novembre 2007.

2. Exigences relatives aux examinateurs(NF EN ISO/CEI 17024 - § 5.2)Critères de sélection des examinateurs

Les examinateurs qualifi és par les organismes de certifi ca-tion doivent :– connaître le dispositif particulier de certifi cation applicable ;– connaître de façon approfondie les méthodes et documents

d’examens applicables ;– détenir la compétence appropriée du domaine à examiner ;– avoir une pratique courante aussi bien orale qu’écrite de la

langue française ;– être libre de tout intérêt susceptible d’entacher leur impar-

tialité ;– respecter la confi dentialité ;– ne pas avoir eu de lien, de quelque nature que ce soit, suscep-

tible d’entacher leur éthique, avec les candidats.

3. Processus de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6)

Les délais maximaux entre chaque étape du processus de certifi cation sont précisés dans le référentiel de certifi cation.

Le processus de certifi cation fait apparaître les étapes ci-après.

Chaque étape permet de vérifi er au moins les compétences du candidat détaillées en annexe 2.

3.1. Evaluation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.2)

L’évaluation du candidat à la certifi cation est réalisée selon la procédure suivante :

Tout candidat à la certifi cation soumet un dossier de candi-dature à l’organisme certifi cateur qui juge de sa recevabilité. L’organisme de certifi cation vérifi e que le candidat dispose des compétences requises au travers d’un examen théorique suivi d’un examen pratique.

L’examen théorique est réalisé en application des disposi-tions prévues à l’annexe 2 ; les candidats répondant aux condi-tions du dernier alinéa du I de l’annexe 2 en sont exemptés.

L’examen pratique implique pour le candidat à la certifi ca-tion une mise en situation de diagnostic et permet de vérifi er les compétences mentionnées en annexe 2.

L’examen pratique inclut l’utilisation d’un appareil à fl uo-rescence X capable d’analyser au moins la raie K du spectre de fl uorescence émis en réponse par le plomb, tel que défi ni par l’arrêté relatif au constat de risque d’exposition au plomb du 25 avril 2006.

3.2. Décision en matière de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3)3.2.1. Notifi cation de la décision au candidat

La décision en matière de certifi cation est notifi ée au can-didat dans un délai maximum de deux mois après son éva-luation.

A titre transitoire, si l’évaluation a été réalisée avant le 1er fé-vrier 2007, ce délai est porté à quatre mois.

Tout refus de certifi cation doit être argumenté.

3.2.2. Validité de la certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3.3)La validité d’une certifi cation est de cinq ans.

4. Surveillance(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.4)

Lors du premier cycle de certifi cation, une opération de sur-veillance est réalisée durant la deuxième année. Lors des cycles de certifi cation suivants, une opération de surveillance est me-née au cours de la troisième année.

Les opérations de surveillance permettent à l’organisme cer-tifi cateur de vérifi er le maintien des compétences mentionnées en annexe 2.

La surveillance consiste pour l’organisme de certifi cation à vérifi er que la personne certifi ée :– se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-

mentaires dans le domaine concerné ;– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-

tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de dix constats établis par la per-sonne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

L’organisme de certifi cation établit les modalités de suspen-sion ou de retrait du certifi cat si les exigences ci-avant ne sont pas satisfaites.

Sauf cas de force majeure, la cessation d’activité dans le ou les secteurs concernés est un critère de retrait de la certifi cation dans le ou lesdits secteurs.

5. Recertifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.5)

A l’issue de la période de validité défi nie au 3.2, il y a lieu de procéder à la recertifi cation.

L’évaluation de recertifi cation comprend :– un examen théorique, de même nature que celui stipulé au

§ 3.1 et applicable à toutes les personnes certifi ées ;– un examen pratique de même nature que celui stipulé au

§ 3.1.Elle permet en outre de vérifi er que la personne certifi ée :

– se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-mentaires dans le domaine concerné ;

– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de dix constats établis par la per-sonne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

ANNEXE 2

Compétences des personnes physiquesI. - Lors de l’examen théorique, la personne physique can-

didate à la certifi cation démontre qu’elle possède les connais-sances requises sur :

Les différentes structures, les principaux systèmes construc-tifs, la terminologie technique tout corps d’état et la terminologie juridique du bâtiment.

L’historique de l’utilisation du plomb et de ses composés dans les bâtiments d’habitation, des techniques d’utilisation du plomb, et notamment dans les peintures.

L’historique de la réglementation de l’utilisation et de l’inter-diction de certains des composés du plomb dans les peintures.

Les composés du matériau plomb contenu dans les peintu-res :– formes chimiques sous lesquelles le plomb a été utilisé ;– propriétés physico-chimiques du plomb et de ses composés ;– distinction entre plomb total et plomb acido-soluble.

Le risque sanitaire lié à une exposition au plomb :– connaissance des situations et compréhension des mécanis-

mes permettant l’exposition des personnes au plomb dans

l’habitation, et notamment des enfants ;– conséquences sur la santé de l’exposition au plomb.

Les dispositifs législatifs et réglementaires actuels relatifs à la protection de la population contre les risques liés à une ex-position au plomb dans les immeubles bâtis, à la protection des travailleurs et à l’élimination des déchets contenant du plomb.

Le rôle, les obligations et les responsabilités des différents intervenants dans la prévention des risques liés au plomb dans les bâtiments d’habitation.

Les normes et les méthodes de repérage, d’évaluation de l’état de conservation, de mesure d’empoussièrement au sol et d’examen visuel.

L’identifi cation et la caractérisation des critères de dégrada-tion du bâti, qui font partie intégrante de l’établissement d’un constat de risque d’exposition au plomb.

Les personnes physiques dont les compétences pour le dia-gnostic relatif au plomb ont été validées par une licence profes-sionnelle bâtiment et construction, spécialité diagnostics tech-niques de l’immobilier et pathologies du bâtiment, délivrée par une université, sont exonérées de l’examen théorique.

II. - L’examen pratique permet de vérifi er par une mise en si-tuation que la personne physique candidate à la certifi cation :

• Maîtrise les méthodes de mesurage, de prélèvement et d’analyse :– principes et modalités pratiques de réalisation de l’analyse

des peintures par appareil portable à fl uorescence X capable d’analyser au moins la raie K du spectre de fl uorescence émis en réponse par le plomb, limites de la méthode ;

– principes de sécurité liés à l’utilisation de ces appareils ;– modalités de réalisation de prélèvements d’écaille de pein-

ture.• Connaît les méthodes de prélèvement et d’analyse :

– modalités de réalisation de prélèvements de poussières au sol ;

– principes et méthodes d’analyse chimique ;– principes et méthodes de mesures physico-chimiques.

• Maîtrise les modalités de réalisation des missions de re-pérage des revêtements contenant du plomb, d’évaluation de leur état de conservation et des protocoles d’intervention lors du repérage.

• Maîtrise le protocole décrit par l’arrêté du 25 avril 2006 re-latif au constat de risque d’exposition au plomb.

• Maîtrise l’identifi cation et la caractérisation des critères de dégradation du bâti, qui font partie intégrante de l’établissement d’un constat de risque d’exposition au plomb.

• Sait faire une analyse de risque lié à l’exercice de son ac-tivité.

• Sait élaborer un rapport détaillé, élaborer des croquis, for-muler et rédiger des conclusions.

• Sait rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation des contrôles effectués.

• Si la personne candidate à la certifi cation souhaite être agréée conformément à l’article R. 1334-9 du code de la santé publique, l’examen pratique permet également de vérifier que cette personne maîtrise le protocole défi ni par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ÉTAT MENTIONNANT LA PRÉSENCE OU L’ABSENCE DE MATÉRIAUX OU PRODUITS

CONTENANT DE L’AMIANTE

Article L. 1334-13Un état mentionnant la présence ou, le cas échéant, l’absence de matériaux ou produits de la construction contenant de l’amiante

est produit, lors de la vente d’un immeuble bâti, dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

Un décret en Conseil d’Etat détermine les modalités d’établissement de l’état ainsi que les immeubles bâtis et les produits et ma-tériaux de construction concernés.

Code de la santé publique (partie législative)Textes sources : Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 - Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005 - Ordonnance nº 2005-1087 du 1er sept. 2005

Immeubles concernés : tous les immeubles ou parties d’immeubles quelle que soit leur affectation, dont le permis de construire a été délivré avant 1er juillet 1997. Lors de la vente : état à réaliser sur les parties privatives et dans une copropriété présentation du dossier technique amiante (DTA) des parties communes.Lors de la location : le DTA ou sa fi che récapitulative doivent être tenus à disposition des occupants de l’immeuble.Durée de validité de l’état : sans limite en l’absence d’amiante.

Textes de références:➤ Article L. 1334-13 du Code de la santé publique relatif à l’état mentionnant la présence ou l’absence de matériaux ou produits

contenant de l’amiante ........................................................................................................................................................................................... p. 25➤ Articles R. 1334-14 à R. 1334-28 du Code de la santé publique ......................................................................................................................... p. 26Les articles R. 1334-14 à R. 1334-22 traitent du repérage des fl ocages, calorifugeage et faux-plafonds.Les articles R.1334-23 et R. 1334-24 sont sont relatifs à l’état mentionnant la présence ou l’absence de matériaux ou produits contenant de l’amiante.Les articles R. 1334-25 à R. 1334-29 concernant le dossier technique amiante (DTA) (Dans la mesure où le DTA existe, sa fi che récapitulative constitue l’état à joindre au DTI).➤ Arrêté du 21 novembre 2006 défi nissant les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques opérateurs

de repérage et de diagnostic amiante dans les immeubles bâtis et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation ............... p. 29

Voir aussi l’arrêté du 22 août 2002 relatif aux consignes générales de sécurité du dossier technique «amiante», au contenu de la fi che récapitulative et aux modalités d’établissement du repérage (JO du 19 septembre 2002, p. 15425).

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Sous-section 1 Flocages, calorifugeages et faux plafonds

Article R. 1334-14Les articles de la présente sous-section s’appliquent à tous

les immeubles bâtis, qu’ils appartiennent à des personnes pri-vées ou à des personnes publiques, à la seule exception des im-meubles à usage d’habitation comportant un seul logement.

Article R. 1334-15Les propriétaires des immeubles mentionnés à l’article R.

1334-14 doivent rechercher la présence de fl ocages contenant de l’amiante dans les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1980. Ils doivent également re-chercher la présence de calorifugeages contenant de l’amiante dans les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 29 juillet 1996 et la présence de faux plafonds contenant de l’amiante dans les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.

En cas de présence de fl ocages, de calorifugeages ou de faux plafonds et si un doute persiste sur la présence d’amiante, les propriétaires font faire un ou plusieurs prélèvements. Ces pré-lèvements font l’objet d’une analyse par un organisme répon-dant aux prescriptions défi nies au deuxième alinéa de l’arti-cle R. 1334-18.

La recherche de la présence de fl ocages, de calorifugeages ou de faux plafonds et les prélèvements représentatifs mentionnés aux alinéas précédents sont réalisés par une personne répon-dant aux conditions de l’article R. 1334-29 et qui seule atteste de l’absence ou de la présence de fl ocages, de calorifugeages ou de faux plafonds et, le cas échéant, de la présence ou de l’absence d’amiante dans ces matériaux ou produits.

Article R. 1334-16En cas de présence de fl ocages ou de calorifugeages ou de

faux plafonds contenant de l’amiante, les propriétaires doivent vérifi er leur état de conservation.

A cet effet, ils font appel à une personne répondant aux conditions de l’article R. 1334-29, afi n qu’elle vérifi e l’état de conservation de ces matériaux et produits en remplissant la grille d’évaluation défi nie par arrêté des ministres chargés de la construction, de l’environnement, de la santé et du travail. Cette grille d’évaluation tient compte notamment de l’accessibilité du matériau, de son degré de dégradation, de son exposition à des chocs et vibrations ainsi que de l’existence de mouvements d’air dans le local.

Article R. 1334-17En fonction du résultat du diagnostic obtenu à partir de la

grille d’évaluation mentionnée à l’article R. 1334-16, les pro-priétaires procèdent :

1º Soit à un contrôle périodique de l’état de conservation de ces matériaux et produits dans les conditions prévues à l’arti-

cle R. 1334-16 ; ce contrôle est effectué dans un délai maximal de trois ans à compter de la date de remise au propriétaire des résultats du contrôle, ou à l’occasion de toute modifi cation subs-tantielle de l’ouvrage ou de son usage ;

2º Soit, selon les modalités prévues à l’article R. 1334-18, à une surveillance du niveau d’empoussiérement dans l’atmos-phère par un organisme agréé en microscopie électronique à transmission ;

3º Soit à des travaux de confi nement ou de retrait de l’amiante, selon les modalités prévues au dernier alinéa de l’article R. 1334-18.

Article R. 1334-18Les mesures de l’empoussièrement sont réalisées selon

des modalités défi nies par arrêté des ministres chargés de la construction, de l’environnement, du travail et de la santé. Ces mesures sont effectuées par des organismes agréés selon des modalités et conditions défi nies par arrêté du ministre chargé de la santé, pris après avis de l’Agence française de sécurité sa-nitaire de l’environnement et du travail, en fonction de la qua-lifi cation des personnels de l’organisme, de la nature des maté-riels dont il dispose et des résultats des évaluations auxquelles il est soumis. L’agrément est accordé par arrêté du ministre chargé de la santé. Cet arrêté peut limiter l’agrément aux seules opé-rations de prélèvement ou de comptage. Les organismes agréés adressent au ministre chargé de la santé un rapport d’activité sur l’année écoulée dont les modalités et le contenu sont défi nis par arrêté du ministre chargé de la santé.

Les analyses de matériaux et produits prévues aux articles R. 1334-15, R. 1334-26 et R. 1334-27 sont réalisées par un orga-nisme accrédité répondant aux exigences défi nies par un arrêté du ministre chargé de la santé précisant notamment les métho-des qui doivent être mises en œuvre pour vérifi er la présence d’amiante dans le matériau ou le produit.

Si le niveau d’empoussièrement est inférieur ou égal à la valeur de 5 fi bres par litre, les propriétaires procèdent à un contrôle périodique de l’état de conservation des matériaux et produits, dans les conditions prévues à l’article R. 1334-16, dans un délai maximal de trois ans à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle ou à l’occasion de toute modifi cation substantielle de l’ouvrage ou de son usage.

Si le niveau d’empoussièrement est supérieur à 5 fi bres par litre, les propriétaires procèdent à des travaux de confi nement ou de retrait de l’amiante, qui doivent être achevés dans un dé-lai de trente-six mois à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle. Pendant la période précédant les travaux, des mesures conservatoires appropriées doivent être mises en œuvre afi n de réduire l’exposition des occupants et de la maintenir au niveau le plus bas possible, et dans tous les cas à un niveau d’empoussièrement inférieur à 5 fi bres par litre. Les mesures conservatoires ne doivent conduire à aucune sollicita-tion des matériaux et produits concernés par les travaux.

Code de la santé publique (partie réglementaire)Textes sources : Décret nº 2004-802 du 29 juillet 2004 - Décret nº 2006-676 du 8 juin 2006 - Décret nº 2006-1099 du 31 août 2006 - Décret nº 2006-1114 du 5 septembre 2006 - Décret nº 2006-1675 du 22 décembre 2006 - Décret nº 2006-1072 du 25 août 2006

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Article R. 1334-19Par dérogation aux dispositions du dernier alinéa de l’arti-

cle R. 1334-18, le délai d’achèvement des travaux peut, à la de-mande du propriétaire, être prorogé pour les travaux concer-nant les immeubles de grande hauteur mentionnés à l’article R. 122-2 du code de la construction et de l’habitation et les éta-blissements recevant du public défi nis à l’article R. 123-2 de ce même code, classés de la première à la troisième catégorie au sens de l’article R. 123-19, lorsque les fl ocages, calorifugeages et faux plafonds contenant de l’amiante ont été utilisés à des fi ns de traitement généralisé dans ces immeubles ou établis-sements.

La demande de prorogation doit être adressée par le pro-priétaire au préfet du département du lieu d’implantation de l’immeuble ou de l’établissement concerné, dans un délai de vingt-sept mois à compter de la date à laquelle lui sont remis les résultats du contrôle prévu à l’article R. 1334-18, sauf lors-que des circonstances imprévisibles ne permettent pas le res-pect de ce délai.

La prorogation est accordée par arrêté du préfet, pris après avis du Haut Conseil de la santé publique, en tenant compte des risques spécifi ques à l’immeuble ou à l’établissement concerné et des mesures conservatoires mises en œuvre en application du dernier alinéa de l’article R. 1334-18. Le silence gardé pen-dant plus de quatre mois par le préfet vaut décision de rejet.

La prorogation est accordée pour une durée maximale de trente-six mois, renouvelable une fois lorsque, du fait de la com-plexité des opérations ou de circonstances exceptionnelles, les travaux ne peuvent être achevés dans les délais ainsi proro-gés.

Article R. 1334-20En cas de travaux nécessitant un enlèvement des matériaux

et produits mentionnés par la présente section, ceux-ci sont transportés et éliminés conformément aux dispositions des ti-tres Ier et IV du livre V du code de l’environnement.

Article R. 1334-21A l’issue des travaux et avant toute restitution des locaux

traités, le propriétaire fait procéder à un examen visuel, par un contrôleur technique ou un technicien de la construction ré-pondant aux prescriptions de l’article R. 1334-29, de l’état des surfaces traitées et, dans les conditions défi nies à l’article R. 1334-18, à une mesure du niveau d’empoussièrement après dé-mantèlement du dispositif de confi nement. Ce niveau doit être inférieur ou égal à 5 fi bres par litre. Si les travaux ne conduisent pas au retrait total des fl ocages, calorifugeages et faux plafonds, les propriétaires procèdent à un contrôle périodique de l’état de conservation de ces matériaux et produits résiduels dans les conditions prévues à l’article R. 1334-16, dans un délai maximal de trois ans à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle ou à l’occasion de toute modifi cation subs-tantielle de l’ouvrage ou de son usage.

Article R. 1334-21A l’issue des travaux et avant toute restitution des locaux

traités, le propriétaire fait procéder à un examen visuel, par une personne répondant aux conditions de l’article R. 1334-

29, de l’état des surfaces traitées et, dans les conditions défi -nies à l’article R. 1334-18, à une mesure du niveau d’empous-sièrement après démantèlement du dispositif de confi nement. Ce niveau doit être inférieur ou égal à 5 fi bres par litre. Si les travaux ne conduisent pas au retrait total des fl ocages, calo-rifugeages et faux plafonds, les propriétaires procèdent à un contrôle périodique de l’état de conservation de ces matériaux et produits résiduels dans les conditions prévues à l’article R. 1334-16, dans un délai maximal de trois ans à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle ou à l’occasion de toute modifi cation substantielle de l’ouvrage ou de son usage.

Article R. 1334-22Les propriétaires constituent, conservent et actualisent un

dossier technique regroupant notamment les informations re-latives à la recherche et à l’identifi cation des fl ocages, calorifu-geages et faux plafonds ainsi qu’à l’évaluation de leur état de conservation. Ce dossier doit préciser la date, la nature, la loca-lisation et les résultats des contrôles périodiques, des mesures d’empoussièrement et, le cas échéant, des travaux effectués à l’issue du diagnostic prévu à l’article R. 1334-16. Il est tenu à la disposition des occupants de l’immeuble bâti concerné. Il est communiqué, sur leur demande et dans le cadre de leurs at-tributions respectives, aux agents ou services mentionnés au premier alinéa de l’article L. 1312-1, à l’article L. 1421-1 et au deuxième alinéa de l’article L. 1422-1, ainsi qu’aux inspecteurs et contrôleurs du travail, aux agents du service de prévention des organismes de sécurité sociale, aux agents du ministère chargé de la construction mentionnés à l’article L. 151-1 du code de la construction et de l’habitation, aux inspecteurs de la jeunesse et des sports ainsi qu’aux personnes chargées de l’ins-pection des installations classées et des installations nucléaires de base mentionnées à l’article L. 514-5 du code de l’environ-nement. Il est aussi communiqué, à la demande de cette ins-tance, à la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité. Les propriétaires communiquent ce dossier à toute personne physique ou morale appelée à effectuer des tra-vaux dans l’immeuble bâti et conservent une attestation écrite de cette communication.

Sous-section 2 Ventes d’immeubles bâtis, dossier technique « amiante » et repérage avant démolition

Article R. 1334-23Les articles de la présente sous-section s’appliquent aux im-

meubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, qu’ils appartiennent à des personnes privées ou à des personnes publiques.

Article R. 1334-24Les propriétaires des immeubles mentionnés à l’article R.

1334-23 produisent, au plus tard à la date de toute promesse de vente ou, à défaut de promesse, à la date de l’acte authentique de vente, un constat précisant la présence ou, le cas échéant, l’ab-sence de matériaux et produits contenant de l’amiante mention-

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

nés à l’annexe 13-9. Ce constat indique la localisation et l’état de conservation de ces matériaux et produits.

Ce constat ou, lorsque le dossier technique « Amiante » existe, la fi che récapitulative contenue dans ce dossier constitue l’état mentionné à l’article L. 1334-13.

Article R. 1334-25Les propriétaires des immeubles mentionnés aux deux ali-

néas suivants constituent le dossier technique « Amiante » défi ni à l’article R. 1334-26 avant les dates limites suivantes :– le 31 décembre 2003 pour les immeubles de grande hauteur

mentionnés à l’article R. 122-2 du code de la construction et de l’habitation et les établissements recevant du public défi nis à l’article R. 123-2 de ce même code, classés de la première à la quatrième catégorie au sens de l’article R. 123-19 du même code à l’exception des parties privatives des immeubles col-lectifs d’habitation ;

– le 31 décembre 2005 pour les immeubles de bureaux, les éta-blissements recevant du public et classés dans la cinquième catégorie, les immeubles destinés à l’exercice d’une activité in-dustrielle ou agricole, les locaux de travail et les parties à usage commun des immeubles collectifs d’habitation.Les propriétaires des immeubles mentionnés aux deux précé-

dents alinéas tiennent à jour le dossier technique « Amiante ».

Article R. 1334-26Le dossier technique « Amiante » comporte :1º La localisation précise des matériaux et produits contenant

de l’amiante ainsi que, le cas échéant, leur signalisation ;2º L’enregistrement de l’état de conservation de ces maté-

riaux et produits ;3º L’enregistrement des travaux de retrait ou de confi nement

de ces matériaux et produits et des mesures conservatoires mi-ses en œuvre ;

4º Les consignes générales de sécurité à l’égard de ces ma-tériaux et produits, notamment les procédures d’intervention, y compris les procédures de gestion et d’élimination des dé-chets ;

5º Une fi che récapitulative.Le dossier technique « Amiante » est établi sur la base d’un re-

pérage portant sur les matériaux et produits fi gurant sur la liste défi nie à l’annexe 13-9 et accessibles sans travaux destructifs. Pour le réaliser, les propriétaires font appel à une personne ré-pondant aux conditions de l’article R. 1334-29. Les analyses de matériaux et produits sont réalisées selon les modalités prévues au deuxième alinéa de l’article R. 1334-18.

En cas de repérage d’un matériau ou produit dégradé conte-nant de l’amiante, la personne mentionnée à l’alinéa précédent est tenue de le mentionner ainsi que les mesures d’ordre géné-ral préconisées.

Un arrêté des ministres chargés de la construction, de l’en-vironnement, du travail et de la santé défi nit les consignes gé-nérales de sécurité, le contenu de la fi che récapitulative et les modalités d’établissement du repérage.

Article R. 1334-27Les propriétaires des immeubles mentionnés à l’article R.

1334-23 sont tenus, préalablement à la démolition de ces im-

meubles, d’effectuer un repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante et de transmettre les résultats de ce re-pérage à toute personne physique ou morale appelée à conce-voir ou à réaliser les travaux.

Ce repérage est réalisé selon les modalités prévues au sep-tième alinéa de l’article R. 1334-26.

Un arrêté des ministres chargés de la construction, du tra-vail et de la santé défi nit les catégories de matériaux et pro-duits devant faire l’objet de ce repérage ainsi que les modalités d’intervention.

Article R. 1334-28Le dossier technique « Amiante » défi ni à l’article R. 1334-

26 est tenu à la disposition des occupants de l’immeuble bâti concerné, des chefs d’établissement, des représentants du per-sonnel et des médecins du travail lorsque l’immeuble comporte des locaux de travail. Il est communiqué, sur leur demande et dans le cadre de leurs attributions respectives, aux agents ou services mentionnés au premier alinéa de l’article L. 1312-1, à l’article L. 1421-1 et au deuxième alinéa de l’article L. 1422-1, ainsi qu’aux inspecteurs et contrôleurs du travail ou aux ins-pecteurs d’hygiène et sécurité, aux agents du service de pré-vention des organismes de sécurité sociale et de l’organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics, aux agents du ministère chargé de la construction mentionnés à l’article L. 151-1 du code de la construction et de l’habitation, aux inspecteurs de la jeunesse et des sports ainsi qu’aux per-sonnes chargées de l’inspection des installations classées et des installations nucléaires de base mentionnées à l’article L. 514-5 du code de l’environnement. Il est aussi communiqué, à la demande de cette instance, à la commission consultative dé-partementale de sécurité et d’accessibilité.

Les propriétaires communiquent le dossier technique « Amiante » à toute personne physique ou morale appelée à ef-fectuer des travaux dans l’immeuble bâti et conservent une at-testation écrite de cette communication.

Les propriétaires communiquent la fi che récapitulative du dossier technique « Amiante » prévue à l’article R. 1334-26 aux occupants de l’immeuble bâti concerné ou à leur représentant et aux chefs d’établissement lorsque l’immeuble comporte des locaux de travail, dans un délai d’un mois à compter de sa date de constitution ou de mise à jour.

Article R. 1334-29La personne mentionnée aux articles R. 1334-15, R. 1334-

16, R. 1334-21 et R. 1334-26 répond aux conditions de l’arti-cle L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation et de ses textes d’application. En outre, elle ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépen-dance avec une entreprise susceptible d’organiser des travaux de retrait ou de confi nement des matériaux et produits conte-nant de l’amiante.

Elle adresse aux ministres chargés de la construction et de la santé un rapport d’activité sur l’année écoulée. Un arrêté des ministres chargés de la construction et de la santé défi nit les modalités de transmission et le contenu du rapport d’activité.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Critères de certifi cation des compétences des personnes physiques opérateurs de repérage et de diagnostic amiante dans les immeubles bâtis et critères d’accréditation des organismes de certifi cationArrêté du 21 novembre 2006 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - J.O du 5 décembre 2006 - NOR : SOCU0611884A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre de la santé et des solidarités,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment son article R. 271-1 ;

Vu le code de la santé publique, notamment son article R. 1334-29,

Arrêtent :

Article 1Les organismes de certifi cation visés au troisième alinéa de

l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation sont accrédités conformément aux prescriptions de la norme NF EN ISO/CEI 17024.

Article 2La procédure de certifi cation des personnes physiques qui

effectuent des missions de repérage et de diagnostic de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’amiante, visées à l’article R. 1334-29 du code de la santé publique, et les conditions imposées aux organismes autorisés à délivrer la cer-tifi cation, mentionnées au troisième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation, répondent en outre aux exigences fi gurant en annexe 1.

Article 3Les compétences exigées des personnes physiques candi-

dates à la certifi cation, relatives aux connaissances techniques dans le domaine du bâtiment et à l’aptitude à effectuer des mis-sions de repérage et de diagnostic de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’amiante, mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation, sont défi nies à l’annexe 2.

Article 4Chaque organisme de certifi cation tient à la disposition du

public la liste des personnes certifi ées et leurs coordonnées professionnelles.

Article 5Le rapport annuel d’activité défi ni à l’article R. 1334-29 du

code de la santé publique est transmis au préfet du départe-ment du lieu des prestations effectuées. Ce rapport est adressé au plus tard le 1er mars de l’année suivante.

Le rapport annuel d’activité est constitué selon les modalités précisées en annexe 3 du présent arrêté. Il mentionne la liste des personnes ayant réalisé les missions de repérage et les ré-férences de leur certifi cation

L’obligation de transmission du rapport annuel d’activité s’im-pose aux opérateurs de repérage exerçant à titre individuel et

aux personnes morales qui emploient une ou plusieurs person-nes certifi ées pour effectuer sous leur autorité des missions de repérage et de diagnostic des matériaux et produits contenant de l’amiante au titre du code de la santé publique susvisé.

Article 6Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et le directeur général de la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 21 novembre 2006.

ANNEXE 1

Exigences complémentaires à la norme NF EN ISO/CEI 17024 à satisfaire par l’organisme de certifi cation

1. Structure organisationnelle(NF EN ISO/CEI 17024 - § 4.2.3)

Les parties associées au comité du dispositif particulier, concernées par le contenu et le fonctionnement du système de certifi cation, visées dans le référentiel en vigueur, compren-nent au moins un représentant des utilisateurs (associations de consommateurs, notaires ou agents immobiliers, syndics,…), un représentant des personnes certifi ées ou candidates et un re-présentant des pouvoirs publics prescripteurs.

La participation au comité du dispositif particulier des repré-sentants des personnes candidates à la certifi cation prendra fi n le 1er novembre 2007.

2. Exigences relatives aux examinateurs(NF EN ISO/CEI 17024 - § 5.2)Critères de sélection des examinateurs

Les examinateurs qualifi és par les organismes de certifi ca-tion doivent :– connaître le dispositif particulier de certifi cation applicable ;– connaître de façon approfondie les méthodes et documents

d’examens applicables ;– détenir la compétence appropriée du domaine à examiner ;– avoir une pratique courante aussi bien orale qu’écrite de la

langue française ;– être libre de tout intérêt susceptible d’entacher leur impar-

tialité ;– respecter la confi dentialité ;– ne pas avoir eu de lien, de quelque nature que ce soit, suscep-

tible d’entacher leur éthique, avec les candidats.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

3. Processus de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6)

Les délais maximaux entre chaque étape du processus de certifi cation sont précisés dans le référentiel de certifi cation.

Le processus de certifi cation fait apparaître les étapes ci-après.

Chaque étape permet de vérifi er au moins les compétences du candidat détaillées en annexe 2.

3.1. Evaluation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.2)

L’évaluation du candidat à la certifi cation est réalisée selon la procédure suivante :

Tout candidat à la certifi cation soumet un dossier de candi-dature à l’organisme certifi cateur qui juge de sa recevabilité. L’organisme de certifi cation vérifi e que le candidat dispose des compétences requises au travers d’un examen théorique suivi d’un examen pratique.

L’examen théorique est réalisé en application des disposi-tions prévues à l’annexe 2 ; les candidats répondant aux condi-tions du dernier alinéa du I de l’annexe 2 en sont exemptés.

L’examen pratique implique pour le candidat à la certifi ca-tion une mise en situation de diagnostic et permet de vérifi er les compétences mentionnées en annexe 2.

3.2. Décision en matière de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3)3.2.1. Notifi cation de la décision au candidat

La décision en matière de certifi cation est notifi ée au candidat dans un délai maximum de deux mois après son évaluation.

A titre transitoire, si l’évaluation a été réalisée avant le 1er fé-vrier 2007, ce délai est porté à quatre mois.

Tout refus de certifi cation doit être argumenté.3.2.2. Validité de la certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3.3)

La validité d’une certifi cation est de cinq ans.

4. Surveillance(NF-EN ISO/CEI 17024 - § 6.4)

Lors du premier cycle de certifi cation, une opération de sur-veillance est réalisée durant la deuxième année. Lors des cycles de certifi cation suivants, une opération de surveillance est me-née au cours de la troisième année.

Les opérations de surveillance permettent à l’organisme cer-tifi cateur de vérifi er le maintien des compétences mentionnées en annexe 2.

La surveillance consiste pour l’organisme de certifi cation à vérifi er que la personne certifi ée :– se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-

mentaires dans le domaine concerné ;– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la certi-

fi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispo-sitions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques profes-sionnelles en vigueur de dix repérages établis par la personne certifi ée et représentatifs des types de missions réalisées.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

L’organisme de certifi cation établit les modalités de suspen-sion ou de retrait du certifi cat si les exigences ci-avant ne sont pas satisfaites.

Sauf cas de force majeure, la cessation d’activité dans le ou les secteurs concernés est un critère de retrait de la certifi cation dans le ou lesdits secteurs.

5. Recertifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.5)

A l’issue de la période de validité défi nie au 3.2, il y a lieu de procéder à la recertifi cation.

L’évaluation de recertifi cation comprend :– un examen théorique, de même nature que celui stipulé au

§ 3.1 et applicable à toutes les personnes certifi ées ;– un examen pratique de même nature que celui stipulé au

§ 3.1.Elle permet en outre de vérifi er que la personne certifi ée :

– se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-mentaires dans le domaine concerné ;

– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la certi-fi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispo-sitions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques profes-sionnelles en vigueur de dix repérages établis par la personne certifi ée et représentatifs des types de missions réalisées.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

ANNEXE 2

Compétences des personnes physiquesI. - Lors de l’examen théorique, la personne physique can-

didate à la certifi cation démontre qu’elle possède les connais-sances requises sur :– les différentes structures, les principaux systèmes constructifs,

la terminologie technique tout corps d’état et la terminologie juridique du bâtiment ;

– le matériau amiante, et notamment ses propriétés physico-chimiques ;

– les risques sanitaires liés à une exposition aux fibres d’amiante ;

– les différents matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ;

– l’historique des techniques d’utilisation de l’amiante et condi-tions d’emploi des matériaux et produits ayant contenu de l’amiante jusqu’à leur interdiction ;

– les dispositifs législatif et réglementaire relatifs à l’interdic-tion d’utilisation de l’amiante, à la protection de la popula-tion contre les risques liés à une exposition à l’amiante dans les immeubles bâtis, à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante et à l’élimi-nation des déchets contenant de l’amiante ;

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

– le rôle, les obligations et les responsabilités des différents in-tervenants ;

– les normes et les méthodes de repérage, d’évaluation de l’état de conservation et de mesure d’empoussièrement dans l’air et d’examen visuel ;

– les règlements de sécurité contre les risques d’incendie et de panique, notamment dans les établissements recevant du pu-blic, les immeubles collectifs d’habitation et les immeubles de grandes hauteurs ;

– les techniques de désamiantage, de confi nement et des tra-vaux sous confi nement.Les personnes physiques dont les compétences pour le dia-

gnostic relatif à l’amiante ont été validées par une licence pro-fessionnelle bâtiment et construction, spécialité diagnostics techniques de l’immobilier et pathologies du bâtiment, délivrée par une université, sont exonérées de l’examen théorique.

II. - L’examen pratique permet de vérifi er par une mise en si-tuation que la personne physique candidate à la certifi cation :– maîtrise les modalités de réalisation des missions de repérage

des matériaux et produits contenant de l’amiante et d’exa-men visuel ;

– maîtrise les méthodes d’évaluation de l’état de conservation des matériaux et produits contenant de l’amiante ;

– maîtrise les protocoles d’intervention lors du repérage ;– sait faire une analyse de risque lié à l’exercice de son acti-

vité ;

– sait élaborer un rapport détaillé, élaborer des croquis ou des plans avec indication du type de vue (plan, élévation), formu-ler et rédiger des conclusions et des recommandations ;

– sait fi xer le nombre de sondages et effectuer un prélèvement (technique, quantité, conditionnement, traçabilité, maîtrise du risque de contamination) ;

– sait rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation des contrôles effectués.

ANNEXE 3

Rapport annuel d’activité

Le rapport annuel d’activité, adressé au préfet du départe-ment du lieu des prestations effectuées, comprend le tableau présenté ci-dessous.

Dans ce tableau, le nombre d’établissements ou de logements ayant fait l’objet d’une mission de recherche ou d’évaluation de l’état de conservation de matériaux ou produits contenant de l’amiante doit être indiqué dans les cases correspondantes.

Lorsqu’un immeuble collectif d’habitation fait l’objet d’une mission de repérage, le nombre de logements est reporté dans le tableau, ainsi que les parties communes (par exemple, pour une copropriété, on comptera une « partie commune » et autant de « logements » qu’il y a de logements).

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Article R. 133-1L’injonction de procéder à la recherche de termites ainsi

qu’aux travaux prévus à l’article L. 133-1 est prise par arrêté du maire et notifi ée au propriétaire de l’immeuble.

Le propriétaire justifi e du respect de l’obligation de recher-che de termites en adressant au maire un état du bâtiment rela-tif à la présence de termites mentionné à l’article R. 133-7, établi

par une personne exerçant l’activité d’expertise ou de diagnos-tic de la présence de termites, indiquant les parties de l’immeu-ble visitées et celles n’ayant pu être visitées, les éléments infes-tés ou ayant été infestés par la présence de termites et ceux qui ne le sont pas, ainsi que la date de son établissement.

Le propriétaire justifi e du respect de l’obligation de réalisa-tion des travaux préventifs ou d’éradication en adressant au

Code de la construction et de l’habitation (partie réglementaire)Textes sources: Décret nº 2000-613 du 3 juillet 2000 - Décret nº 2006-1114 du 5 septembre 2006 - Décret nº 2006-1653 du 21 décembre 2006

ÉTAT RELATIF À LA PRÉSENCE DE TERMITES DANS LE BÂTIMENT

Article L. 133-4Dès qu’il a connaissance de la présence de termites dans un

immeuble bâti ou non bâti, l’occupant de l’immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie. A défaut d’occupant, la déclara-tion incombe au propriétaire. Pour les parties communes d’un immeuble relevant de la loi nº 65-557 du 10 juillet 1965 fi xant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires.

Article L. 133-5Lorsque, dans une ou plusieurs communes, des foyers de

termites sont identifi és, un arrêté préfectoral, pris sur propo-sition ou après consultation des conseils municipaux intéres-

sés, délimite les zones contaminées ou susceptibles de l’être à court terme.

En cas de démolition totale ou partielle d’un bâtiment situé dans ces zones, les bois et matériaux contaminés sont incinérés sur place ou traités avant tout transport si leur destruction par incinération sur place est impossible. La personne qui a procédé à ces opérations en fait la déclaration en mairie.

Article L. 133-6En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble bâti situé dans

une zone délimitée en application de l’article L. 133-5, un état re-latif à la présence de termites est produit dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 à L. 271-6.

Code de la construction et de l’habitation (partie législative)Textes sources : Loi nº 99-471 du 8 juin 1999 - Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005 - Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 - Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006

Immeubles concernés : tous les immeubles ou parties d’immeubles situés dans une zone classée à risque délimitée par un arrêté préfectoral. Lors de la vente : état à réaliser sur les parties privatives.Lors de la location : pas d’état prévu.Durée de validité du diagnostic : 6 mois

Textes de références:➤ Article L. 133-4 à L. 133-6 du Code de la construction et de l’habitation fi xant l’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment .... p. 32➤ Articles R. 133-1 à R. 133-8 du Code de la construction et de l’habitation ........................................................................................................ p. 32➤ Arrêté du 30 octobre 2006 défi nissant les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques réalisant l’état

relatif à la présence de termites dans le bâtiment et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation ........................................ p. 34➤ Arrêté du 29 mars 2007 défi nissant le modèle et la méthode de réalisation de l’état du bâtiment relatif à la présence de termites ........... p. 36

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

maire une attestation, établie par une personne exerçant l’acti-vité de traitement et de lutte contre les termites distincte de la personne ayant établi un état du bâtiment relatif à la présence de termites mentionné à l’article R. 133-7 prévu à l’alinéa précé-dent, certifi ant qu’il a été procédé aux travaux correspondants.

Article R. 133-2Le fait pour le propriétaire de ne pas justifi er du respect de

l’obligation de recherche des termites ainsi que de l’obligation de réalisation des travaux préventifs ou d’éradication selon les modalités prévues à l’article R. 133-1 est puni des peines pré-vues pour les contraventions de 5e classe.

Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement des infractions défi nies ci-dessus dans les condi-tions prévues à l’article 121-2 du code pénal. Elles encourent la peine d’amende selon les modalités prévues à l’article 131-41 du même code.

La récidive des contraventions prévues au présent article est punie conformément aux dispositions de l’article 132-11 du code pénal.

Article R. 133-3La déclaration de la présence de termites dans un immeuble

bâti ou non bâti, prévue à l’article L. 133-4, est adressée, dans le mois suivant les constatations, au maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou déposée contre récépissé en mairie.

La déclaration précise l’identité du déclarant et les éléments d’identifi cation de l’immeuble. Elle mentionne les indices révé-lateurs de la présence de termites et peut à cette fi n être accom-pagnée de l’état relatif à la présence de termites mentionné à l’article R. 133-7. Elle est datée et signée par le déclarant.

Article R. 133-4L’arrêté préfectoral, prévu à l’article L. 133-5, pris sur proposi-

tion ou après consultation des conseils municipaux intéressés et délimitant les zones contaminées par les termites ou susceptibles de l’être à court terme, est affi ché pendant trois mois en mairie dans les communes où sont situées les zones délimitées.

Mention de l’arrêté et des modalités de consultation de celui-ci est insérée en caractères apparents dans un journal régional ou local diffusé dans le département.

Les effets juridiques attachés à la délimitation des zones ont pour point de départ l’exécution de l’ensemble des formalités de publicité mentionnées aux alinéas précédents, la date à pren-dre en compte pour l’affi chage en mairie étant celle du premier jour où il est effectué.

L’arrêté est en outre publié au recueil des actes administra-tifs de la préfecture.

L’arrêté et ses annexes peuvent être consultés dans les mai-

ries des communes intéressées ainsi qu’à la préfecture.L’arrêté préfectoral portant modifi cation ou suppression des

zones fait l’objet des mêmes formalités et mesures de publicité.

Article R. 133-5La personne qui a procédé à des opérations d’incinération

sur place ou de traitement avant transport des bois et matériaux contaminés par les termites, en cas de démolition d’un bâtiment situé dans les zones délimitées par arrêté préfectoral, souscrit dans le mois suivant l’achèvement des opérations la déclaration prévue au deuxième alinéa de l’article L. 133-5.

La déclaration est adressée au maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou déposée à la mairie contre récépissé.

Elle précise l’identité de la personne qui a procédé aux opéra-tions et mentionne les éléments d’identifi cation de l’immeuble d’où proviennent les bois et matériaux de démolition contami-nés par les termites ainsi que la nature des opérations d’inci-nération ou de traitement et le lieu de stockage des matériaux. Elle est datée et signée par le déclarant.

Article R. 133-6Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la

troisième classe le fait de ne pas souscrire la déclaration de la présence de termites prévue à l’article L. 133-4.

Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe le fait de ne pas souscrire dans les conditions prévues à l’article R. 133-5 la déclaration en mairie relative aux opérations d’incinération ou de traitement avant transport des bois ou matériaux contaminés par les termites.

Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait de ne pas avoir procédé, en cas de dé-molition de bâtiment situé dans une zone délimitée par ar-rêté préfectoral, aux opérations d’incinération ou de traitement avant transport des bois ou matériaux contaminés par les termi-tes, exigées au deuxième alinéa de l’article L. 133-5.

La récidive de la contravention prévue à l’alinéa précédent est punie conformément à l’article 132-11 du code pénal.

Article R. 133-7L’état du bâtiment relatif à la présence de termites prévu

à l’article L. 133-6 est établi par une personne répondant aux conditions de l’article L. 271-6 et de ses textes d’application.

Il identifi e l’immeuble en cause, indique les parties visitées et celles qui n’ont pu l’être, les éléments infestés par la présence de termites et ceux qui ne le sont pas. L’état est daté et signé.

Article R. 133-8La durée de validité de l’état du bâtiment relatif à la présence

de termites prévu à l’article R. 133-7 est défi nie au troisième ali-néa de l’article R. 271-5.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Critères de certifi cation des compétences des personnes physiquesréalisant l’état relatif à la présence de termites dans le bâtimentet les critères d’accréditation des organismes de certifi cationArrêté du 30 octobre 2006 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - JO du 11 novembre 2006 - NOR : SOCU0611887A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre de l’outre-mer,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 133-7 et R. 271-1,

Arrêtent :

Article 1

Les organismes de certifi cation visés au troisième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation sont accrédités conformément aux prescriptions de la norme NF EN ISO/CEI 17024.

Article 2

La procédure de certifi cation des personnes physiques qui réalisent des états relatifs à la présence de termites dans le bâ-timent, visées à l’article R. 133-7 du code de la construction et de l’habitation, et les conditions imposées aux organismes auto-risés à délivrer la certifi cation, mentionnées au troisième alinéa de l’article R. 271-1 du même code, répondent en outre aux exi-gences fi gurant en annexe 1.

Article 3

Les compétences exigées des personnes physiques candi-dates à la certifi cation, relatives aux connaissances techniques dans le domaine du bâtiment et à l’aptitude à établir des états relatifs à la présence de termites dans le bâtiment, mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construc-tion et de l’habitation, sont défi nies à l’annexe 2.

Des compétences particulières donnant lieu à une certifi ca-tion spécifi que sont exigées pour les personnes physiques exer-çant dans les départements d’outre-mer.

Article 4

Chaque organisme de certifi cation tient à la disposition du public la liste des personnes physiques certifi ées et leurs coor-données professionnelles.

Article 5

Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction et le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles de l’outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 30 octobre 2006.

ANNEXE 1

Exigences complémentaires à la norme NF EN ISO/CEI 17024 à satisfaire par l’organisme de certifi cation

1. Structure organisationnelle(NF EN ISO/CEI 17024 - § 4.2.3)

Les parties associées au « comité du dispositif particulier », concernées par le contenu et le fonctionnement du système de certifi cation, visées dans le référentiel en vigueur, comprennent au moins un représentant des utilisateurs, un représentant des personnes physiques certifi ées, ou candidates, et un représen-tant des pouvoirs publics prescripteurs.

La participation au comité du dispositif particulier des repré-sentants des personnes candidates à la certifi cation prendra fi n le 1er novembre 2007.

2. Exigences concernant les examinateurs(NF EN ISO/CEI 17024 - § 5.2)Critères de sélection des examinateurs :

Les examinateurs qualifi és par les organismes de certifi ca-tion doivent, en référence à l’état relatif à la présence de termi-tes dans le bâtiment :– connaître le dispositif particulier de certifi cation applicable ;– connaître de façon approfondie les méthodes et documents

d’examens applicables ;– détenir la compétence appropriée du domaine à examiner ;– avoir une pratique courante aussi bien orale qu’écrite de la

langue française ;– être libre de tout intérêt susceptible d’entacher leur impartialité ;– respecter la confi dentialité ;– ne pas avoir eu de lien, de quelque nature que ce soit, suscep-

tible d’entacher leur éthique, avec les candidats.

3. Processus de certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024 - § 6)

Les délais maximaux entre chaque étape du processus de certifi cation sont précisés dans le référentiel de certifi cation.

Le processus de certifi cation fait apparaître les étapes ci-après.

Chaque étape permet de vérifi er au moins les compétences du candidat détaillées en annexe 2.

3.1. Evaluation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.2)

L’évaluation du candidat à la certifi cation est réalisée selon la procédure suivante :

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6 février 2009 • Le Moniteur 35

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Tout candidat à la certifi cation soumet un dossier de candida-ture à l’organisme certifi cateur qui juge de sa recevabilité.

L’organisme de certifi cation vérifi e que le candidat dispose des compétences requises au travers d’un examen théorique suivi d’un examen pratique.

L’examen théorique est réalisé en application des disposi-tions prévues à l’annexe 2 ; les candidats répondant aux condi-tions du dernier alinéa du I de l’annexe 2 en sont exemptés.

L’examen pratique implique pour le candidat à la certifi ca-tion une mise en situation de diagnostic et permet de vérifi er les compétences mentionnées en annexe 2.

3.2. Décision en matière de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3)3.2.1. Notifi cation de la décision au candidat

La décision en matière de certifi cation est notifi ée au candi-dat dans un délai maximum de deux mois après la fi n de son évaluation.

A titre transitoire, si l’évaluation a été réalisée avant le 1er fé-vrier 2007, ce délai est porté à quatre mois.

Tout refus de certifi cation doit être argumenté.3.2.2. Validité de la certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3.3)

La validité d’une certifi cation est de cinq ans.

4. SurveillanceLors du premier cycle de certifi cation, une opération de sur-

veillance est réalisée durant la deuxième année. Lors des cycles de certifi cation suivants, une opération de surveillance est me-née au cours de la troisième année.

Les opérations de surveillance permettent à l’organisme cer-tifi cateur de vérifi er les compétences détaillées en annexe 2.

La surveillance consiste pour l’organisme de certifi cation à vérifi er que la personne certifi ée :– se tient à jour des évolutions techniques, législative et régle-

mentaire dans le domaine concerné ;– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la certifi ca-

tion. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de dix constats établis par la personne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation un état

des réclamations et plaintes le concernant sur la période écoulée.L’organisme de certifi cation établit les modalités de suspen-

sion ou de retrait du certifi cat si les exigences ci-avant ne sont pas satisfaites.

Sauf cas de force majeure, la cessation d’activité dans le sec-teur concerné est un critère de retrait de la certifi cation dans ledit secteur.

5. Recertifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.5)

A l’issue de la période de validité défi nie au 3.2, il y a lieu de procéder à la recertifi cation.

L’évaluation de recertifi cation comprend :– un examen théorique de même nature que celui stipulé au

§ 3.1 et applicable à toutes les personnes certifi ées ;

– un examen pratique de même nature que celui stipulé au § 3.1.Elle permet en outre de vérifi er que la personne certifi ée :

– se tient à jour des évolutions techniques, législative et régle-mentaire dans le domaine concerné ;

– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de dix constats établis par la per-sonne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

ANNEXE 2

Compétences des personnes physiquesI. - Lors de l’examen théorique, la personne physique can-

didate à la certifi cation démontre qu’elle possède les connais-sances requises sur :– les différentes structures des principaux systèmes constructifs,

la terminologie technique tout corps d’état et la terminologie juridique du bâtiment en rapport avec le bois ;

– la biologie des termites présents en métropole, si la personne exerce en métropole uniquement ;

– la biologie des termites présents outre-mer, si la personne exerce outre-mer ;

– les techniques de construction, les problèmes et pathologies du bâtiment ;

– les textes réglementaires sur le sujet ;– le bois et matériaux dérivés, ses agents de dégradations biolo-

giques, sa durabilité naturelle et conférée, et ses applications en construction ;

– les notions relatives aux différentes méthodes et moyens de lutte contre les termites, méthodes préventives et curatives ;

– les équipements nécessaires au bon déroulement de la mission.Les personnes physiques dont les compétences pour l’état

relatif à la présence de termites dans le bâtiment ont été vali-dées par une licence professionnelle bâtiment et construction, spécialité diagnostics techniques de l’immobilier et patholo-gies du bâtiment, délivrée par une université, sont exonérées de l’examen théorique.

II. - L’examen pratique permet de vérifi er par une mise en si-tuation que la personne physique candidate à la certifi cation :– applique une méthodologie de réalisation des états relatifs à

la présence des termites dans le bâtiment et utilise les outils adaptés à l’activité ;

– sait rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation des contrôles effectués.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Modèle et méthode de réalisation de l’état du bâtiment relatif à la présence de termitesArrêté du 29 mars 2007 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - JO du 28 avril 2007 - NOR : SOCU0751093A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du loge-ment,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles L. 133-6, L. 271-4 à L. 271-6, R. 133-1, R. 133-3 et R. 133-7 ;

Vu le décret n° 2000-613 du 3 juillet 2000 relatif à la protec-tion des acquéreurs et propriétaires d’immeubles contre les termites,

Arrête :

Article 1L’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment est réa-

lisé en respectant les exigences méthodologiques suivantes :– préalablement à son intervention, l’opérateur de diagnostic

identifi e le client, collecte les informations concernant le bâ-timent et obtient les autorisations nécessaires à la réalisation de sa mission ;

– il se doit de mettre en œuvre l’ensemble des moyens mis à sa dis-position pour détecter une éventuelle présence de termites ;

– lors de la visite, il examine l’ensemble des niveaux et la totalité des pièces et volumes ;

– il procède à un examen visuel minutieux de l’ensemble des éléments et ouvrages constituant le bâtiment ;

– il procède à des sondages sur les ouvrages bois.

L’application de la norme XP P 03-201 ou de toutes autres normes ou spécifi cations techniques équivalentes en vigueur dans un Etat membre de la Communauté européenne ou un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, ayant le même objet, est présumée satisfaire aux exigences mé-thodologiques susmentionnées.

Article 2L’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment donne

lieu à la rédaction d’un rapport de visite établi, en langue fran-çaise, suivant le modèle fourni en annexe 1 du présent arrêté.

Article 3L’arrêté du 10 août 2000 fi xant le modèle de l’état parasitaire

relatif à la présence de termites dans un immeuble est abrogé.

Article 4Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 29 mars 2007.

ANNEXE

Modèle de rapport de l’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment

A. - Désignation du ou des bâtiments :Localisation du ou des bâtiments : Département : ...........................................................................................................................................................................................................Commune : ................................................................................................................................................................................................................Adresse : .....................................................................................................................................................................................................................Lieudit : ......................................................................................................................................................................................................................Numéro de rue, voie : ...............................................................................................................................................................................................Référence cadastrale : .............................................................................................................................................................................................Désignation et situation du ou des lots de copropriété : ...................................................................................................................................

B. - Désignation du client :Désignation du client : Nom : ..........................................................................................................................................................................................................................Prénom : .....................................................................................................................................................................................................................Adresse : .....................................................................................................................................................................................................................Si le client n’est pas le donneur d’ordre : .............................................................................................................................................................Qualité du donneur d’ordre (sur déclaration de l’intéressé) : ..........................................................................................................................Nom : ..........................................................................................................................................................................................................................Prénom : .....................................................................................................................................................................................................................Adresse : .....................................................................................................................................................................................................................

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6 février 2009 • Le Moniteur 37

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

C. - Désignation de l’opérateur de diagnostic :Identité de l’opérateur de diagnostic : Nom : ..........................................................................................................................................................................................................................Prénom : .....................................................................................................................................................................................................................Raison sociale et nom de l’entreprise : .................................................................................................................................................................Adresse : .....................................................................................................................................................................................................................Numéro SIRET : .......................................................................................................................................................................................................Désignation de la compagnie d’assurance : ........................................................................................................................................................Numéro de police et date de validité : ..................................................................................................................................................................Certifi cation de compétence délivrée par : ................................................................................., le ..................................................................

D. - Identifi cation des bâtiments et des parties de bâtiments visités et des éléments infestés ou ayant été infestés par les termites et ceux qui ne le sont pas :

Bâtiments et parties de bâtiments visités (1) Ouvrages, parties d’ouvrages et éléments examinés (2) Résultat du diagnostic d’infestation (3)

........................................................................ ........................................................................ ........................................................................

........................................................................ ........................................................................ ........................................................................

........................................................................ ........................................................................ ........................................................................

........................................................................ ........................................................................ ........................................................................(1) Identifi er notamment chaque bâtiment et chacune des pièces du bâtiment.(2) Identifi er notamment : ossature, murs, planchers, escaliers, boiseries, plinthes, charpentes…(3) Mentionner les indices ou l’absence d’indices d’infestation de termites et en préciser la nature et la localisation.

E. - Identifi cation des bâtiments et parties du bâtiment (pièces et volumes) n’ayant pu être visités et justifi cation :.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

F. - Identifi cation des ouvrages, parties d’ouvrages et éléments qui n’ont pas été examinés et justifi cation :.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

G. - Moyens d’investigation utilisés :.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

H. - Constatations diverses :.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

Cachet de l’entreprise Dates de visite et d’établissement de l’étatVisite effectuée le .........................................................................................................................Fait à ...................................................... , le .................................................................................Nom : ........................................................Prénom : .................................................................... Signature de l’opérateur

Nota. - Dans le cas de la présence de termites, il est rappelé l’obligation de déclaration en mairie de l’infestation prévue aux articles L. 133-4 et R. 133-3 du code de la construction et de l’habitation.

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38 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ÉTAT DE L’INSTALLATION INTÉRIEURE DE GAZ

Article L. 134-6En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation comportant une installation intérieure de gaz réalisée de-

puis plus de quinze ans, un état de cette installation en vue d’évaluer les risques pouvant compromettre la sécurité des personnes est produit dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 à L. 271-6.

Article R. 134-6L’état de l’installation intérieure de gaz prévu à l’article L.

134-6 est réalisé dans les parties privatives des locaux à usage d’habitation et leurs dépendances.

Article R. 134-7L’état de l’installation intérieure de gaz décrit, au regard des

exigences de sécurité :a) L’état des appareils fi xes de chauffage et de production

d’eau chaude sanitaire ou mettant en œuvre un moteur ther-mique, alimentés par le gaz ;

b) L’état des tuyauteries fi xes d’alimentation en gaz et leurs accessoires ;

c) L’aménagement des locaux où fonctionnent les appareils à gaz, permettant l’aération de ces locaux et l’évacuation des pro-duits de combustion.

L’état est réalisé sans démontage d’éléments des installations. Il est établi selon un modèle défi ni par arrêté conjoint des mi-nistres chargés de la construction et de l’industrie.

Article R. 134-8Pour réaliser l’état de l’installation intérieure de gaz, il est fait

appel à une personne répondant aux conditions de l’article L. 271-6 et de ses textes d’application.

Article R. 134-8-1La durée de validité de l’état de l’installation intérieure de gaz

est défi nie au quatrième alinéa de l’article R. 271-5.

Article R. 134-9Lorsqu’une installation intérieure de gaz modifi ée ou complé-

tée a fait l’objet d’un certifi cat de conformité visé par un orga-nisme agréé par le ministre chargé de l’industrie en application du décret nº 62-608 du 23 mai 1962 fi xant les règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustible, ce certifi cat tient lieu d’état de l’installation intérieure de gaz prévu par l’article L. 134-6 s’il a été établi depuis moins de trois ans à la date à laquelle ce document doit être produit.

Code de la construction et de l’habitation (partie réglementaire)Textes sources : Décret nº 2006-1147 du 14 septembre 2006 - Décret nº 2006-1653 du 21 décembre 2006

Code de la construction et de l’habitation (partie législative)Textes sources : Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005 - Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 - Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006

Immeubles concernés : tous les immeubles ou parties d’immeubles à usage d’habitation comportant une installation intérieure de gaz réalisée depuis plus de 15 ans. Lors de la vente : état à réaliser dans les parties privatives à compter du 1er novembre 2007.Lors de la location : pas d’état prévu.Durée de validité de l’état : 3 ans.

Textes de références:➤ Article L. 134-6 du Code de la construction et de l’habitation relatif à l’état de l’installation intérieure de gaz .............................................. p. 38➤ Articles R. 134-6 à R. 134-9 du Code de la construction et de l’habitation ........................................................................................................ p. 38➤ Arrêté du 6 avril 2007 défi nissant le modèle et la méthode de réalisation de l’état de l’installation intérieure de gaz .................................. p. 39➤ Arrêté du 6 avril 2007 défi nissant les critères de certifi cation des compétences des personnes réalisant l’état de l’installation

intérieure de gaz ...................................................................................................................................................................................................... p. 41

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6 février 2009 • Le Moniteur 39

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Modèle et méthode de réalisation de l’état de l’installation intérieure de gazArrêté du 6 avril 2007 – Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement – JO du 28 avril 2007 - NOR : SOCU0751203A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre délégué à l’industrie,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles L. 271-6, R. 271-1 à R. 271-4 et R. 134-6 à R. 134-9 ;

Vu l’arrêté du 2 août 1977 modifi é relatif aux règles techni-ques et de sécurité applicables aux installations de gaz combus-tible et d’hydrocarbures liquéfi és situés à l’intérieur des bâti-ments d’habitation ou de leurs dépendances,

Arrêtent :

Article 1L’état de l’installation intérieure de gaz est réalisé dans les par-

ties privatives des locaux à usage d’habitation et leurs dépendan-ces en respectant les exigences méthodologiques suivantes :– préalablement à son intervention, l’opérateur de diagnostic

identifi e le client, collecte les informations concernant le bâ-timent et s’assure lors de la prise de rendez-vous qu’il pourra avoir accès aux locaux ; il s’assure auprès du client que celui-ci l’autorise à prendre toutes dispositions pour assurer la sé-curité des personnes et des biens ;

– lors de la visite, l’opérateur de diagnostic examine l’installation intérieure de gaz, telle que défi nie par l’arrêté du 2 août 1977 susvisé, et notamment la tuyauterie fi xe, le raccordement en gaz des appareils, la ventilation des locaux et la combustion, si l’installation est alimentée en gaz ;

– les anomalies constatées à l’occasion de la visite doivent être signalées au client.L’application de normes ou de spécifi cations techniques re-

latives à l’état des installations de gaz, en vigueur dans un Etat

membre de la Communauté européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, reconnues par le ministère en charge de la sécurité du gaz, est présumée satisfaire aux exigen-ces méthodologiques sus-mentionnées.

Article 2En complément des exigences méthodologiques défi nies à

l’article 1er, la personne physique ou morale visée à l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation :– met en place et assure la pérennité d’un système d’enregis-

trement et d’archivage de l’ensemble des documents relatifs à son activité ;

– apporte les réponses appropriées aux réclamations ou plain-tes qui lui sont adressées ;

– assure, par une maintenance régulière, la pérennité des ca-ractéristiques techniques et, le cas échéant, métrologiques de l’appareillage utilisé pour la réalisation de l’état de l’installa-tion intérieure de gaz.

Article 3L’état de l’installation intérieure de gaz donne lieu à la rédac-

tion d’un rapport établi, en langue française, suivant le modèle fourni en annexe 1 du présent arrêté.

Article 4Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et la directrice de l’action régionale, de la qualité et de la sécurité industrielle sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 6 avril 2007.

ANNEXE

Modèle de rapport de l’état de l’installation intérieure de gaz

A. - Désignation du ou des bâtiments :Localisation du ou des bâtiments :Département : ..........................................................................................................................................................................................................Commune : ...............................................................................................................................................................................................................Adresse : ....................................................................................................................................................................................................................Lieudit : .....................................................................................................................................................................................................................Numéro de rue, voie : ..............................................................................................................................................................................................Référence cadastrale : ............................................................................................................................................................................................Désignation et situation du ou des lots de copropriété : ..................................................................................................................................Type de bâtiment : ❏ appartement ❏ maison individuelleNature du gaz distribué : ❏ GN ❏ GPL ❏ Air propané ou butanéDistributeur : ............................................................................................................................................................................................................Installation alimentée en gaz ❏ Oui ❏ Non

B. - Désignation du client :Désignation du client :Nom : .........................................................................................................................................................................................................................Prénom : ....................................................................................................................................................................................................................Adresse : ....................................................................................................................................................................................................................

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Si le client n’est pas le donneur d’ordre :Qualité du donneur d’ordre (sur déclaration de l’intéressé) : .........................................................................................................................Nom : .........................................................................................................................................................................................................................Prénom : ....................................................................................................................................................................................................................Adresse : ....................................................................................................................................................................................................................

C. - Désignation de l’opérateur de diagnostic :Identité de l’opérateur de diagnostic :Nom : .........................................................................................................................................................................................................................Prénom : ....................................................................................................................................................................................................................Raison sociale et nom de l’entreprise : ................................................................................................................................................................Adresse : ....................................................................................................................................................................................................................Numéro SIRET : ......................................................................................................................................................................................................Désignation de la compagnie d’assurance : .......................................................................................................................................................Numéro de police et date de validité : .................................................................................................................................................................Certifi cation de compétence délivrée par : ..............................................................................................................., le ....................................Norme méthodologique ou spécifi cation technique utilisée : .........................................................................................................................D. - Identifi cation des appareils :

Genre (1), marque, modèle

Type (2) Puissance en kW Localisation Observations : anomalie, débit calorifi que, taux de CO mesuré(s), motifs de l’absence ou

de l’impossibilité de contrôle pour chaque appareil concerné

.................................... ........................ .............................. .............................. ............................................................................................

.................................... ........................ .............................. .............................. ............................................................................................(1) Cuisinière, table de cuisson, chauffe-eau, chaudière, radiateur…(2) Non raccordé - Raccordé - Etanche.

E. - Anomalies identifi ées :Points de contrôle N° (3) A1 (4), A2 (5) ou DGI (6) Libellé des anomalies et recommandations

......................................................................... ......................................................................... .........................................................................

......................................................................... ......................................................................... .........................................................................(3) Point de contrôle selon la norme utilisée.(4) A1 : l’installation présente une anomalie à prendre en compte lors d’une intervention ultérieure sur l’installation.(5) A2 : l’installation présente une anomalie dont le caractère de gravité ne justifi e pas que l’on interrompe aussitôt la fourniture du gaz, mais est suffi samment importante pour que la réparation soit réalisée dans les meilleurs délais.(6) DGI (danger grave et immédiat) : l’installation présente une anomalie suffi samment grave pour que l’opérateur de diagnostic interrompe aussitôt l’alimentation en gaz jusqu’à suppression du ou des défauts constituant la source du danger.

F. - Identifi cation des bâtiments et parties du bâtiment (pièces et volumes) n’ayant pu être contrôlés et motifs :..........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................G. - Constatations diverses :..........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................❏ L’installation ne comporte aucune anomalie.❏ L’installation comporte des anomalies de type A1 qui devront être réparées ultérieurement.❏ L’installation comporte des anomalies de type A2 qui devront être réparées dans les meilleurs délais.L’installation comporte des anomalies de type DGI qui devront être réparées avant remise en service.

Cachet de l’entreprise Dates de visite et d’établissement de l’étatVisite effectuée le .........................................................................................................................Fait à ...................................................... , le .................................................................................Nom : ........................................................Prénom : .................................................................... Signature de l’opérateur

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��

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Critères de certifi cation des compétences des personnes physiques réalisant l’état de l’installation intérieure de gaz et critères d’accréditation des organismes de certifi cationArrêté du 6 avril 2007 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - JO du 28 avril 2007 - NOR : SOCU0751182A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre délégué à l’industrie,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-8 et R. 271-1,

Arrêtent :

Article 1Les organismes de certifi cation visés au troisième alinéa de

l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation sont accrédités conformément aux prescriptions de la norme NF EN ISO/CEI 17024.

Article 2La procédure de certifi cation des personnes physiques qui

réalisent des états des installations intérieures de gaz, visées à l’article R. 134-8 du code de la construction et de l’habitation, et les conditions imposées aux organismes autorisés à délivrer la certifi cation, mentionnées au troisième alinéa de l’article R. 271-1 du même code, répondent en outre aux exigences fi gu-rant en annexe 1.

Article 3Les compétences exigées des personnes physiques candi-

dates à la certifi cation relatives aux connaissances techniques dans le domaine du bâtiment et à l’aptitude à établir les états des installations intérieures de gaz, mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’ha-bitation, sont défi nies à l’annexe 2.

Article 4Chaque organisme de certifi cation tient à la disposition du

public la liste des personnes certifi ées et leurs coordonnées professionnelles.

Article 5Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et la directrice de l’action régionale, de la qualité et de la sécurité industrielle sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.Fait à Paris, le 6 avril 2007.

ANNEXE 1

Exigences complémentaires à la norme NF EN ISO/CEI 17024 à satisfaire par l’organisme de certifi cation

1. Structure organisationnelle (NF EN ISO/CEI 17024, § 4.2.3) :

Les parties associées au « comité du dispositif particulier », concernées par le contenu et le fonctionnement du système de certifi cation, visées dans le référentiel en vigueur, comprennent au moins un représentant des fournisseurs et des distributeurs de gaz, ainsi que des opérateurs de réseaux, un représentant des utilisateurs, un représentant des personnes physiques cer-tifi ées, ou candidates, et un représentant des pouvoirs publics prescripteurs.

La participation au comité du dispositif particulier des repré-sentants des personnes candidates à la certifi cation prendra fi n le 1er novembre 2007.

2. Exigences concernant les examinateurs (NF EN ISO/CEI 17024, § 5.2).

3. Processus de certifi cation (NF ISO/CEI 17024, § 6) :

Les délais maximaux entre chaque étape du processus de certifi cation sont précisés dans le référentiel de certifi cation.

Le processus de certifi cation fait apparaître les étapes ci-après.

Chaque étape permet de vérifi er au moins les compétences du candidat détaillées en annexe 2.

3.1. Evaluation (NF EN ISO/CEI 17024, § 6.2) :

L’évaluation du candidat à la certifi cation est réalisée selon la procédure suivante :

Tout candidat à la certifi cation soumet un dossier de candida-ture à l’organisme certifi cateur qui juge de sa recevabilité.

L’organisme de certifi cation vérifi e que le candidat dispose des compétences requises au travers d’un examen théorique suivi d’un examen pratique.

L’examen théorique est réalisé en application des disposi-tions prévues à l’annexe 2 ; les candidats répondant aux condi-tions du dernier alinéa du I de l’annexe 2 en sont exemptés.

L’examen pratique implique pour le candidat à la certifi ca-tion une mise en situation de diagnostic et permet de vérifi er les compétences mentionnées en annexe 2.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

3.2. Décision en matière de certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024, § 6.3) :3.2.1. Notifi cation de la décision au candidat :

La décision en matière de certifi cation est notifi ée au candi-dat dans un délai maximum de deux mois après la fi n de son évaluation.

A titre transitoire, si l’évaluation a été réalisée avant le 1er juillet 2007, ce délai est porté à quatre mois.

Tout refus de certifi cation doit être argumenté.3.2.2. Validité de la certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024, § 6.3.3) :

La validité d’une certifi cation est de cinq ans.

4. Surveillance :Lors du premier cycle de certifi cation, une opération de sur-

veillance est réalisée durant la deuxième année. Lors des cycles de certifi cation suivants, une opération de surveillance est me-née au cours de la troisième année.

Les opérations de surveillance permettent à l’organisme cer-tifi cateur de vérifi er les compétences détaillées en annexe 2.

La surveillance consiste pour l’organisme de certifi cation à vérifi er que la personne certifi ée :– se tient à jour des évolutions techniques, législative et régle-

mentaire dans le domaine concerné ;– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-

tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur sur plusieurs constats établis par la personne certifi ée depuis l’obtention de sa dernière certifi -cation. Ces constats sont prélevés au hasard par l’organisme de certifi cation et la vérifi cation précitée porte sur 1 % des constats établis par la personne certifi ée, avec un minimum de vingt.L’organisme de certifi cation établit les modalités de suspen-

sion ou de retrait du certifi cat si les exigences ci-avant ne sont pas satisfaites.

Sauf cas de force majeure, la cessation d’activité dans le sec-teur concerné est un critère de retrait de la certifi cation dans ledit secteur.

5. Recertifi cation (NF EN ISO/CEI 17024, § 6.5) :

A l’issue de la période de validité défi nie au 3.2, il y a lieu de procéder à la recertifi cation.

L’évaluation de recertifi cation comprend :– un examen théorique de même nature que celui stipulé au pa-

ragraphe 3.1 et applicable à toutes les personnes certifi ées ;– un examen pratique de même nature que celui stipulé au pa-

ragraphe 3.1.

Elle permet en outre de vérifi er que la personne certifi ée :– se tient à jour des évolutions techniques, législative et régle-

mentaire dans le domaine concerné ;– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-

tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur des constats établis par la per-sonne certifi ée dans les conditions décrites au point 4.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation un

état des réclamations et plaintes la concernant depuis l’obten-tion de sa dernière certifi cation.

ANNEXE 2

Compétences des personnes physiquesI. - Lors de l’examen théorique, la personne physique can-

didate à la certification doit démontrer qu’elle possède les connaissances requises sur :– les différentes structures, les principaux systèmes constructifs,

la terminologie technique tout corps d’état et la terminologie juridique du bâtiment en rapport avec le gaz ;

– les procédés, produits et équipements dans le domaine du gaz ainsi que les réglementations et prescriptions techniques qui régissent la prévention des risques liés à l’utilisation du gaz ;

– les caractéristiques physico-chimiques des différents gaz com-bustibles, la combustion du gaz, les risques liés aux gaz com-bustibles et les contraintes portant sur l’aération et l’évacua-tion des produits de combustion ;

– le fonctionnement des grandes familles d’appareils et leurs consignes d’installation et d’utilisation, en adéquation avec le combustible utilisé ;

– les méthodes de diagnostic des installations intérieures de gaz, défi nies conformément aux articles R. 134-6 à R. 134-9 du code de la construction et de l’habitation.Les personnes physiques, dont les compétences, pour l’état

de l’installation intérieure de gaz, ont été validées par une li-cence en diagnostic technique immobilier et pathologie du bâ-timent délivrée par une université, sont exonérées de l’examen théorique.

II. - L’examen pratique permet de vérifi er par une mise en si-tuation que la personne physique candidate à la certifi cation :– est capable de mettre en œuvre la méthodologie de réalisation

des états relatifs à l’installation intérieure de gaz et d’utiliser les outils dédiés à l’activité ;

– sait rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation des contrôles effectués.

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6 février 2009 • Le Moniteur 43

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ÉTAT DES RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES

Article L. 125-5I. - Les acquéreurs ou locataires de biens immobiliers situés dans

des zones couvertes par un plan de prévention des risques techno-logiques ou par un plan de prévention des risques naturels prévisi-bles, prescrit ou approuvé, ou dans des zones de sismicité défi nies par décret en Conseil d’Etat, sont informés par le vendeur ou le bailleur de l’existence des risques visés par ce plan ou ce décret.

A cet effet, un état des risques naturels et technologiques est établi à partir des informations mises à disposition par le préfet. En cas de mise en vente de l’immeuble, l’état est produit dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 et L. 271-5 du code de la construction et de l’habitation.

II. - En cas de mise en location de l’immeuble, l’état des ris-ques naturels et technologiques est fourni au nouveau locataire dans les conditions et selon les modalités prévues à l’article 3-1 de la loi nº 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modifi cation de la loi nº 86-1290 du 23 décembre 1986.

III. - Le préfet arrête la liste des communes dans lesquelles les dispositions du I et du II sont applicables ainsi que, pour cha-que commune concernée, la liste des risques et des documents à prendre en compte.

IV. - Lorsqu’un immeuble bâti a subi un sinistre ayant donné lieu au versement d’une indemnité en application de l’article L. 125-2 ou de l’article L. 128-2 du code des assurances, le vendeur ou le bailleur de l’immeuble est tenu d’informer par écrit l’ac-quéreur ou le locataire de tout sinistre survenu pendant la pé-riode où il a été propriétaire de l’immeuble ou dont il a été lui-même informé en application des présentes dispositions. En cas de vente de l’immeuble, cette information est mentionnée dans l’acte authentique constatant la réalisation de la vente.

V. - En cas de non-respect des dispositions du présent arti-cle, l’acquéreur ou le locataire peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.

VI. - Un décret en Conseil d’Etat fi xe les conditions d’appli-cation du présent article.

Code de l’environnement (partie législative)Textes sources : Loi nº 2003-699 du 30 juillet 2003 - Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005

Immeubles concernés : tous les immeubles quelle que soit leur affectation, situés en zone sismique ou dans une zone couverte par un plan de prévention des risques naturels ou technologiques. Lors de la vente : état à fournir depuis le 1er juin 2006.Lors de la location : état à fournir depuis le 1er juin 2006.Durée de validité de l’état : 6 mois.

Textes de références:➤ Articles L. 125-5 et R. 125-26 du Code de l’environnement relatif à l’état des risques naturels et technologiques

dans certaines zones ..................................................................................................................................................................................... p. 43➤ Décret n° 2005-134 du 15 février 2005 relatif à l’information des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers

sur les risques naturels et technologiques majeurs ................................................................................................................................ p. 44➤ Arrêté du 13 octobre 2005 portant défi nition du modèle d’imprimé pour l’établissement de l’état des risques naturels et technologiques p. 45

Code de l’environnement (partie réglementaire)

Article R. 125-26L’état des risques prévu par le deuxième alinéa du I de l’article L. 125-5 mentionne les risques dont font état les documents et le

dossier mentionnés à l’article R. 125-24 et auxquels l’immeuble faisant l’objet de la vente ou de la location est exposé. Cet état est accompagné des extraits de ces documents et dossier permettant de localiser cet immeuble au regard des risques encourus.

L’état des risques est établi par le vendeur ou le bailleur conformément à un modèle défi ni par arrêté du ministre chargé de la prévention des risques.

Cet état doit être établi moins de six mois avant la date de conclusion du contrat de location écrit, de la promesse de vente ou de l’acte réalisant ou constatant la vente d’un bien immobilier auquel il est annexé.

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44 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Information des acquéreurs et des locataires de biens immobilierssur les risques naturels et technologiques majeursDécret n° 2005-134 du 15 février 2005 - Ministère de l’écologie et du développement durable - JO du 17 février 2005 - NOR : DEVP0420070D

Le Premier ministre,Sur le rapport du ministre de l’écologie et du développement

durable,Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L.

125-5 et L. 562-2 ;Vu le code des assurances, notamment ses articles L. 125-

2 et L. 128-2 ;Vu le décret n° 91-461 du 14 mai 1991 relatif à la préven-

tion du risque sismique, modifi é par le décret n° 2000-892 du 13 septembre 2000 et par le décret n° 2004-1413 du 23 décem-bre 2004 ;

Vu le décret n° 95-1089 du 5 octobre 1995 relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles ;

Le Conseil d’Etat (section des travaux publics) entendu,

Décrète :

Article 1L’obligation d’information prévue au I de l’article L. 125-5 du

code de l’environnement s’applique, dans chacune des commu-nes dont la liste est arrêtée par le préfet en application du III du même article, pour les biens immobiliers situés :

1° Dans le périmètre d’exposition aux risques délimité par un plan de prévention des risques technologiques approuvé ;

2° Dans une zone exposée aux risques délimitée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou dont certaines dispositions ont été rendues immédiatement opposables en application de l’article L. 562-2 du code de l’en-vironnement ;

3° Dans le périmètre mis à l’étude dans le cadre de l’élabora-tion d’un plan de prévention des risques technologiques ou d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles prescrit ;

4° Dans une des zones de sismicité Ia, Ib, II ou III mention-nées à l’article 4 du décret du 14 mai 1991 susvisé.

Article 2I. - Pour chacune des communes concernées, le préfet ar-

rête :1° La liste des risques naturels prévisibles et des risques tech-

nologiques auxquels la commune est exposée sur tout ou partie de son territoire ;

2° La liste des documents auxquels le vendeur ou le bailleur peut se référer :

a) Dans les zones couvertes par un plan de prévention des risques technologiques approuvé ainsi que dans les zones cou-vertes par un plan de prévention des risques naturels prévisi-bles approuvé ou dont certaines dispositions ont été rendues immédiatement opposables en application de l’article L. 562-2 du code de l’environnement, le ou les documents graphiques ainsi que la note de présentation de ce plan ;

b) Dans les zones couvertes par un plan de prévention des risques technologiques ou par un plan de prévention des ris-

ques naturels prévisibles prescrit, les documents d’information élaborés à l’initiative d’une collectivité publique et tenus à la disposition du public, permettant une délimitation et une qua-lifi cation de phénomènes ;

c) Dans les zones de sismicité mentionnées au 4° de l’ar-ticle 1er ci-dessus, l’annexe prévue à l’article 4 du décret du 14 mai 1991 susvisé ;

d) Le cas échéant, le ou les arrêtés portant ou ayant porté re-connaissance de l’état de catastrophe naturelle ou technologi-que sur le territoire de la commune.

II. - Est annexé à l’arrêté préfectoral prévu au premier alinéa du I un dossier comprenant, pour chaque commune :

1° Un ou plusieurs extraits des documents mentionnés dans la liste établie en application du 2° du I permettant de délimiter les zones de la commune exposées aux risques identifi és ;

2° Une fi che permettant de préciser la nature et, dans la me-sure du possible, l’intensité des risques dans chacune des zo-nes défi nies au 1°.

III. - Les documents et le dossier mentionnés au présent ar-ticle peuvent être consultés dans les mairies des communes in-téressées ainsi qu’à la préfecture et dans les sous-préfectures du département.

Article 3Le préfet adresse copie des arrêtés prévus à l’article précé-

dent aux maires des communes intéressées et à la chambre dé-partementale des notaires.

Les arrêtés sont affi chés dans les mairies de ces communes et publiés au recueil des actes administratifs de l’Etat dans le dépar-tement. Mentions des arrêtés et des modalités de leur consulta-tion sont insérées dans un journal diffusé dans le département.

Les arrêtés sont mis à jour :– lors de l’entrée en vigueur d’un arrêté préfectoral rendant im-

médiatement opposables certaines dispositions d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles, ou approuvant un plan de prévention des risques naturels prévisibles ou un plan de prévention des risques technologiques, ou approuvant la révision d’un de ces plans ;

– lorsque des informations nouvelles portées à la connaissance du préfet permettent de modifi er l’appréciation de la nature ou de l’intensité des risques auxquels est susceptible de se trouver exposée tout ou partie d’une commune faisant l’objet d’un de ces plans.

Article 4L’état des risques prévu par le deuxième alinéa du I de l’arti-

cle L. 125-5 du code de l’environnement mentionne les risques dont font état les documents et le dossier mentionnés à l’arti-cle 2 et auxquels l’immeuble faisant l’objet de la vente ou de la location est exposé. Cet état est accompagné des extraits de ces documents et dossier permettant de localiser cet immeuble au regard des risques encourus.

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6 février 2009 • Le Moniteur 45

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

L’état des risques est établi par le vendeur ou le bailleur conformément à un modèle défi ni par arrêté du ministre chargé de la prévention des risques.

Cet état doit être établi moins de six mois avant la date de conclusion du contrat de location écrit, de la promesse de vente ou de l’acte réalisant ou constatant la vente d’un bien immobi-lier auquel il est annexé.

Article 5Les obligations découlant pour les vendeurs ou les bailleurs

des dispositions des I, II et IV de l’article L. 125-5 du code de l’environnement sont applicables à compter du premier jour du quatrième mois suivant la publication au recueil des actes administratifs dans le département des arrêtés prévus au III du même article, qui devra intervenir dans un délai d’un an à compter de la publication du présent décret.

Article 6Chargés de l’exécution...Fait à Paris, le 15 février 2005.

Modèle d’imprimé pour l’établissement de l’état des risques naturels et technologiquesArrêté du 13 octobre 2005 - Ministère de l’écologie et du développement durable - JO du 18 novembre 2005 - NOR : DEVP0540417A

La ministre de l’écologie et du développement durable,Vu le code de l’environnement, notamment ses articles

L. 125-5 et R. 125-23 à R. 125-27,

Arrête :

Article 1L’annexe au présent arrêté défi nit le modèle d’imprimé pour

l’établissement de l’état des risques naturels et technologiques prévu par le deuxième alinéa du I de l’article L. 125-5 du code de l’environnement (1).

Article 2L’imprimé est librement disponible en préfecture, sous-pré-

fecture et en mairie et téléchargeable à partir du site Internet du ministère chargé de la prévention des risques majeurs.

Article 3Le présent arrêté sera publié au Journal offi ciel de la Répu-

blique française.Fait à Paris, le 13 octobre 2005.

(1) L’arrêté et l’annexe seront publiés au Bulletin offi ciel du ministère de l’écologie et du développement durable.

Modèle d’imprimmé de l’état des risques sur le site Internet : www.prim.net/IAL.pdf

Etat des risques naturels et technologiques en applicat ion des art icles L 125 - 5 et R 125 - 26 du code de l'env ironnement

1. Cet état des risques est établi sur la base des informations mises à disposition par arrêté préfectoral n° du mis à jour le

Situation du bien immobilier (bâti ou non bâti)

2. Adresse commune code post al

3. Situation de l’immeuble au regard d’un ou plusieurs plans de prévention de risques naturels prévisibles [PPRn]

L’immeuble est s itué dans le périmèt re d’un PPRn prescrit oui non L’immeuble est s itué dans le périmèt re d’un PPRn appliqué par anticipation oui non L’immeuble est s itué dans le périmèt re d’un PPRn approuvé oui non

Les risques naturels pris en compte sont :

Inondation Crue torrentielle Remontée de nappe

Avalanche Mouvement de terrain Sécheresse

Séisme Cyclone Volcan

Feux de forêt aut re

4. Situation de l’immeuble au regard d’un plan de prévention de risques technologiques [PPRt]

L’immeuble est s itué dans le périmèt re d’un PPRt approuvé oui non L’immeuble est s itué dans le périmèt re d’un PPRt prescrit * oui non

* Les risques t echnologiques pris en compt e sont :

Effet thermique Effet de surpression Effet toxique

5. Situation de l’immeuble au regard du zonage réglementaire pour la prise en compte de la sismicité en applicat ion du décret 91-461 du 14 mai 1991 relat if à la prévent ion du risque s ismique , modifié par le décret n°2000-892 du 13 sept embre 2000

L’immeuble est s itué dans une commune de s ismicit é zone Ia zone Ib zone II zone II I Zone 0

pièces jointes

6. Localisation ext raits de documents ou de doss iers de référence permet t ant la localisat ion de l'immeuble au regard des risques pris en compt e

vendeur/bailleur – acquéreur/locataire

7. Vendeur - Bailleur Nom prénomrayer la ment ion inutile

8. Acquéreur – Locataire Nom prénomrayer la ment ion inutile

9. Date à le

Le présent ét at des risques naturels et t echnologiques est fondé sur les informations mises à dispos ition par le préfet de départ ement. En cas de non respect , l'acquéreur ou le locat aire peut poursuivre la résolution du cont rat ou demander au juge une diminution du prix.

[V de l’art icle 125-5 du code de l’environnement ]

QUI DOIT ET COMMENT REMPLIR L’ETAT DES RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES ? LORS DE TOUTE TRANSACTION IMMOBILIERE EN ANNEXE DE TOUT TYPE DE CONTRAT DE LOCATION ECRIT, DE RESERVATION D’UN BIEN EN L’ETAT FUTUR

D’ACHEVEMENT, DE LA PROMESSE DE VENTE OU DE L'ACTE REALISANT OU CONSTATANT LA VENTE D'UN BIEN IMMOBILIER BATI OU NON BATI

Quelles sont les personnes concernées ? • Au terme des articles L. 125-5 et R 125-23 à 27 du code de l’environnement, les acquéreurs ou locataires de bien immobilier, de toute

nature, doiven t être informés par le vendeur ou le bailleur, qu’il s’agisse ou non d’un professionnel de l’immobilier, de l’existence des risques auxquels ce bien est exposé. Un état des risques, fondé sur les informations transmises par le Préfet de département au maire de la commune où est situé le bien, doi t être en annexe de tout type de contrat de location écrit, de la réservation pour une vente en l’état futur d’achèvement, de la promesse de vente ou de l'acte réalisant ou constatant la vente de ce bien immobilier qu’il soit bâti ou non bâti.

Quel est le champ d’application de cette obligation ? • Cette obligation d’information s’applique dans chacune des communes dont la liste est arrêtée par le Préfet du département, pour les

biens immobiliers bâtis ou non bâtis situés : 1. dans le périmèt re d’expos it ion aux risques délimit é par un plan de prévent ion des risques t echnologiques ayant fait l’objet d’une

approbat ion par le Préfet ; 2. dans une zone ex posée aux risques délimit ée par un plan de prévent ion des risques nat urels prévis ibles approuvé par le Préfet ou

dont cert aines dispos itions ont ét é rendues immédiat ement opposables en applicat ion du code de l’environnement (art icle L. 562-2). 3. dans le périmèt re mis à l’ét ude dans le cadre de l’élaborat ion d’un plan de prévent ion des risques t echnologiques ou d’un plan de

prévent ion des risques nat urels prévisibles prescrit par le Préfet ; 4. dans une des zones de s ismicit é I a, I b, II ou III mentionnées à l’article 4 du décret du 14 mai 1991.

NB : Le t erme bien immobilier s ’applique à t out e const ruction individuelle ou collective, à t out t errain, parcelle ou ensemble des parcelles cont iguës appart enant à un même propriét aire ou à une même indivision.

Où consulter les documents de référence ? • Pour chaqu e commune concern ée, le préfet du départ ement arrêt e : - la list e des risques nat urels prévis ibles et des risques t echnologiques à pren dre en compt e; - la list e des documents auxquels le vendeur ou le bailleur peut se référer. • L’arrêt é préfect oral comport e en annexe, pour ch aque commune concernée :

1. un ou plus ieurs ext raits des documents permett ant de délimit er les zones de la commune exposées aux risques pris en compt e ;2. une fiche permett ant de préciser la nat ure et , dans la mesure du possible, l’int ens ité des risques dans chacune des zones et

périmèt res délimit és par le plan prévent ion des risques naturels ou t echnologiques et dans les zones de s ismicit é I a, I b, II ou III . • Le préfet adresse copie de l’arrêt é au maire de chaque communes int éressée et à la chambre départ ement ale des not aires. • L’arrêt é est affiché dans les mairies de ces communes et publié au recueil des act es administ ratifs de l’Et at dans le départ ement. • Un avis de publicat ion de l’arrêt é est inséré dans un journal diffusé dans le départ ement . • Les arrêt és sont mis à jour :- lors de l’ent rée en vigueur d’un arrêt é préfect oral rendant immédiat ement opposables cert aines dispositions d’un plan de prévention

des risques nat urels prévis ibles , ou approuvant un plan de prévent ion des risques nat urels prévis ibles ou un plan de prévent ion des risques t echnologiques, ou approuvant la révision d’un de ces plans ;

- lorsque des informat ions nouvelles port ées à la connaissance du préfet permett ent de modifier l’appréci at ion de la sismicit é locale, de la nat ure ou de l’int ens it é des risques auxquels se t rouve exposée t out ou part ie d’une commune faisant l’objet d’un de ces plans.

• Les documents ment ionnés ci-dessus peuvent êt re consult és en mairie des communes concernées ainsi qu’à la préfect ure et dans les sous-préfectures du départ ement où est s itué le bien mis en vent e ou en location. Cert ains peuvent êt re direct ement consult ables sur I nt ernet à part ir du s it e de la préfect ure de départ ement.

Qui établit l’état des risques ? • L’ét at des risques est ét abli direct ement par le vendeur ou le bailleur, le cas échéant avec l’aide d’un professionnel qui int ervient dans la

vent e ou la locat ion du bien. • Cet ét at doit êt re ét abli moins de six mois avant la dat e de conclusion de t out t ype de cont rat de locat ion écrit , de la réservat ion pour

une vent e en l’ét at futur d’achèvemment , de la promesse de vent e ou de l’act e réalisant ou const at ant la vent e du bien immobilier auquel il est annexé.

• I l est valable pour la t ot alit é de la durée du cont rat et de son évent uelle reconduct ion. En cas de co-locat ion, il est fourni à chaque s ignat aire lors de sa première ent rée dans les lieux. Le cas échéant , il est act ualisé en cas d’une ent rée différée d’un des co-locat aires .

Quelles informations doivent figurer ? • L’ét at des risques mentionne la s ismicit é et les risques nat urels ou t echnologiques pris en compt e dans le ou les plans de prévention et

auxquels le bien est exposé. Cet ét at est accompagné des ext rait s des documents de référen ce permett ant de localiser le bi en auregard de ces risques.

Comment remplir l’état des risques ? • I l suffit de report er au bien, les informat ions cont enues dans l’arrêt é préfect oral et dans les document s de référence : s it uat ion au regard

du ou des plans de prévention, nat ure des risques encourus et sismicit é locale.

Dans quel délai l’obligation est-elle applicable ? • L’ét at des risques est dû à compt er du premier jour du qu at rième mois suivant la publicat ion de l’arrêt é préfect oral au recueil des act es

administ rat ifs dans le départ ement et en t out e hypot hèse à compt er du 1er juin 2006.

L’obligation d’information sur un dommage consécutif à une catastrophe naturelle ou technologique • Dans le cas où la commune a fait l’objet d’un ou plusieurs arrêt és de reconnaissance de l’ét at de cat ast rophe nat urelle ou

t echnologique, et s i le bien a fait l’objet d’une indemnisat ion part iculière, il convient d’annexer au cont rat une déclarat ion du ou des s inist res indemnisés et dont on a connaissance. Cett e déclarat ion ne fait pas l’objet d’un imprimé part iculier.

La conservation de l’état des risques • Le vendeur ou le bailleur doit conserver une copie de l’ét at des risques dat é et visé par l’acquéreur ou le locat aire, pou r êt re en mesure

de prouver qu’il a bien ét é remis lors de la s ignat ure du cont rat de vent e ou du bail dont il est une composant e.

Pour en savoir plus, consultez www.prim.net Ministère de l’écologie et du développement durable - 20, avenue de Ségu r 75302 P ARI S 07 SP- st andard 01 42 19 20 21

www.ecologie.gouv.fr

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Code de la construction et de l’habitation (partie législative)Textes sources : Loi nº 2004-1343 du 9 décembre 2004 - Ordonnance nº 2005-655 du 8 juin 2005 - Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006

Article L. 134-1Le diagnostic de performance énergétique d’un bâtiment

ou d’une partie de bâtiment est un document qui comprend la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment ou de la partie de bâ-timent et une classifi cation en fonction de valeurs de référence afi n que les consommateurs puissent comparer et évaluer sa performance énergétique. Il est accompagné de recommanda-tions destinées à améliorer cette performance.

Article L. 134-2Lors de la construction d’un bâtiment ou d’une extension de

bâtiment, le maître de l’ouvrage fait établir le diagnostic men-tionné à l’article L. 134-1. Il le remet au propriétaire du bâtiment au plus tard à la réception de l’immeuble.

Article L. 134-3Le diagnostic de performance énergétique est communiqué à

l’acquéreur et au locataire dans les conditions et selon les mo-dalités prévues aux articles L. 271-4 à L. 271-6 du présent code et à l’article 3-1 de la loi nº 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modifi cation de la loi nº 86-1290 du 23 décembre 1986.

Lorsque l’immeuble est offert à la vente ou à la location, le propriétaire tient le diagnostic de performance énergétique à la disposition de tout candidat acquéreur ou locataire qui en fait la demande.

Article L. 134-4Dans certaines catégories de bâtiments, le propriétaire ou, s’il

y a lieu, le gestionnaire affi che à l’intention du public le diagnos-tic mentionné à l’article L. 134-1 datant de moins de dix ans.

Article L. 134-5Un décret en Conseil d’Etat défi nit les modalités d’applica-

tion du présent chapitre.

Immeubles concernés : tous les immeubles quelle que soit leur affectation. Lors de la vente : diagnostic à fournir depuis le 1er novembre 2006.Lors de la location : diagnostic à fournir depuis le 1er juillet 2007.Durée de validité du diagnostic : 10 ans.

Textes de références:➤ Articles L. 134-1 à L. 134-5 du Code de la construction et de l’habitation relatif au diagnostic de performance énergétique ............. p. 46➤ Articles R. 134-1 à R. 134-5 du Code de la construction et de l’habitation ............................................................................................. p. 47➤ Arrêté du 15 septembre 2006 (modifi é par l’arrêté du 18 décembre 2007 publié au JO du 23 décembre 2007)

relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ......... p. 48➤ Arrêté du 15 septembre 2006 relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique

pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine .......................................................................................... p. 73➤ Arrêté du 16 octobre 2006 défi nissant les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques réalisant

le diagnostic de performance énergétique et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation .......................................... p. 82➤ Arrêté du 3 mai 2007 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants à usage principal d’habitation

proposés à la location en France métropolitaine ..................................................................................................................................... p. 85➤ Arrêté du 9 novembre 2006 portant approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique

en France métropolitaine (texte non paru au Journal offi ciel) ............................................................................................................... p. 100➤ Arrêté du 21 septembre 2007 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs

en France métropolitaine ..........................................................................................................................................................................p. 101

DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Code de la construction et de l’habitation (partie réglementaire)Textes sources : Décret nº 2006-1147 du 14 sept. 2006 - Décret nº 2006-1653 du 21 déc. 2006 - Décret nº 2007-363 du 19 mars 2007Décret n°2008-461 du 15 mai 2008.

Article R. 134-1La présente section s’applique à tout bâtiment ou partie de

bâtiment clos et couvert, à l’exception des catégories suivan-tes :

a) Les constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation égale ou inférieure à deux ans ;

b) Les bâtiments indépendants dont la surface hors œuvre brute au sens de l’article R. 112-2 du code de l’urbanisme est inférieure à 50 mètres carrés ;

c) Les bâtiments ou parties de bâtiments à usage agricole, ar-tisanal ou industriel, autres que les locaux servant à l’habitation, dans lesquels le système de chauffage ou de refroidissement ou de production d’eau chaude pour l’occupation humaine produit une faible quantité d’énergie au regard de celle nécessaire aux activités économiques ;

d) Les bâtiments servant de lieux de culte ;e) Les monuments historiques classés ou inscrits à l’inven-

taire en application du code du patrimoine ;f) Les bâtiments ou parties de bâtiments non chauffés ou

pour lesquels les seuls équipements fi xes de chauffage sont des cheminées à foyer ouvert, et ne disposant pas de dispositif de refroidissement des locaux ;

g) Les bâtiments ou parties de bâtiments résidentiels qui sont destinés à être utilisés moins de quatre mois par an

Article R. 134-2Le diagnostic de performance énergétique comprend :a) Les caractéristiques pertinentes du bâtiment ou de la par-

tie de bâtiment et un descriptif de ses équipements de chauf-fage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement, de ventilation et, dans certains types de bâtiments, de l’éclairage intégré des locaux en indiquant, pour chaque catégorie d’équi-pements, les conditions de leur utilisation et de leur gestion ayant des incidences sur les consommations énergétiques ;

b) L’indication, pour chaque catégorie d’équipements, de la quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée selon une méthode de calcul conventionnel ainsi qu’une évaluation des dépenses annuelles résultant de ces consommations ;

c) L’évaluation de la quantité d’émissions de gaz à effet de serre liée à la quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée ;

d) L’évaluation de la quantité d’énergie d’origine renouvela-ble produite par les équipements installés à demeure et utilisée dans le bâtiment ou partie de bâtiment en cause ;

e) Le classement du bâtiment ou de la partie de bâtiment en application d’une échelle de référence établie en fonction de la quantité annuelle d’énergie consommée ou estimée, pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et le refroidis-sement, rapportée à la surface du bâtiment ou de la partie du bâtiment ;

f) Le classement du bâtiment ou de la partie de bâtiment en application d’une échelle de référence établie en fonction de la quantité d’émissions de gaz à effet de serre, pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et le refroidissement, rap-portée à la surface du bâtiment ou de la partie du bâtiment ;

g) Des recommandations visant à améliorer la performance énergétique du bâtiment ou de la partie de bâtiment, accompa-gnées d’une évaluation de leur coût et de leur effi cacité ;

h) Lorsque le bâtiment ou la partie de bâtiment est équipé d’une chaudière d’une puissance supérieure ou égale à 20 ki-lowatts, le rapport d’inspection de la chaudière.

Article R. 134-3Lorsque le diagnostic de performance énergétique porte sur

un bâtiment ou une partie d’un bâtiment qui bénéfi cie d’un dispositif collectif de chauffage, de refroidissement ou de pro-duction d’eau chaude, le propriétaire du dispositif collectif, son mandataire ou le syndic de copropriété fournit à la personne qui demande le diagnostic et aux frais de cette dernière :

a) La quantité annuelle d’énergie consommée pour ce bâti-ment ou cette partie de bâtiment par le dispositif collectif ;

b) Le calcul ou les modalités ayant conduit à la détermination de cette quantité à partir de la quantité totale d’énergie consom-mée par le dispositif collectif ;

c) Une description des installations collectives de chauffage, de refroidissement ou de production d’eau chaude et de leur mode de gestion.

Article R. 134-4Pour réaliser le diagnostic de performance énergétique, il est

fait appel à une personne répondant aux conditions de l’arti-cle R. 271-6 et de ses textes d’application.

Article R. 134-4-1Lorsqu’un bâtiment d’une surface hors œuvre nette supé-

rieure à 1 000 m2 soumis aux dispositions de la présente section et occupé par les services d’une collectivité publique ou d’un établissement public accueille un établissement recevant du public de la 1re à la 4e catégorie au sens de l’article R. 123-19, son exploitant affi che le diagnostic de performance énergétique de manière visible pour le public à proximité de l’entrée princi-pale ou du point d’accueil.

Article R. 134-4-2En cas de vente de tout ou partie d’un bâtiment, la durée

de validité du diagnostic de performance énergétique prévu à l’article L. 134-1 et annexé à la promesse de vente ou à l’acte authentique de vente est défi nie au cinquième alinéa de l’ar-ticle R. 271-5.

Article R. 134-4-3Dans le cas d’une location à caractère saisonnier, le proprié-

taire peut ne remettre au locataire avec le contrat de location qu’une partie des informations mentionnées à l’article R. 134-2,

Nota : Décret 2006-1147 du 14 septembre 2006 art. 2 : Les dispositions du dernier alinéa de l’article R. 134-2 ne sont applicables qu’à comp-ter de l’entrée en vigueur des décrets prévus au 2º du II de l’articleL. 224-1 du code de l’environnement.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Le ministre de l’économie, des fi nances et de l’industrie, le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement et le ministre délégué à l’industrie,

Vu la directive 2002/91/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 16 décembre 2002 sur la performance éner-gétique des bâtiments ;

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5,

Arrêtent :

Article 1Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l’appli-

cation des dispositions des articles R. 134-1 à R. 134-5 du code de la construction et de l’habitation, à l’exception des départe-ments d’outre-mer.

Au sens du présent arrêté :– les lots considérés sont les locaux pour lesquels de l’énergie

est utilisée pour réguler la température intérieure ;– par énergie renouvelable produite par les équipements instal-

lés à demeure, on entend la fourniture d’énergie renouvelable par un équipement situé dans le bâtiment, sur la parcelle ou à proximité immédiate ;

– pour le cas du refroidissement, les émissions de gaz à effet de serre considérées ne prennent pas en compte les émissions de fl uides frigorigènes.

Chapitre Ier

Diagnostic de performance énergétique pour les maisons individuelles

Article 2Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux ventes

de maisons individuelles comportant au plus deux logements, dans lesquelles de l’énergie est utilisée pour réguler la tempé-rature intérieure.

Article 3Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :1. L’identifi cation de la maison et sa surface habitable, éta-

blies selon l’annexe 1 du présent arrêté ;

2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et géométriques de la maison et de ses équipements énergéti-ques, y compris les équipements utilisant des énergies d’ori-gine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif est établi selon l’annexe 1.1 du présent arrêté ;

3 a) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi -nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement, calculées suivant une utilisa-tion standardisée de la maison, exprimées en kilowattheures ; le calcul est réalisé au moyen d’une méthode conventionnelle satisfaisant les dispositions de l’arrêté relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergé-tique pour les bâtiments proposés à la vente ;

Par quantité annuelle d’énergie fi nale nécessaire au chauf-fage, on entend les besoins en énergie liés aux déperditions thermiques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systè-mes thermiques, les déperditions thermiques par renouvelle-ment d’air, diminués des apports internes de la maison et des apports solaires.

Pour les maisons individuelles construites avant le 1er janvier 1948, les quantités annuelles d’énergie fi nales visées à l’alinéa précédent peuvent ne pas être calculées suivant une méthode conventionnelle telle qu’indiquée au premier alinéa du 3 a du présent article, mais être défi nies par la moyenne des consomma-tions réelles sur les trois dernières années précédant le diagnos-tic ou, à défaut, sur la durée effective de fourniture d’eau chaude sanitaire ou de chauffage. Les facteurs de conversion en kilowat-theures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1.

3 b) Les quantités annuelles d’énergie primaire par type de consommation résultant des quantités mentionnées au 3 a, cal-culées selon les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté ;

3 c) Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales men-tionnées en 3 a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 10 ;

3 d) Un classement de la quantité totale d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux de la maison selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 3.2 du présent arrêté en fonction

Diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaineArrêté du 15 septembre 2006 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - JO du 28 septembre 2006 - NOR : SOCU0611881A modifi é par l’arrêté du 18 décembre 2007 - JO du 23 décembre 2007

défi nie par arrêté des ministres en charge de la construction et de l’énergie. Le propriétaire tient le diagnostic de performance énergétique à disposition du locataire.

Article R. 134-5Un arrêté conjoint des ministres chargés de la construction et

de l’industrie détermine les modalités d’application de la pré-sente section. Il précise notamment, par catégorie de bâtiments, le

contenu du diagnostic de performance énergétique, les éléments des méthodes de calcul conventionnel, les échelles de référence, le prix moyen de l’énergie servant à l’évaluation des dépenses annuelles mentionnée à l’article R. 134-2, les facteurs de conver-sion des quantités d’énergie fi nale en quantités d’émissions de gaz à effet de serre et les modalités selon lesquelles est prise en compte dans les calculs l’incidence positive de l’utilisation de sources d’énergie renouvelable ou d’éléments équivalents.

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6 février 2009 • Le Moniteur 49

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la maison ;

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi nales pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, calculée suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté ;

4 b) Un classement de la quantité de gaz à effet de serre men-tionnée en 4 a de la maison selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la maison ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure et utilisée dans la maison, lorsque cette quantité peut être esti-mée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est requis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du bien et de ses équipements, visant à ré-duire les consommations d’énergie ;

8. Sauf pour le cas visé au dernier alinéa du 3 a du présent ar-ticle, les nouvelles consommations d’énergie primaire résultant des économies potentielles engendrées par les travaux visés en 7, ainsi que des évaluations par classes du coût des travaux, des économies fi nancières réalisables sur les frais de consomma-tion, et du temps de retour sur investissement ;

9. Sauf pour le cas visé au dernier alinéa du 3 a du présent ar-ticle, la mention de la méthode de calcul utilisée et sa version ;

10. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 4Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.1 du présent arrêté.Dans le cas des maisons individuelles mentionnées au troi-

sième alinéa du 3 a de l’article 3, le diagnostic de performance énergétique est établi, suivant les choix opérés, selon le modèle 6.1 ou le modèle 6.2 indiqués en annexe 6 du présent arrêté.

Chapitre IIDiagnostic de performance énergétique dans des bâtiments collectifs à usage principal d’habitation pour lesquels le propriétaire du bien mis en vente n’est pas propriétaire de l’ensemble du bâtiment ou effectue une mise en copropriété

Section 1Bâtiments pourvus d’un mode commun de chauffage ou de production d’eau chaude

Article 5Les dispositions de la présente section s’appliquent aux par-

ties privatives du lot affectées au logement et situées dans des

bâtiments collectifs à usage principal d’habitation dotés d’un mode de chauffage commun ou d’une production commune d’eau chaude sanitaire et pour lesquels le propriétaire du bien proposé à la vente n’est pas propriétaire du bâtiment entier. El-les s’appliquent aussi au cas où le propriétaire effectue une mise en copropriété du bâtiment.

Article 6I. - Le propriétaire des équipements communs de chauffage,

d’eau chaude des locaux, son mandataire ou le syndicat des co-propriétaires, fournit à tout propriétaire faisant réaliser un dia-gnostic de performance énergétique les éléments suivants :

1. L’indication des énergies utilisées et une description des systèmes communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire des locaux, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif est établi selon les annexes 1.1 et 1.2 du présent arrêté ;

2. Par type d’énergie, la moyenne annuelle des quantités d’énergies fi nales consommées par le dispositif commun de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire des locaux, pour l’ensemble du bâtiment ; ces quantités sont calculées sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou sur la moyenne des trois derniers exercices ap-prouvés ou, à défaut, sur la durée effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude au bâtiment concerné pendant les trois années précédant le diagnostic. Les informations données sur les quantités d’énergies le sont dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat ;

3. Les coeffi cients de répartition des charges de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire appliqués au lot.

II. - Dans le cas d’une vente réalisée dans le cadre d’une mise en copropriété, le propriétaire du bâtiment rassemble les infor-mations mentionnées en I pour établir le diagnostic.

III. - Le diagnostic de performance énergétique comporte les éléments suivants :

1. L’identifi cation du bâtiment et du lot et la surface habitable de ce dernier, établis selon l’annexe 1 ;

2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et géométriques de la partie privative du lot, ainsi que la des-cription des dispositifs communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire des locaux mentionnée au 1 du I du pré-sent article, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1.1 du pré-sent arrêté ;

3 a) Par type d’énergie, la moyenne annuelle des quantités d’énergies fi nales nécessaires au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire du bien, calculées à partir des éléments visés au 2 et 3 du I du présent article. Ces quantités sont expri-mées dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat ;

Lorsqu’il existe un équipement énergétique fi xe individuel assurant un complément de chauffage ou d’eau chaude sani-taire ou de refroidissement du bien objet du diagnostic, donnant lieu à un comptage particulier, la quantité d’énergie fi nale cor-respondante, établie sur la base de la moyenne des trois der-nières années précédant le diagnostic, ou à défaut sur la durée

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude au bâti-ment concerné pendant les trois années précédant le diagnostic, doit être ajoutée à la quantité d’énergie fi nale visée au premier alinéa du 3 a ; les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1 ;

3 b) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergie fi -nales résultant des quantités mentionnées au 3 a, exprimées en kilowattheures ;

3 c) Les quantités annuelles d’énergie primaire résultant des quantités mentionnées au 3 b calculées suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté ;

3 d) Une évaluation en euros du montant annuel des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales men-tionnées en 3 b, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 8 ;

3 e) Un classement de la quantité d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude et le refroidissement du lot selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la partie privative du lot ;

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi nales pour le chauffage, l’eau chaude et le refroidissement des locaux, expri-mée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté ;

4 b) Le classement de la quantité de gaz à effet de serre men-tionnée en 4 a du lot selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la partie privative du lot ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure et uti-lisée dans la partie privative du lot, lorsque cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est requis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique de la partie privative du lot et des équipe-ments qui y sont installés, visant à réduire ses consommations d’énergie ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

IV. - En cas d’impossibilité de distinguer les quantités d’éner-gie consommées pour le chauffage et pour la production d’eau chaude sanitaire, les informations visées en 3 et 5 du III sont fournies pour le total des consommations correspondantes.

V. - Si un diagnostic de performance énergétique pour l’en-semble du bâtiment a été réalisé conformément aux disposi-tions du chapitre III ci-dessous par le propriétaire des équi-pements communs mentionnés au premier alinéa du présent I ou par le syndicat des copropriétaires, les quantités d’éner-gies fi nales nécessaires au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire qui y sont mentionnées peuvent être utilisées en lieu et place des quantités mentionnées au premier alinéa du 3 a du III du présent article, avec l’accord du propriétaire du bien mis à la vente.

Article 7Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.2 du présent arrêté.

Section 2Bâtiments dont les lots sont dotés de dispositifs individuels de chauffage et de production d’eau chaude

Article 8Les dispositions de la présente section s’appliquent aux par-

ties privatives du lot affectées au logement et situées dans des bâtiments collectifs à usage principal d’habitation dont le chauf-fage et la production d’eau chaude sont assurés par des équipe-ments individuels au lot à vendre, et pour lesquels le proprié-taire du bien mis en vente n’est pas propriétaire du bâtiment entier. Elles s’appliquent aussi au cas où le propriétaire effectue une mise en copropriété.

Article 9Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment, du lot proposé à la vente et la

surface habitable de ce dernier ;2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques

et géométriques de la partie privative du lot et des équipements énergétiques qui y sont installés, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1.1 du présent arrêté ;

3 a) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi -nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude, et au refroidissement, le cas échéant, de la partie privative du lot et calculées suivant une utilisation standardisée, exprimées en kilowattheures ; le calcul est mené au moyen d’une méthode conventionnelle satisfaisant les dispositions de l’arrêté relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente ;

Par quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage, on en-tend les consommations d’énergie liées aux déperditions ther-miques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systèmes thermiques, les déperditions thermiques par renouvellement d’air et par ventilation, diminuées des apports internes de la maison et des apports solaires.

Pour les logements situés dans des bâtiments construits avant le 1er janvier 1948, les quantités annuelles d’énergie fi nales visées au premier alinéa du présent 3 a peuvent ne pas être calculées suivant une méthode conventionnelle, mais être défi nies par la moyenne des consommations réelles sur les trois dernières an-nées civiles précédant le diagnostic ou a défaut sur la durée effec-tive de fourniture de chauffage ou d’eau chaude sanitaire.

Les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1.

3 b) Les quantités annuelles d’énergie primaire par type de consommation résultant des quantités consommées mention-nées au 3 a, calculées en tenant compte des dispositions de l’an-nexe 3.2 du présent arrêté ;

3 c) Une évaluation en euros du montant annuel des frais de

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales men-tionnées en 3 a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 10 ;

3 d) Un classement de la quantité d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement du lot se-lon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la partie privative du lot ;

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait de la quantité d’énergies fi na-les pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidisse-ment des locaux, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté ;

4 b) Un classement de la quantité de gaz à effet de serre mentionnée en 4 a selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la partie privative du lot ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure et uti-lisée dans la partie privative du lot, lorsque cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est re-quis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du lot et de ses équipements, visant à réduire les consommations d’énergie ;

8. Sauf pour le cas visé au dernier alinéa du 3 a, les nouvel-les consommations d’énergie primaire résultant des économies potentielles engendrées par les travaux visés en 7, ainsi que des évaluations par classes du coût des travaux, des économies fi -nancières réalisables sur les frais de consommation, et du temps de retour sur investissement ;

9. Sauf pour le cas visé au dernier alinéa du 3 a, la mention de la méthode utilisée et de sa version ;

10. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 10Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.1 du présent arrêté.

Chapitre IIIDiagnostic de performance énergétique pour les bâtiments collectifs à usage principal d’habitation proposés globalement à la vente

Article 11Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux bâti-

ments à usage principal d’habitation pourvus d’un chauffage commun ou d’installations de chauffage individuel proposés globalement à la vente.

Article 12Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment et sa surface habitable, calcu-

lée suivant les dispositions de l’annexe 1 ;2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques

et géométriques du bâtiment et de ses équipements énergéti-ques, y compris les équipements utilisant des énergies d’ori-gine renouvelable produite par les équipements installés à de-meure ; ce descriptif sera établi selon les annexes 1.1 et 1.2 du présent arrêté ;

3 a) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi -nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement, calculées suivant une utilisa-tion standardisée du bâtiment, exprimées en kilowattheures ; le calcul est réalisé au moyen d’une méthode conventionnelle satisfaisant les dispositions de l’arrêté relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergé-tique pour les bâtiments proposés à la vente.

Par quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage, on en-tend les besoins en énergie liés aux déperditions thermiques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systèmes thermi-ques, les déperditions thermiques par renouvellement d’air, di-minués des apports internes et des apports solaires.

Pour les bâtiments construits avant le 1er janvier 1948, ainsi que pour tous les bâtiments dotés d’une installation commune de chauffage ou d’eau chaude sanitaire, les quantités annuel-les d’énergie fi nales visées à l’alinéa précédent peuvent ne pas être calculées suivant une méthode conventionnelle mais être défi nies par la moyenne des consommations réelles sur les trois dernières années précédant le diagnostic ou, à défaut, sur la du-rée effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude sani-taire ; les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1 ;

3 b) Les quantités d’énergie primaire par type de consom-mation résultant des quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3 a, calculées suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du pré-sent arrêté ;

3 c) Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3 a, calculée suivant les dispositions de l’an-nexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 10 ;

3 d) Un classement de la quantité totale d’énergie primaire mentionnée en 3 b selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 3.3 en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable du bâtiment ;

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les mentionnées en 3 a, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 ;

4 b) Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4 a selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 4.2 en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable du bâtiment.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

velable produite par les équipements installés à demeure et uti-lisée dans la partie privative du lot, lorsque cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est re-quis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du bâtiment et de ses équipements, visant à réduire les consommations d’énergie ;

8. Sauf pour le cas visé au dernier alinéa du 3 a, les nouvel-les consommations d’énergie primaire résultant des économies potentielles engendrées par les travaux visés en 7, ainsi que des évaluations par classe du coût des travaux, des économies fi -nancières réalisables sur les frais de consommation et du temps de retour sur investissement ;

9. Sauf pour le cas visé au dernier alinéa du 3 a, la mention de la méthode de calcul utilisée et de sa version ;

10. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 13Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.1.

Chapitre IVDiagnostic de performance énergétique pour les bâtiments ou parties de bâtiment à usage principal autres que d’habitation pour lesquels le propriétaire du bien mis en vente n’est pas propriétaire de l’ensemble du bâtiment ou effectue une mise en copropriété

Section 1Bâtiments pourvus d’un mode collectif de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement

Article 14Les dispositions de la présente section s’appliquent aux bâti-

ments ou parties de bâtiments à usage principal autre que d’ha-bitation pourvus de dispositifs communs de chauffage, de pro-duction d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement collectifs, et pour lesquels le propriétaire du bien mis en vente n’est pas propriétaire du bâtiment entier. Elles s’appliquent aussi au cas où le propriétaire effectue une mise en copropriété.

Article 15I. - Le propriétaire des installations énergétiques communes,

et notamment des installations communes de chauffage, d’eau chaude ou de refroidissement des locaux, son mandataire ou le syndicat des copropriétaires fournit à tout propriétaire faisant réaliser un diagnostic de performance énergétique les éléments suivants :

1. L’indication des énergies utilisées et une description des systèmes communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement des locaux, y compris les équi-pements utilisant des énergies d’origine renouvelable produi-

tes par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon les annexes 1.1 et 1.2 du présent arrêté ;

2. Par type d’énergie, la quantité totale d’énergie fi nale rele-vée ou facturée à l’ensemble du bâtiment pour tous les usages communs de l’énergie ; les facteurs de conversion en kilowat-theures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1 ;

Par quantité annuelle d’énergie fi nale nécessaire au chauf-fage, on entend les besoins en énergie liés aux déperditions thermiques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systè-mes thermiques, les déperditions thermiques par renouvelle-ment d’air et par ventilation, diminués des apports internes du bâtiment liés aux activités et des apports solaires.

Les quantités mentionnées au premier alinéa sont calculées sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou sur la moyenne des trois derniers exercices ap-prouvés ou, à défaut, sur la durée effective de chauffage, d’eau chaude ou de refroidissement du bâtiment concerné. Les infor-mations données sur les quantités d’énergie le sont dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat ;

3. Les coeffi cients de répartition des charges appliquées au lot pour tous les usages énergétiques ;

II. - Dans le cas d’une mise en copropriété, le propriétaire du bâtiment rassemble les informations mentionnées en I pour établir le diagnostic.

III. - Le diagnostic de performance énergétique comporte les éléments suivants :

1. L’identifi cation du bâtiment, du lot proposé à la vente, tels que mentionnés en annexe 1.1, et la surface utile du lot.

2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et géométriques du lot et des équipements énergétiques qui y sont installés, établi selon l’annexe 1.1 du présent arrêté, ainsi qu’un descriptif des dispositifs communs de chauffage, de re-froidissement ou de production d’eau chaude sanitaire, établie selon l’annexe 1.2 du présent arrêté, ces deux descriptifs in-cluent, le cas échéant, les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produite par des équipements installés à demeure ;

3 a) Par type d’énergie, la somme de deux termes :– le premier est la moyenne annuelle des quantités d’énergie

fi nales relatives aux équipements énergétiques communs du bâtiment, affectée au lot et calculée à partir des éléments vi-sés au 2 et au 3 ;

– le deuxième est la moyenne annuelle des quantités d’énergie fi nales relatives aux équipements énergétiques propres au lot considéré, sur la base de la moyenne des trois dernières an-nées précédant le diagnostic ou, à défaut, sur la durée effective de chauffage, d’eau chaude ou de refroidissement.Ces quantités sont exprimées dans l’unité qui a présidé à

leur achat ;3 b) Les quantités d’énergie fi nales mentionnées au 3 du III

du présent article, exprimées en kilowattheures ; les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi -nis en annexe 3.1 ;

3 c) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergie pri-maire résultant des quantités mentionnées au 3 b calculées sui-vant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté ;

3 d) Une évaluation en euros des montants annuels des

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3 b, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date in-diquée en 8 ;

3 e) Un classement de la quantité totale en énergie primaire mentionnée en 3 c, selon une échelle de référence notée de A à I indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté en fonction de la va-leur du rapport de cette quantité à la surface utile du lot ;

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les mentionnées en 3 b, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 ;

4 b) Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4 a selon une échelle de référence notée de A à I indiquée en annexe 4.2 en fonction de la valeur du rap-port de cette quantité à la surface utile du lot ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure et uti-lisée par la partie privative du lot, lorsque cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est requis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du lot et des équipements qui y sont installés, visant à réduire ses consommations d’énergie ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 16Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.3.

Section 2Bâtiments non pourvus de modes communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ni de refroidissement

Article 17Les dispositions de la présente section s’appliquent aux bâ-

timents ou aux parties de bâtiment à usage principal autre que d’habitation, dont le chauffage et la production d’eau chaude, et le cas échéant le refroidissement des locaux, sont assurés par des équipements individuels au lot à vendre, et pour lesquels le propriétaire du bien mis en vente n’est pas propriétaire du bâ-timent entier. Elles s’appliquent aussi au cas où le propriétaire effectue une mise en copropriété.

Article 18I. - Le propriétaire des installations énergétiques communes

alimentant les locaux, son mandataire ou le syndicat des copro-priétaires fournit à tout propriétaire faisant réaliser un diagnos-tic de performance énergétique les éléments suivants :

1. L’indication des énergies utilisées ;2. Par type d’énergie, la quantité totale d’énergie fi nale rele-

vée ou facturée à l’ensemble du bâtiment pour tous les usages communs de l’énergie ;

Les quantités mentionnées au premier alinéa sont calculées sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou sur la moyenne des trois derniers exercices ap-prouvés ou à défaut sur la durée effective de chauffage, d’eau chaude ou de refroidissement du bâtiment concerné.

Les informations données sur les quantités d’énergie le sont dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat ;

3. Les coeffi cients de répartition des charges appliquées au lot pour tous les usages énergétiques ;

II. - Dans le cas d’une mise en copropriété, le propriétaire du bâtiment rassemble les informations mentionnées en I pour établir le diagnostic.

III. - Le diagnostic de performance énergétique comporte les éléments suivants :

1. L’identifi cation du bâtiment et du lot proposé à la vente, établis selon l’annexe 1.1 du présent arrêté, la surface utile du bâtiment et celle du lot ;

2. L’indication des énergies utilisées et un descriptif des prin-cipales caractéristiques thermiques et géométriques de la par-tie privative du lot et des équipements énergétiques qui y sont installés, y compris les équipements utilisant des énergies d’ori-gine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif est établi selon les annexes 1.1 et 1.2 du présent arrêté ;

3 a) Par type d’énergie, la somme de deux termes :– le premier est la moyenne annuelle des quantités d’énergie

fi nales relatives aux équipements énergétiques communs du bâtiment, affectée au lot et calculée à partir des éléments vi-sés au 2 et au 3 ;

– le deuxième est la moyenne annuelle des quantités d’éner-gie fi nales relatives aux équipements énergétiques propres au lot considéré, sur la base de la moyenne des trois derniè-res années précédant le diagnostic ou à défaut sur la durée de fourniture de chauffage ou d’eau chaude à la partie du bâti-ment concernée.Ces quantités sont exprimées dans l’unité qui a présidé à leur

achat ; les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1 ;

3 b) Par type d’énergie, les quantités d’énergie fi nale men-tionnées au 3 a) du présent article exprimées en kilowattheu-res ;

3 c) Les quantités annuelles d’énergie primaire résultant des quantités consommées mentionnées au 3 b, calculées en tenant compte des dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté ;

3 d) Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3 b, calculée suivant les dispositions de l’an-nexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 8 ;

3 e) Un classement de la quantité totale d’énergie primaire mentionnée en 3 c selon une échelle de référence notée de A à I indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté en fonction de la va-leur du rapport de cette quantité à la surface utile du lot ;

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les mentionnées en 3 b, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 ;

4 b) Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4 a selon une échelle de référence notée de A à I indiquée en annexe 4.2 en fonction de la valeur du rap-port de cette quantité à la surface utile du lot ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure et uti-lisée dans la partie privative du lot, lorsque cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est requis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du lot et de ses équipements, visant à réduire les consommations d’énergie ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 19Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.3 du présent arrêté.

Chapitre VDiagnostic de performance énergétique pour les bâtiments à usage principal non résidentiel proposés globalement à la vente

Article 20Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux bâti-

ments à usage principal autre que résidentiel pourvus d’équi-pements communs ou individuels de chauffage, d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement, proposés globalement à la vente.

Article 21Le diagnostic de performance énergétique du bâtiment com-

porte les éléments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment et sa surface utile ;2. L’indication des énergies utilisées et un descriptif des prin-

cipales caractéristiques thermiques et géométriques du bâti-ment et des équipements énergétiques qui y sont installés, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine re-nouvelable produite par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon les annexes 1.1 et 1.2 du présent arrêté ;

3 a) Par type d’énergie, la somme de deux termes :– le premier est la moyenne annuelle des quantités d’énergie

fi nales relatives aux équipements énergétiques communs du bâtiment ;

– le deuxième est la moyenne annuelle des quantités d’éner-gie fi nales relatives aux équipements énergétiques des par-ties privatives.

Ces quantités sont calculées sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou sur la moyenne des trois derniers exercices approuvés ou à défaut sur la durée de fourniture de chauffage ou d’eau chaude du bâ-timent concerné.

Les informations données sur les quantités d’énergies le sont dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat ;

3 b) Par type d’énergie, les quantités d’énergie fi nales visées au 3 a exprimées en kilowattheures, les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi nis en an-nexe 3.1 ;

3 c) Les quantités annuelles d’énergie primaire résultant des quantités mentionnées au 3 b, calculées suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté ;

3 d) Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3 b, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date mentionnée en 8) ;

3 e) Un classement de la quantité totale d’énergie primaire mentionnée en 3 b selon une échelle de référence notée de A à I indiquée en annexe 3.3 en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface du bâtiment ;

4 a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les mentionnées en 3 b, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 ;

4 b) Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4 a selon une échelle de référence notée de A à I indiquée en annexe 4.2 en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable du bâtiment ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure et uti-lisée dans la partie privative du lot, lorsque cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Le rapport d’inspection mentionné au h de l’article R. 134-2 du code de la construction et de l’habitation, si celui-ci est re-quis ;

7. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du bâtiment et de ses équipements, visant à réduire les consommations d’énergie ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 22Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle indiqué en annexe 6.3 du présent arrêté.

Chapitre VIDispositions fi nales

Article 23Chargés de l’exécution...Fait à Paris, le 15 septembre 2006.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ANNEXE 1

Descriptif des caractéristiques du bâtimentNota. - Toute grandeur physique sera accompagnée d’une unité de mesure appropriée.

ANNEXE 1.1

Identifi cations et descriptif techniqueLes éléments suivants fi gurent sur le diagnostic de perfor-

mance énergétique :a) Identifi cation du logement, du propriétaire, du diagnostic

et de la personne qui en est chargée par le propriétaire :– numéro du diagnostic ;– durée maximale de validité du diagnostic de performance éner-

gétique (fi xée à 10 ans à compter de la date d’établissement) ;– type de bâtiment, a minima parmi ceux défi nis par le présent

arrêté : maison individuelle, immeuble collectif, immeuble non résidentiel ;

– pour l’immeuble non résidentiel, préciser le secteur d’activités (par exemple : bureau, commerce…) ;

– année de construction du bâtiment, ou à défaut, évaluation de cette date ;

– pour un bâtiment à usage principal d’habitation : surface ha-bitable du lot ;

– pour un bâtiment à usage principal autre que d’habitation : surface utile du lot ;

– adresse complète du logement, incluant la situation dans l’im-meuble ;

– nom et prénom du propriétaire et ses coordonnées postales ;– nom, signature, coordonnées téléphoniques et postales de la

personne chargée du diagnostic ;– date de visite par cette personne ;– date d’établissement du diagnostic ;– pour un bâtiment dont les installations communes de chauf-

fage, de refroidissement ou de production d’eau chaude sont collectives dans le cas d’un immeuble appartenant à un pro-priétaire unique : nom et coordonnées du propriétaire de ces installations.b) Descriptif technique du lot à la vente et des équipements :

– types de murs ;– types de toiture ;– type de menuiseries, et notamment la désignation du type de

fenêtres (par exemple : simple vitrage, double vitrage, double fenêtre, simple vitrage avec survitrage) et du matériau principal du cadre et du dormant (par exemple : PVC, bois, aluminium) ;

– type de plancher-bas ;– dispositif(s) de chauffage : pour chaque dispositif, indiquer s’il

est individuel ou collectif, le type d’énergie utilisé, et si dispo-nibles, sa puissance, son rendement et sa date de fabrication ;

– type d’émetteurs de chauffage ;– dispositif d’eau chaude sanitaire : pour chaque dispositif, in-

diquer s’il est individuel ou collectif, le type d’énergie utilisé, et si disponibles sa puissance, son rendement et sa date de fabrication ;

– veilleuses : indiquer si les chaudières comportent une veilleuse.

ANNEXE 1.2

Équipements communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement des locaux en bâ-timent collectif

Pour les locaux en bâtiment collectif, le diagnostic mentionne, outre les éléments de l’annexe 1.1, les éléments suivants relatifs aux équipements communs servant au chauffage, à la produc-tion d’eau chaude sanitaire ou au refroidissement de locaux :

– type d’équipement ;– type d’énergie utilisée.

ANNEXE 2

Mode d’obtention des surfaces de calcul2.1. Surfaces de fenêtresLe diagnostiqueur procède à une estimation de la surface des

fenêtres du lot.2.2. Surface du bienPour un bâtiment à usage principal d’habitation, le diagnos-

tiqueur obtient la surface habitable sur la base des informations fournies par le propriétaire. À défaut, il estime lui-même la sur-face habitable du bien par des relevés appropriés.

Pour un bâtiment à usage principal autre que d’habitation, le diagnostiqueur obtient la surface utile sur la base des informa-tions fournies par le propriétaire. À défaut, il estime lui-même la surface utile du bien par des relevés appropriés.

ANNEXE 3

Facteurs de conversion des énergies

ANNEXE 3.1

Conversion en kilowattheures des énergies relevéesLe pouvoir calorifi que supérieur (PCS) donne le dégagement

maximal théorique de la chaleur lors de la combustion, y com-pris la chaleur de condensation de la vapeur d’eau produite lors de la combustion.

Le pouvoir calorifi que inférieur (PCI) des combustibles est exprimé en kilowattheures. Il exclut de la chaleur dégagée la chaleur de condensation de l’eau supposée restée à l’état de vapeur à l’issue de la combustion.

Les compteurs d’énergie affi chent une quantité d’énergie fi nale PCS. Le diagnostiqueur convertit ces quantités en éner-gie fi nale PCI suivant les facteurs mentionnés dans la présente annexe. Il convertira ensuite les valeurs d’énergie fi nale PCI en énergie primaire (voir l’annexe 3.2).

Bois de chauffage

Plaquettes d’industrie 2 200 kWh PCI par tonne.

Plaquettes forestières 2 760 kWh PCI par tonne.

Granulés, briquettes 4 600 kWh PCI par tonne.

Bûches 1 680 kWh PCI par stère.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Gaz naturela) Dans la majeure partie des cas, les relevés de consomma-

tion de gaz naturel fi gurant sur les factures des fournisseurs de gaz mentionnent des valeurs de consommations en kWh PCS.

Les consommations fi gurant sur le diagnostic de performance énergétique sont exprimées en kWh PCI. Le diagnostiqueur les obtient à partir des valeurs de kWh PCS mentionnées sur les factures en les divisant par un facteur de 1,11.

b) Si tel n’est pas le cas, et que les relevés sont quantifi és en volume, le diagnostiqueur obtient les consommations PCI à faire fi gurer sur le diagnostic de performance énergétique en multipliant les valeurs de m3 (n) mentionnées sur la facture par 11,628.

Le mètre cube normal, noté m3 (n) est un volume d’un mètre cube de gaz mesuré dans des conditions normales de tempéra-ture et de pression (à une température de 0 °C et à une pression atmosphérique moyenne de 1 013 hectopascals).

Gaz propane ou butane

Unité physique EN kWh (PCI) par tonne

EN kWh (PCI) par litre

Gaz propane ou butane :

Propane 13 800

Butane 12 780 6,9

Si les relevés sont quantifi és en volume, le diagnostiqueur ob-tient les consommations PCI à faire fi gurer sur le diagnostic de performance énergétique en multipliant les valeurs de m3 (n) mentionnées sur la facture par 11,628.

Le mètre cube normal est un volume d’un mètre cube de gaz mesuré dans des conditions normales de température et de pression (à une température de 0 °C et à une pression atmos-phérique moyenne de 1 013 hectopascals).

Fioul domestique

Unité physique EN kWh (PCI) par litre

Pétrole brut, gazole, fi oul domestique 9,97

Charbon

Unité physique EN kWh (PCI) par tonne

Houille 7222

Coke de houille 7778

Agglomérés et briquettes de lignite 8889

Lignite et produits de récupération 4722

ANNEXE 3.2

Conversion des énergies fi nales en énergie primaire

Les facteurs de conversion de l’énergie fi nale (exprimée en PCI) en énergie primaire sont les suivants :

+ 2,58 pour l’électricité ;+ 1 pour les autres énergies.

ANNEXE 3.3

Échelle des consommations d’énergie3.3.1. Généralités3.3.1 a. Cas des bâtiments à usage principal d’habitationPour les bâtiments à usage principal d’habitation, l’étiquette

énergie présente le classement du rapport de la quantité d’éner-gie primaire du bien à vendre sur la surface habitable du lot, se-lon une échelle de référence notée de A à G (soit un classement dans une échelle de sept classes).

Elle doit être conforme au modèle suivant :

Les couleurs qui doivent être utilisées pour l’impression de l’étiquette énergie sont les suivantes :– pour la fl èche représentant la classe A : 100 % cyan, 0 % ma-

genta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe B : 70 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe C : 30 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe D : 0 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe E : 0 % cyan, 30 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe F : 0 % cyan, 70 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe G : 0 % cyan, 100 % ma-genta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour le contenu : 100 % cyan, 0 % magenta, 70 % jaune, 0 % noir.

Tout le texte doit être rédigé en caractères noirs, à l’exception du curseur situant le niveau de consommation dans l’échelle et du texte situé dans la barre rouge représentant la classe G. Ce curseur comporte du texte blanc sur fond noir. Le texte fi gu-rant dans la classe G doit être en blanc. Le fond de l’étiquette doit être blanc.

Une reproduction lisible en noir et blanc de l’étiquette peut être produite, ainsi que de l’ensemble du diagnostic.

L’étiquette énergie mentionne les limites de classes comme défi nies au paragraphe 3.2.2 a.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

3.3.1 b. Cas des bâtiments à usage principal autre que d’ha-bitation

Pour les bâtiments à usage principal autre que d’habita-tion, l’étiquette énergie présente le classement du rapport de la quantité d’énergie primaire du bien à vendre sur la surface utile du lot, selon une échelle de référence, notée de A à I (soit un classement dans une échelle de neuf classes).

Elle doit être conforme au modèle suivant :

Les couleurs qui doivent être utilisées pour l’impression de l’étiquette énergie sont les suivantes :– pour la fl èche représentant la classe A : 100 % cyan, 0 % ma-

genta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe B : 70 % cyan, 0 % magenta,

100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe C : 30 % cyan, 0 % magenta,

100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe D : 0 % cyan, 0 % magenta,

100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe E : 0 % cyan, 30 % magenta,

100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe F : 0 % cyan, 70 % magenta,

100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe G : 0 % cyan, 100 % ma-

genta, 100 % jaune, 0 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe H : 50 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe I : 85 % noir.– pour le contenu : 100 % cyan, 0 % magenta, 70 % jaune, 0 % noir.

Tout le texte doit être rédigé en caractères noirs, à l’exception du curseur situant le niveau de consommation dans l’échelle et du texte situé dans les barres représentant les classes G, H et I. Ce curseur comporte du texte blanc sur fond noir. Le texte fi -gurant dans les classes G, H et I doit être en blanc. Le fond de l’étiquette doit être blanc.

Une reproduction lisible en noir et blanc de l’étiquette peut être produite, ainsi que de l’ensemble du diagnostic.

L’étiquette énergie mentionne les limites de classes comme défi nies au paragraphe 3.2.2 b.

Pour les bâtiments à usage principal autre que d’habitation, l’étiquette énergie peut au choix mentionner ou non les limites de classe défi nies au paragraphe 3.2.2 b.

3.3.2. Limites des classes de l’étiquette énergiea) Bâtiments à usage principal d’habitationPour ces bâtiments, la structuration des classes de l’étiquette

énergie est la suivante :

Désignation de la classe Plage de consommations (kWh/m2.an)

A Inférieur ou égal à 50.

B De 51 à 90.

C De 91 à 150.

D De 151 à 230.

E De 231 à 330.

F De 331 à 450.

G Strictement supérieur à 450.

b) Bâtiments à usage principal autre que d’habitationPour ces bâtiments, la structuration des classes de l’étiquette

énergie est la suivante :

Désignation de la classe Plage de consommations (kWh/m2.an)

A Inférieur ou égal à 50.

B De 51 à 90.

C De 91 à 150.

D De 151 à 230.

E De 231 à 330.

F De 331 à 450.

G De 451 à 590.

H De 591 à 750.

I Strictement supérieur à 750.

ANNEXE 4

Étiquette climat pour les émissions de gaz à effet de serre

ANNEXE 4.1

Facteurs de conversion des kilowattheures fi naux en émis-sions de gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre considérées se réduisent à celles de dioxyde de carbone (CO2) consécutives aux consom-mations d’énergie.

4.1.1. Facteurs de conversion à utiliser pour le cas où les

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

consommations sont estimées au moyen d’une méthode de calcul

En kilogramme de CO2 par kilowattheure PCI d’énergie fi nale :

Chauffage Production d’eau chaude

sanitaire

Refroidis-sement

Bois, biomasse 0,013 0,013

Gaz naturel 0,234 0,234 0,234

Fioul domestique 0,300 0,300 0,300

Charbon 0,384 0,384

Gaz propane ou butane 0,274 0,274 0,274

Autres combustibles fossiles

0,320 0,320

Électricité d’origine renouvelable utilisée dans le bâtiment

0 0 0

Électricité (hors électricité d’origine renouvelable utilisée dans le bâtiment)

0,180 0,040 0,040

Pour les réseaux de chaleur ou de froid, pour lesquels la dis-persion du contenu CO2 est importante, la valeur à retenir est précisée à l’annexe 7.

Pour fi gurer dans cette annexe, les gestionnaires de réseaux doivent faire parvenir le contenu en CO2 de leur réseau et les justifi cations correspondantes à la direction générale de l’éner-gie et des matières premières (DGEMP).

Pour les réseaux de chaleur ou de froid qui ne fi gurent pas à l’annexe 7, la valeur est fi xée par défaut au contenu CO2 le plus élevé, celui du charbon.

4.1.2. Facteurs de conversion « climat » pour le cas où les consommations sont relevées par factures ou mesures

Les facteurs de conversion sont exprimés en kilogramme de CO2 par kilowattheure PCI d’énergie fi nale.

Tous usages

Bois, biomasse 0,013

Gaz naturel 0,234

Fioul domestique 0,300

Charbon 0,384

Tous usages

Gaz propane ou butane 0,274

Autres combustibles fossiles 0,320

Électricité d’origine renouvelable utilisée dans le bâtiment

0

Électricité (hors électricité d’origine renouvelable utilisée dans le bâtiment)

0,084

Pour les réseaux de chaleur ou de froid, pour lesquels la dis-persion du contenu CO2 est importante, la valeur à retenir est précisée à l’annexe 7.

Pour fi gurer dans cette annexe, les gestionnaires de réseaux doivent faire parvenir le contenu en CO2 de leur réseau et les

justifi cations correspondantes à la direction générale de l’éner-gie et des matières premières (DGEMP).

Pour les réseaux de chaleur ou de froid qui ne fi gurent pas à l’annexe 7, la valeur est fi xée par défaut au contenu CO2 le plus élevé, celui du charbon.

ANNEXE 4.2

Échelle des émissions de gaz à effet de serre4.2.1. Généralités4.2.1 a. Cas des bâtiments à usage principal d’habitationPour les bâtiments à usage principal d’habitation, le classe-

ment de la quantité totale d’émissions de gaz à effet de serre se fait dans une échelle de sept classes, appelée « étiquette climat ». La quantité d’émissions est croissante, partant de la classe A (la plus performante, fi gurant en mauve clair), à la classe G (la moins performante, fi gurant en mauve foncé).

L’étiquette climat doit être conforme au modèle suivant :

Les couleurs qui doivent être utilisées pour l’impression de l’étiquette énergie sont les suivantes :– pour la fl èche représentant la classe A : 5 % cyan, 10 % magenta,

0 % jaune, 10 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe B : 10 % cyan, 35 % ma-

genta, 0 % jaune, 10 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe C : 15 % cyan, 50 % ma-

genta, 0 % jaune, 15 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe D : 20 % cyan, 65 % ma-

genta, 0 % jaune, 15 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe E : 20 % cyan, 80 % ma-

genta, 0 % jaune, 15 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe F : 25 % cyan, 95 % ma-

genta, 0 % jaune, 20 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe G : 35 % cyan, 100 % ma-

genta, 0 % jaune, 20 % noir ;– pour le contenu : 100 % cyan, 0 % magenta, 70 % jaune, 0 % noir.

Tout le texte doit être rédigé en caractères noirs, à l’excep-tion du curseur situant le niveau d’émissions dans l’échelle et

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

du texte fi gurant en classe G, lesquels sont écrits en blanc. Le curseur comporte du texte blanc sur fond noir.

Le fond de l’étiquette doit être blanc.Une reproduction lisible en noir et blanc de l’étiquette peut

être produite, ainsi que de l’ensemble du diagnostic.L’étiquette climat mentionne les limites de classes comme

défi nies au paragraphe 4.2.2 a.

4.2.1 b. Cas des bâtiments à usage principal autre que d’ha-bitation

Pour les bâtiments à usage principal autre que d’habitation, le classement de la quantité totale d’émissions de gaz à effet de serre se fait dans une échelle de neuf classes, appelée « éti-quette climat ». La quantité d’émissions est croissante, partant de la classe A (la plus performante, fi gurant en mauve clair), à la classe I (la moins performante, fi gurant en gris foncé).

L’étiquette climat doit être conforme au modèle suivant :

Les couleurs qui doivent être utilisées pour l’impression de l’étiquette énergie sont les suivantes :– pour la fl èche représentant la classe A : 5 % cyan, 10 % magenta,

0 % jaune, 10 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe B : 10 % cyan, 35 % ma-

genta, 0 % jaune, 10 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe C : 15 % cyan, 50 % ma-

genta, 0 % jaune, 15 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe D : 20 % cyan, 65 % ma-

genta, 0 % jaune, 15 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe E : 20 % cyan, 80 % ma-

genta, 0 % jaune, 15 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe F : 25 % cyan, 95 % ma-

genta, 0 % jaune, 20 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe G : 35 % cyan, 100 % ma-

genta, 0 % jaune, 20 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe H : 50 % noir ;– pour la fl èche représentant la classe I : 85 % noir ;

– pour le contenu : 100 % cyan, 0 % magenta, 70 % jaune, 0 % noir.Tout le texte doit être rédigé en caractères noirs, à l’exception

du curseur situant le niveau d’émissions dans l’échelle et du texte fi gurant en classes G, H et I, lesquels sont écrits en blanc. Le curseur comporte du texte blanc sur fond noir.

Le fond de l’étiquette doit être blanc.Une reproduction lisible en noir et blanc de l’étiquette peut

être produite, ainsi que de l’ensemble du diagnostic.L’étiquette climat mentionne les limites de classes comme

défi nies au paragraphe 4.2.2 b.

4.2.2. Limites des classes de l’étiquette climata) Pour les bâtiments à usage principal d’habitationLa structuration des classes de l’étiquette climat est la sui-

vante :

Désignation de la classe Plage de consommations (kgéqCO2/m

2 an)

A Inférieur ou égal à 5.

B 6 à 10.

C 11 à 20.

D 21 à 35.

E 36 à 55.

F 56 à 80.

G Strictement supérieur à 80.

b) Pour les bâtiments à usage principal autre que d’habitationLa structuration des classes de l’étiquette climat est la sui-

vante :

Désignation de la classe Plage de consommations (kgéqCO2/m

2 an)

A Inférieur ou égal à 5.

B 6 à 10.

C 11 à 20.

D 21 à 35.

E 36 à 55.

F 56 à 80.

G 81 à 110.

H 111 à 145.

I Strictement supérieur à 145.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ANNEXE 5

Base de prix pour l’évaluation conventionnelle des frais an-nuels de consommation d’énergie

Pour le modèle 6.1 de diagnostic mentionné en annexe 6, la mention de la date de la version de l’arrêté utilisé pour les prix de l’énergie sera portée à côté de l’estimation des frais annuels d’énergie sur le diagnostic de performance énergétique.

Les frais annuels de la consommation d’énergie calculée sont, pour chaque type d’énergie utilisée pour le chauffage, la pro-duction d’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux, le produit de la quantité d’énergie fi nale nécessaire par le prix du kWh auquel est ajouté le coût de l’abonnement éventuel en fonction des classes de consommation et selon les barèmes fi -gurant dans le tableau suivant. Ces frais sont estimés en faisant abstraction des autres usages de certaines énergies.Tableau des tarifs des énergies (15 août 2006)

Abonnement (en euros TTC)

Prix du kWh (énergie fi nale) (en centimes d’E TTC)

Fioul ............................................. 6,82

Chauffage urbain ......................... Compris dans le prix du

kWh indiqué à droite

– 5,55 (TVA à 5,5 % sur abonnement)

Propane (en kWh PCS) ................ 10,31

Charbon ....................................... 6,43

Bois .............................................. 2,6

Gaz distribué (en kWh PCS) :

– de 0 à 1 000 kWh en consommation annuelle ..............

25,32 7,20

– de 1 000 à 7 000 kWh en consommation annuelle ..............

35,95 5,99

– de 7 000 à 30 000 kWh en consommation annuelle ..............

125,21 4,31

– au-delà de 30 000 kWh en consommation annuelle ..............

187,62 4,14

Électricité (les consommations indiquées concernent le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et le refroidissement) :

– simple tarif :

6 kVA ............................................ 61,05 13,11

9 kVA ............................................ 120,58 10,74

– double tarif : Heures pleines (10,74)Heures creuses (6,54)*

6 kVA ............................................ 105,87 9,06

9 kVA ............................................ 189,85 9,06

12 kVA .......................................... 274,04 9,06

15 kVA .......................................... 358,12 9,06

18 kVA .......................................... 442,21 9,06(*) Estimation avec une répartition forfaitaire de la consommation entre heures pleines et heures creuses (respectivement 60 % et 40 %) pour le chauffage et une production d’eau chaude sanitaire effectuée intégralement en heures creuses.

ANNEXE 6

Modèles de présentation du diagnostic de performance énergétique

Modèle 6.1 :Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour les-

quels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations estimées (consommation conventionnelle).

Modèle 6.2 :Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour les-

quels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations réelles (consommations estimées au moyen de factures d’énergie, de décomptes de charges ou de relevés de comptages).

Modèle 6.3 :Pour les bâtiments à usage autre que d’habitation (par exem-

ple : tertiaire, bureaux, commerces…).

Voir les pages suivantes.

ANNEXE 7

Évaluation du contenu en CO2 des réseaux de chaleuret de froid

L’arrêté du 18 décembre 2007 paru au Journal offi ciel du 23 décembre 2007 établit la liste relative au contenu en CO2 des réseaux de chaleur et de froid prévue par cette annexe.

Annexe non publiée ici, retrouvez-la sur le site Internetwww.legifrance.gouv.fr

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Modèle 6.1 : Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour lesquels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations estimées (consommation conventionnelle).

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Modèle 6.2 : Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour lesquels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations réelles (consommations estimées au moyen de factures d’énergie, de décomptes de charges ou de relevés de comptages).

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Modèle 6.3 : Pour les bâtiments à usage autre que d’habitation (par exemple : tertiaire, bureaux, commerces…).

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de l’économie, des fi nances et de l’industrie et le mi-nistre délégué à l’industrie,

Vu la directive 2002/91/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 16 décembre 2002 sur la performance éner-gétique des bâtiments ;

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5 ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente,

Arrêtent :

Article 1Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l’applica-

tion des dispositions des articles R. 134-1 à R. 134-5 du code de la construction, à l’exception des départements d’outre-mer.

Article 2Lorsque la personne chargée d’établir le diagnostic utilise,

dans les conditions déterminées aux paragraphes 3 (a) des ar-ticles 3, 9 et 12 de l’arrêté relatif au diagnostic de performance énergétique des bâtiments proposés à la vente, une méthode conventionnelle, celle-ci doit :– soit être une de celles mentionnées à l’annexe 1 du présent

arrêté et mises à sa disposition ;– soit être une des méthodes européennes défi nies par le Co-

mité européen de normalisation ;– soit respecter le cahier des charges des méthodes explicitant le

contenu des conventions unifi ées défi ni en annexe 4 du pré-sent arrêté et avoir fait l’objet d’une déclaration préalable au ministre en charge de la construction dans les conditions dé-fi nies par l’article 3 du présent arrêté.

La personne chargée de l’élaboration du diagnostic utilise alors une de ces méthodes en respectant les conditions défi -nies en annexe 2.

Article 3I. - Le concepteur d’une méthode conventionnelle fait par-

venir, par lettre recommandée avec accusé de réception, au mi-nistre en charge de la construction une déclaration accompa-gnée du dossier respectant les conditions visées à l’annexe 3 du présent arrêté.

Si le dossier est incomplet, le ministre en charge de la construction invite le demandeur, par lettre recommandée avec accusé de réception postal et dans le mois suivant la réception de la demande, à fournir les pièces complémentaires.

Le délai de réception de la demande commence alors à courir à compter de la réception des pièces complétant le dossier.

Si, au vu du dossier fourni à l’appui de la déclaration, la mé-thode respecte les conditions fi xées dans le cahier des charges défi ni en annexe 4, une lettre de non-opposition est adressée par le ministre en charge de la construction dans les deux mois à compter de la date où le dossier est déclaré complet. Cette lettre est envoyée en recommandé avec accusé de réception.

Le nom de la méthode et celui du concepteur font alors l’ob-jet d’un avis de publication au Journal offi ciel.

Si la méthode fait l’objet d’une diffusion sous forme de logi-ciel, les coordonnées du ou des éditeurs diffusant la méthode seront précisées dans cet avis ainsi que le nom du ou des logi-ciels correspondants.

II. - Si, au vu du dossier fourni à l’appui de la déclaration, la méthode ne respecte pas les conditions fi xées dans le cahier des charges, le ministre en charge de la construction fait connaître son opposition au déclarant.

Le silence gardé pendant plus de deux mois par le ministre en charge de la construction à compter de la date où le dossier est déclaré complet vaut décision implicite d’opposition.

III. - Si le concepteur souhaite apporter des modifi cations à sa méthode, il respecte les conditions fi xées par le présent article.

Article 4Chargés de l’exécution…Fait à Paris, le 15 septembre 2006.

Méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaineArrêté du 15 septembre 2006 – Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement – JO du 28 septembre 2006 - NOR : SOCU0611882A

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74 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ANNEXE 1

Méthodes conventionnelles de calcul mises à disposition des personnes chargées d’établir les diagnostics de perfor-mance énergétique (DPE)

Une méthode annuelle simplifi ée, dite 3CL-DPE, est mise à disposition. Le contenu de cette méthode est défi ni par arrêté des ministres en charge de la construction et de l’énergie.

Deux méthodes de simulation dynamique, à pas de temps horaire, dites DEL6-DPE et Comfi e-DPE, sont mises à dispo-sition.

Le contenu de ces méthodes est défi ni par arrêté des minis-tres en charge de la construction et de l’énergie.

ANNEXE 2

Conditions d’utilisation des méthodes de calcul convention-nel

La personne établissant le diagnostic de performance éner-gétique et utilisant une des méthodes défi nies à l’article 2 doit entrer les données suivantes :

1. Données d’entrée :Les calculs d’estimation des consommations énergétiques

doivent a minima considérer les données d’entrée suivantes :– la superfi cie des surfaces chauffées du bâtiment ou du lot, se-

lon le cas, et la superfi cie des parois extérieures du bâtiment ou du lot ;

– les déperditions thermiques par l’enveloppe (parties couran-tes et ponts thermiques), sur la base des coeffi cients de trans-mission thermique et les surfaces des parois translucides ou transparentes en contact avec l’extérieur ou avec des locaux non chauffés ;

– l’infl uence de la mitoyenneté avec d’autres bâtiments, des circulations, des locaux susceptibles d’être non chauffés (ca-ves, garages, sous-sols), des vides sanitaires ou avec le terrain naturel ;

– l’infl uence de l’orientation ;– les dimensions réelles des baies et leurs caractéristiques so-laires ;– l’inertie thermique ;– la protection solaire des baies ;– le débit de renouvellement d’air évalué en fonction du mode

de ventilation du bâtiment (naturelle, ventilation mécanique contrôlée) et du niveau d’étanchéité à l’air des locaux ;

– la présence d’un échangeur de chaleur sur l’air ;– les caractéristiques des systèmes de chauffage (chauffage des

locaux et ECS) et de refroidissement (émission, distribution, génération).2. Données de sortie :La méthode de calcul estime les consommations d’énergie

pour les usages suivants :– chauffage ;– eau chaude sanitaire ;– refroidissement.

ANNEXE 3

Contenu du dossier de déclaration d’une méthode de calcul conventionnel

Nom de la méthodeLe concepteur de la méthode précisera le nom de la mé-

thode. Celui-ci devra fi gurer dans tous les documents, logiciels et moyens de communication relative à sa description, son uti-lisation ou sa promotion. Si le concepteur souhaite ultérieure-ment utiliser les dispositions du chapitre « Gestion des modifi -cations », il est recommandé d’indiquer un numéro de version dès l’origine.

Champ d’applicationLe concepteur de la méthode doit indiquer clairement les

limites du champ d’application de sa méthode (par exemple, maisons individuelles seulement, degré de prise en compte de techniques innovantes, du bioclimatique, des énergies renou-velables).

Description de la méthodeLe concepteur de la méthode fournira un document sous for-

mat électronique décrivant sous forme algorithmique l’intégra-lité de la méthode. Cette description doit permettre à un utilisa-teur d’appliquer la méthode ou à un éditeur de logiciel de créer un logiciel d’application. S’il est fait référence dans les métho-des à des sources externes, celle-ci devront être disponibles et la façon de se les procurer précisée.

Exemples de casPour chaque type d’utilisation couvert par la méthode et cha-

que type d’énergie de chauffage, à savoir l’électricité, le chauf-fage au gaz, au fuel, au bois, un cas de bâtiment sera décrit en termes d’entrées et de résultats, et ce au minimum pour qua-tre localisations différentes, situées dans le département de la Seine-Saint-Denis (93), dans le département de l’Hérault (34), dans le département de la Haute-Savoie (74) et dans le départe-ment de la Charente-Maritime (17). En effet, le cahier des char-ges des méthodes inclut des données climatiques par départe-ment. Ces exemples ont en particulier pour objet de permettre à un utilisateur ou à un éditeur de logiciel de vérifi er qu’il fait une utilisation correcte de la méthode décrite sous forme algo-rithmique.

Diffusion de logicielSi la méthode fait l’objet d’une diffusion sous forme de logi-

ciel, les coordonnées du ou des éditeurs diffusant la méthode seront précisées ainsi que le nom du ou des logiciels corres-pondants.

Justifi cation de la pertinence de la méthodeLe concepteur précisera les éléments permettant de justifi er

de la pertinence de la méthode relativement aux champs visés. Pour cette partie, le seul élément justifi catif requis est celui re-latif au respect des conditions d’usage conventionnel tel que fi gurant dans le DPE. Les autres éléments de justifi cation sont laissés à l’initiative du concepteur de la méthode.

Gestion des modifi cationsUn concepteur de méthode peut proposer des modifi cations.

La procédure à suivre est alors la suivante :

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6 février 2009 • Le Moniteur 75

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

1. Fourniture de l’ensemble des éléments relatifs à la mé-thode modifi ée, celle-ci devant être identifi able, par exemple par ajout d’un numéro de version ;

2. Document précisant les changements par rapport à la ver-sion antérieure.

ANNEXE 4

Cahier des charges des méthodes de calcul conventionnel

1. Généralités1.1. Objet du documentL’objet de ce document est de défi nir des conventions unifi ées

pour le calcul des consommations d’énergie fi nales en secteur résidentiel pour les bâtiments existants.

Les consommations visées sont les suivantes :1. Consommations de chauffage hors auxiliaires.2. Consommations d’ECS hors auxiliaires.3. Consommations de refroidissement hors auxiliaires.Commentaire : les conventions de calcul pour l’énergie pri-

maire et le contenu CO2 sont défi nis dans les textes réglemen-taires et les facteurs de conversion PCS PCI ci-après :

1.2. Facteur de conversion PCS PCIGaz naturel : consommation PCS = 1,11 consommation PCI.GPL : consommation PCS = 1,09 consommation PCI.Fioul : consommation PCS = 1,07 consommation PCI.Charbon : consommation PCS = 1,04 consommation PCI.

2. Méthodes annuelles2.1. Données climatiquesElles sont données par département et tiennent compte de

l’altitude.Les degrés-heures sont égaux à la somme, pour toutes les

heures de la saison de chauffage pendant laquelle la tempéra-ture extérieure est inférieure à 18 °C, de la différence entre 18 °C et la température extérieure. Ils prennent en compte une inoc-cupation d’une semaine par an pendant la période de chauffe ainsi qu’un réduit des températures à 16 °C pendant la nuit de 22 heures à 6 heures.

Les degrés-heures annuels se déterminent de la façon suivante :DHcor = (Dhref + ((Nref/ C2) + 5) x dN)/1000Si C4 = - ; C2 = 340 sinon C2 = 400dN = C3 x altitude (m).Les données Dhref, Nref, C2, C3, C4 sont précisées par dépar-

tement dans les tableaux pages suivantes.

2.2. Conventions comportementales2.2.1. Coeffi cient d’intermittence

Io INT = ––––––––––––– 1 + 0.1 x (G-1)

Io = 0.85.G = déperditions par les parois + déperditions par renouvel-

lement d’air/ volume du logement.G : W/m3.K.

2.2.2. Besoins d’ECSPour SH ≤ 27 m2 : Qecs = 17.7 x SHPour SH > 27 m2 : Qecs = 470.9 x Ln (SH) - 1 075Qecs en litre d’eau à 40 °C par m2 habitable et par semaine.

Zone climatique TEF

H1 10.5

H2 12

H3 14.5

Les zones climatiques H1, H2 et H3 sont défi nies dans le ta-bleau précédent.

Becs = 1.163 x Qecs x (40 - Tef) x 48/ 1000Becs en kWh/m2 habitable par an.

Becs Avec Cecs = –––––––––– RdxRgxRs

Si ECS solaire 1-Fecs Becs

Cecs = ( ––––––– ) x ––––––––––– 100 RdxRgxRs

2.2.3. Débits de renouvellement d’air

Type de ventilation m3/m2SH Vol/H

Naturelle + cheminée sans trappe d’obturation

3,3 1,32

Naturelle par défauts d’étanchéité (menuiseries…)

2,6 1,03

Naturelle par entrée d’air/extraction 2,2 0,88

VMC classique non modulée 1,8 0,74

VMC classique modulée < 1983 1,7 0,68

VMC classique modulée > 1983 1,5 0,59

VMC hygroréglable type A 1,2 0,47

VMC hygroréglable type B 1,0 0,41

VMC double fl ux avec échangeur de chaleur

0,7 0,29

2.2.4. Apport internes et solaires récupérésLe taux de couverture d’apports gratuits est défi ni de la fa-

çon suivante : ( X - Xm )

F = ( ––––––––– ) ( 1 - Xm )

Zone climatique : les localités situées à plus de 800 mètres d’altitude sont en zone H1 lorsque leur département est indi-qué comme étant en zone H2 et en zone H2 lorsque leur dé-partement est indiqué comme étant en zone H3. Valeurs de Hx au § 2.1.

Inertie moyenne : m = 2.9.Inertie lourde : m = 3.6.Pour déterminer l’inertie du bâtiment, se reporter au fasci-

cule Th-I des règles Th-bat.

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76 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Avec X=

X Maison individuelle

H1 22.9 + Sse x EGV x DHcor

H2 21.7 + Sse x EGV x DHcor

H3 18.1 + Sse x EGV x DHcor

Sse : 0.045 si vitrage sud dégagé / 0.028 dans les autres cas.

X Maison individuelle

H1 22.9 + Sse x EGV x DHcor

H2 21.7 + Sse x EGV x DHcor

H3 18.1 + Sse x EGV x DHcor

Sse : 0.030 si vitrage sud dégagé / 0.023 dans les autres cas.Vitrage sud dégagé :1. Les parois vitrées orientées du sud-est au sud-ouest ont

une surface totale au moins égale au neuvième de la surface habitable de l’appartement ;

2. Pour ces parois, les obstacles sont « vus » sous un angle in-férieur à 15°.

E = Pref x Nref/1 000 (selon méthode DEL.2), par départe-ment - Ensoleillement (kWh/m2).

2.3. Calculs des consommations de chauffage Bch Cch = INT x ––––– Rch

avec : Bch = GV x (1 - F) x Dhcor.GV = déperditions par les parois + déperditions par renou-

vellement d’air.Déperditions par les parois : W/K.Déperditions par renouvellement d’air : W/K déterminées à

partir de 2.2.3.Si chauffage solaire :

1-Fecs BchCch = INT x ( –––––– ) x –––––

100 Rch

2.4. Effi cacité des systèmes2.4.1. ChauffageRd = « rendement » de distribution ;Rg = « rendement » de génération.Re = « rendement » d’émission ;Rr = « rendement » de régulation.Les rendements sont indiqués sur PCS.Les rendements de génération sont défi nis en valeurs sur PCS.Maison individuelle :

Installation de chauffage Rd Re Rg Rr

Pas de système de chauffage 1 0.95 1 0.95

Convecteurs électriques NF électrique performance catégorie C

1 0.95 1 0.99

Panneaux rayonnant électriques ou radiateurs électriques NF C

1 0.97 1 0.99

Installation de chauffage Rd Re Rg Rr

Plafond rayonnant électrique 1 0.98 1 Rr2

Plancher rayonnant électrique 1 1.00 1 Rr2

Radiateur électrique à accumulation 1 0.95 1 0.95

Plancher électrique à accumulation 1 1.00 1 0.95

Electrique direct autre 1 0.95 1 0.96

Pompe à chaleur (divisé) – type split 1 0.95 2.6 0.95

Radiateurs gaz à ventouse 1 0.95 0.73 0.96

Radiateurs gaz sur conduits fumées 1 0.95 0.6 0.96

Poêle charbon 1 0.95 0.35 0.8

Poêle bois 1 0.95 0.35 0.8

Poêle fi oul 1 0.95 0.55 0.8

Poêle GPL 1 0.95 0.55 0.8

Chaudière individuelle gaz installée avant 1988 (*)

0.92 0.95 0.6 Rr1

Chaudière individuelle fi oul installée avant 1988 (*)

0.92 0.95 0.6 Rr1

Chaudière gaz sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur (*)

0.92 0.95 0.65 Rr1

Chaudière fi oul sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur (*)

0.92 0.95 0.65 Rr1

Chaudière gaz installée entre 1988 et 2000 (*)

0.92 0.95 0.73 Rr1

Chaudière fi oul installée entre 1988 et 2000 (*)

0.92 0.95 0.73 Rr1

Chaudière gaz installée après 2000 (*) 0.92 0.95 0.78 Rr1

Chaudière fi oul installée après 2000 (*) 0.92 0.95 0.78 Rr1

Chaudière gaz basse température 0.92 0.95 0.8 Rr1

Chaudière fi oul basse température 0.92 0.95 0.8 Rr1

Chaudière gaz condensation 0.92 0.95 0.83 Rr1

Chaudière fi oul condensation 0.92 0.95 0.83 Rr1

Chaudière bois classe inconnue 0.92 0.95 0.3 0.9

Chaudière bois classe 1 0.92 0.95 0.34 0.9

Chaudière bois classe 2 0.92 0.95 0.41 0.9

Chaudière bois classe 3 0.92 0.95 0.47 0.9

Chaudière charbon 0.92 0.95 0.5 0.9

Réseau de chaleur 0.92 0.95 0.9 0.9

Chaudière électrique 0.92 0.95 0.77 0.9

Pompe à chaleur air/air 0.85 0.95 2.2 0.95

Pompe à chaleur air/eau 0.92 0.95 2.6 0.95

Pompe à chaleur eau/eau 0.92 0.95 3.2 0.95

Pompe à chaleur géothermique 0.92 0.95 4 0.95Rr1 = 0.95 s’il y a des radiateurs munis de robinets thermostatiques ; 0.9 sinon.Rr2 = 0,99 si régulation terminale certifi ée ; 0,97 si régulation terminale non certifi ée.S’il y a un plancher chauffant basse température, remplacer Re = 1.S’il y a un plafond chauffant basse température, remplacer Re = 0.98.Si les émetteurs fonctionnent à basse température (plancher chauffant ou radiateurs chaleur douce), remplacer Rd = 0.95.

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6 février 2009 • Le Moniteur 77

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Immeuble collectif :

Installation de chauffage Rd Re Rg Rr

Pas de système de chauffage 1 0.95 1 0.96

Convecteurs électriques NF électrique performance catégorie C

1 0.95 1 0.99

Panneaux rayonnants électriques ou radiateurs électriques NF C

1 0.97 1 0.99

Plafond rayonnant électrique 1 0.98 1 Rr2

Plancher rayonnant électrique 1 1.00 1 Rr2

Radiateur électrique à accumulation 1 0.95 1 0.95

Plancher électrique à accumulation 1 1.00 1 0.95

Electrique direct autre 1 0.95 1 0.96

Split ou multisplit 1 0.95 2.6 0.96

Radiateurs gaz à ventouse 1 0.95 0.73 0.96

Radiateurs gaz sur conduits fumées 1 0.95 0.68 0.96

Chaudière individuelle gaz installée avant 1988 (*)

0.92 0.95 0.57 Rr1

Chaudière individuelle gaz installée entre 1988 et 1999 (*)

0.92 0.95 0.68 Rr1

Chaudière individuelle gaz installée après 2000 (*)

0.92 0.95 0.72 Rr1

Chaudière individuelle gaz basse température

0.92 0.95 0.75 Rr1

Chaudière individuelle gaz condensation

0.92 0.95 0.8 Rr1

Chaudière électrique individuelle 0.92 0.95 0.95 0.9

Pompe à chaleur air/air 0.85 0.95 1.9 0.95

Chaudière collective gaz installée avant 1988 (*)

Rd1 0.95 0.65 Rr1

Chaudière collective fi oul installée avant 1988 (*)

Rd1 0.95 0.65 Rr1

Chaudière collective gaz sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur (*)

Rd1 0.95 0.7 Rr1

Chaudière collective fi oul sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur (*)

Rd1 0.95 0.7 Rr1

Chaudière collective gaz installée entre 1988 et 2000 (*)

Rd1 0.95 0.75 Rr1

Chaudière collective fi oul installée entre 1988 et 2000 (*)

Rd1 0.95 0.75 Rr1

Chaudière collective gaz installée après 2000 (*)

Rd1 0.95 0.8 Rr1

Chaudière collective fi oul installée après 2000 (*)

Rd1 0.95 0.8 Rr1

Chaudière collective gaz condensation Rd1 0.95 0.85 Rr1

Chaudière collective fi oul condensation Rd1 0.95 0.85 Rr1

Chaudière collective bois classe inconnue

Rd1 0.95 0.4 Rr1

Chaudière collective bois classe 1 Rd1 0.95 0.45 Rr1

Chaudière collective bois classe 2 Rd1 0.95 0.5 Rr1

Installation de chauffage Rd Re Rg Rr

Chaudière collective bois classe 3 Rd1 0.95 0.55 Rr1

Chaudière collective charbon Rd1 0.95 0.5 Rr1

Réseau de chaleur Rd1 0.95 0.9 Rr1

Chaudière collective électrique Rd1 0.95 0.95 Rr1

Convecteurs bijonction 1 0.95 1 0.9

Plancher rayonnant électrique collectif 1 1.00 1 0.9

Pompe à chaleur collective air/eau + VCV ou radiateurs

Rd1 0.95 2.6 Rr1

Pompe à chaleur collective air/eau + plancher

Rd1 1.00 2.6 Rr1

Pompe à chaleur collective eau/eau + VCV ou radiateurs

Rd1 0.95 3.2 Rr1

Pompe à chaleur collective eau/eau + plancher

Rd1 1.00 3.2 Rr1

Pompe à chaleur géothermique + VCV ou radiateurs

Rd1 0.95 4 Rr1

Pompe à chaleur géothermique + plancher

Rd1 1.00 4 Rr1

Plancher accumulation électrique 1 1.00 1 Rr1Rr1 = 0.95 s’il y a des radiateurs munis de robinets thermostatiques ; 0.9 sinon.Rr2 = 0,99 si régulation terminale certifi ée ; 0,97 si régulation terminale non certifi ée.S’il y a un plancher chauffant basse température, remplacer Re = 1.S’il y a un plafond chauffant basse température, remplacer Re = 0.98.

Réseau de distribution Rd1

Isolé Non isolé

Chauffage aéraulique 0.85 0.8

Chauffage eau chaude ; haute température

0.87 0.85

Chauffage eau chaude ; moyenne ou basse température

0.9 0.87

Pour les chaudières (*) :Si Bch < 2000, Corch = 1.7 - 6 x 10-4 x Bch.Si 2000 < Bch < 6000, Corch = 0.75 - 1.25 x 10-4 x Bch,sinon, Corch = 0.Si programmateur Pg = 0.97, sinon Pg = 1.

1 Rch = 1 / Ich avec Ich = Pg x ( ––––––––––––––––– + Corch )

Rg x Re x Rd x Rr

2.4.2. Eau chaude sanitaireRs = rendement de stockage ; Rd = rendement de distribution.Rg = rendement de génération.Les rendements sont indiqués sur PCS.

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Page 78: Diagnostics Techniques Immobiliers

78 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Maison individuelle :

Maison individuelle Rs Rd Rg Rtot

ECS instantanée 1.00 0.85 1 0.85

Chauffe-eau électrique vertical installé il y a plus de 15 ans

0.74 0.85 1 0.63

Chauffe-eau électrique horizontal installé il y a plus de 15 ans

0.67 0.85 1 0.57

Chauffe-eau électrique vertical installé entre 5 et 15 ans

0.80 0.85 1 0.68

Chauffe-eau électrique horizontal installé entre 5 et 15 ans

0.74 0.85 1 0.63

Chauffe-eau électrique vertical installé il y a moins de 5 ans

0.82 0.85 1 0.70

Chauffe-eau électrique horizontal installé il y a moins de 5 ans

0.78 0.85 1 0.66

Chauffe-eau thermodynamique 0.72 0.85 1.89 1.16

Chauffe-bain gaz 1.00 0.85 0.56 0.48

Chaudière individuelle gaz ou fi oul installée avant 1988 et ECS accumulation

0.65 0.85 0.55 0.31

Chaudière gaz ou fi oul sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur et ECS accumulation

0.65 0.85 0.60 0.33

Chaudière gaz ou fi oul installée entre 1988 et 2000 et ECS accumulation

0.80 0.85 0.68 0.46

Chaudière gaz ou fi oul installée après 2000 et ECS accumulation

0.80 0.85 0.73 0.50

Chaudière gaz ou fi oul basse température et ECS accumulation

0.80 0.85 0.75 0.51

Chaudière gaz ou fi oul condensation et ECS accumulation

0.80 0.85 0.78 0.53

Chaudière individuelle gaz ou fi oul installée avant 1988 et ECS instantanée

1.00 0.85 0.57 0.48

Chaudière gaz ou fi oul sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur et ECS instantanée

1.00 0.85 0.61 0.52

Chaudière gaz ou fi oul installée entre 1988 et 2000 et ECS instantanée

1.00 0.85 0.64 0.54

Chaudière gaz ou fi oul installée après 2000 et ECS instantanée

1.00 0.85 0.67 0.57

Chaudière gaz ou fi oul basse température et ECS instantanée

1.00 0.85 0.75 0.64

Chaudière gaz ou fi oul condensation et ECS instantanée

1.00 0.85 0.78 0.66

Chaudière bois classe inconnue 0.72 0.85 0.30 0.18

Chaudière bois classe 1 0.72 0.85 0.34 0.21

Chaudière bois classe 2 0.72 0.85 0.41 0.25

Chaudière bois classe 3 0.72 0.85 0.47 0.29

Chaudière charbon 0.72 0.85 0.49 0.30

Réseau de chaleur 1.00 0.85 0.76 0.65

Immeuble collectif :

Logement collectif Rs Rd Rg

ECS instantanée 1.00 0.88 1.00

Chauffe-eau électrique vertical installé il y a plus de 15 ans

0.72 0.88 1.00

Chauffe-eau électrique horizontal installé il y a plus de 15 ans

0.66 0.88 1.00

Chauffe-eau électrique vertical installé entre 5 et 15 ans

0.81 0.88 1.00

Chauffe-eau électrique horizontal installé entre 5 et 15 ans

0.76 0.88 1.00

Chauffe-eau électrique vertical installé il y a moins de 5 ans

0.82 0.88 1.00

Chauffe-eau électrique horizontal installé il y a moins de 5 ans

0.80 0.88 1.00

Collectif

Accumulateur gaz ou fi oul 0.97 0.55 0.65

Accumulateur gaz ou fi oul condensation 0.97 0.55 0.75

Chaudière individuelle gaz ou fi oul installée avant 1988

0.97 0.55 0.60

Chaudière gaz ou fi oul sur sol installée avant 1988 et changement de brûleur

0.97 0.55 0.65

Chaudière gaz ou fi oul installée entre 1988 et 2000 0.97 0.55 0.70

Chaudière gaz ou fi oul installée après 2000 0.97 0.55 0.75

Chaudière gaz ou fi oul condensation 0.97 0.55 0.80

Chaudière bois 0.97 0.55 0.35

Chaudière charbon 0.97 0.55 0.47

Réseau de chaleur eau 1.00 0.55 0.76

Réseau de chaleur vapeur 1.00 0.55 0.66

Chauffe-eau électrique 0.97 0.55 1.00

Individuel

Chauffe-bain gaz 1.00 0.88 0.50

Chaudière individuelle gaz installée avant 1988 et ECS accumulation

0.59 0.88 0.55

Chaudière gaz installée entre 1988 et 2000 et ECS accumulation

0.67 0.88 0.61

Chaudière gaz installée après 2000 et ECS accumulation

0.67 0.88 0.66

Chaudière gaz basse température et ECS accumulation

0.67 0.88 0.68

Chaudière gaz condensation et ECS accumulation

0.67 0.88 0.73

Chaudière individuelle gaz installée avant 1988 et ECS instantanée

1.00 0.88 0.54

Chaudière gaz installée entre 1988 et 2000 et ECS instantanée

1.00 0.88 0.57

Chaudière gaz installée entre 1988 et 2000 et ECS accumulation

1.00 0.88 0.63

Chaudière gaz basse température et ECS instantanée

1.00 0.88 0.65

Chaudière gaz condensation et ECS instantanée 1.00 0.88 0.70

En ECS collective, pour une boucle isolée, remplacer Rd par 0,75.

TO2_5489-128pages.indd 78TO2_5489-128pages.indd 78 3/02/09 19:08:133/02/09 19:08:13

Page 79: Diagnostics Techniques Immobiliers

6 février 2009 • Le Moniteur 79

��

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

2.4.3. RefroidissementCclim = Rclim x Sclim.Calcul de Cclim.Maison individuelle :Calcul de Rclim :

RCLIM SCLIM < 150 m2 SCLIM > 150 m2

Zone Ea 2 4

Zone Eb 3 5

Zone Ec 4 6

Zone Ed 5 7

Climatisation (rafraîchissement) individuelle en immeuble collectif : Cclim = Rclim x Sclim x CORclim

Calcul de Rclim :

RCLIM Autre Dernier ÉTAGE

Zone Ea 1.5 2

Zone Eb 2 3

Zone Ec 3 4

Zone Ed 4 5

2.4.4. Energie solaire2.4.4.1. Energie solaire thermiqueFacteur de couverture solaire par défaut (Fecs) :ECS solaire en maison individuelle

Départe-ments

Ancienne Récente < 5 ans

1 51,2 65,3

2 48 61,8

3 51,8 66,4

4 63 78,9

5 57,7 74,4

6 65,7 82,2

7 60,4 75,6

8 48 61,8

9 60 74,6

10 50 64,2

11 60 74,6

12 57,1 73,1

13 64,6 80,4

14 50 65

15 53,7 69,2

16 58,7 74,3

17 58,7 74,3

18 51,7 66,2

19 53,9 69,5

20 65,9 81,8

21 50,8 65

22 50,9 66

23 53,9 69,5

Départe-ments

Ancienne Récente < 5 ans

24 58,8 73,5

25 0,9 65,2

26 60,4 75,6

27 48,6 62,7

28 50,5 64,9

29 50,4 65,5

30 63,1 78,8

31 58,1 73,7

32 58,1 73,7

33 58,8 73,5

34 63,4 79,5

35 51,8 66,9

36 51,7 66,2

37 52 66,5

38 54,5 68,9

39 50,9 65,2

40 57,1 72,9

41 52 66,5

42 53,5 67,8

43 3,7 69,2

44 53,4 68,7

45 50,5 64,9

46 56 71,1

Départe-ments

Ancienne Récente < 5 ans

47 57,3 72,5

48 57,1 73,1

49 53,4 68,7

50 50 65

51 49,7 64,1

52 50 64,2

53 51,8 66,9

54 48,9 62,9

55 49,7 64,1

56 51,8 66,9

57 48,8 62,4

58 51 65,6

59 45,7 59,1

60 48,5 62,7

61 50 65

62 45,7 59,1

63 53 68,2

64 58 73,7

65 58,1 73,7

66 61,9 80,6

67 49,1 62,8

68 50 64,2

69 53,5 67,8

70 50,9 65,2

71 52,8 67

Départe-ments

Ancienne Récente < 5 ans

72 51,8 66,5

73 54,5 68,9

74 51,2 65,3

75 49,5 63,9

76 48,6 62,7

77 49,5 63,9

78 49,5 63,9

79 58,7 74,3

80 48,5 62,7

81 58,1 73,7

82 58,1 73,7

83 67,2 83,4

84 63 78,9

85 53,4 68,7

86 54,7 69,9

87 53,9 69,5

88 50 64,2

89 50,3 64,6

90 50 64,2

91 49,5 63,9

92 49,5 63,9

93 49,5 63,9

94 49,5 63,9

95 49,5 63,9

ECS solaire en immeuble collectif

Départe-ment

Install. ancienne

Install. neuve

1 30 42

2 26 38

3 32 45

4 39 58

5 43 60

6 41 59

7 39 58

8 26 38

9 34 50

10 28 40

11 34 50

12 35 49

13 43 62

14 28 40

15 32 47

Départe-ment

Install. ancienne

Install. neuve

16 35 51

17 35 51

18 29 42

19 31 46

20 42 60

21 30 42

22 28 41

23 31 46

24 34 49

25 28 41

26 39 58

27 26 38

28 28 42

29 27 40

30 40 58

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Page 80: Diagnostics Techniques Immobiliers

80 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Département FECS ( %)

17 94

18 89

19 91

20 98

21 88

22 89

23 91

24 94

25 89

26 96

27 87

28 89

29 90

30 97

31 94

32 94

33 94

34 97

35 90

36 89

37 89

38 92

39 89

40 96

41 89

42 90

43 91

44 92

45 89

46 93

47 94

48 94

49 92

50 89

51 86

52 88

53 90

54 87

55 86

56 90

57 86

58 89

59 86

60 87

Département FECS ( %)

61 89

62 86

63 91

64 98

65 94

66 99

67 86

68 88

69 90

70 89

71 89

72 89

73 92

74 89

75 87

76 87

77 87

78 87

79 99

80 87

81 94

82 94

83 100

84 96

85 92

86 91

87 91

88 88

89 89

90 88

91 87

92 87

93 87

94 87

95 87

Département FCH ( %)

1 26

2 24,3

3 29

4 42,4

5 41,5

6 67

7 36,9

Chauffage et ECS solaire (maison individuelle uniquement)

Départe-ment

Install. ancienne

Install. neuve

31 35 51

32 35 51

33 34 49

34 38 57

35 28 41

36 29 42

37 32 47

38 31 44

39 28 41

40 33 49

41 32 47

42 29 43

43 32 47

44 30 45

45 28 42

46 33 48

47 34 49

48 35 49

49 30 45

50 28 40

51 28 40

52 28 40

53 28 41

54 26 39

55 28 40

56 28 41

57 26 38

58 28 42

59 24 36

60 26 38

61 28 40

62 24 36

63 32 45

Départe-ment

Install. ancienne

Install. neuve

64 33 49

65 35 51

66 40 58

67 26 38

68 27 38

69 29 43

70 28 41

71 29 43

72 32 46

73 29 43

74 30 42

75 26 38

76 26 38

77 26 38

78 26 38

79 35 51

80 25 37

81 35 51

82 35 51

83 42 62

84 39 58

85 30 45

86 33 48

87 31 46

88 28 40

89 29 43

90 27 38

91 26 38

92 26 38

93 26 38

94 26 38

95 26 38

Département FECS ( %)

1 89

2 86

3 90

4 96

5 95

6 98

7 96

8 86

Département FECS ( %)

9 96

10 88

11 96

12 94

13 96

14 89

15 91

16 94

TO2_5489-128pages.indd 80TO2_5489-128pages.indd 80 3/02/09 19:08:153/02/09 19:08:15

Page 81: Diagnostics Techniques Immobiliers

6 février 2009 • Le Moniteur 81

��

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Département FCH ( %)

8 24,3

9 40

10 22,4

11 40

12 36

13 44,7

14 33,4

15 29,2

16 44

17 44

18 25,5

19 29,8

20 52

21 22,4

22 35

23 29,8

24 37,8

25 23,8

26 36,9

27 27

28 25,1

29 36,3

30 51

31 33,3

32 33,3

33 37,8

34 48,3

35 32,9

36 25,5

37 26,1

38 26,1

39 23,8

40 39,1

41 26,1

42 25,2

43 29,2

44 35

45 25,1

46 33

47 33,7

48 36

49 35

50 33,4

51 21,5

Département FCH ( %)

52 22,4

53 32,9

54 20,8

55 21,5

56 32,9

57 18,6

58 26

59 22,5

60 23,4

61 33,4

62 22,5

63 29,2

64 67,7

65 33,3

66 48,3

67 18,6

68 21,4

69 25,2

70 23,8

71 24,4

72 27,9

73 29,7

74 26

75 24

76 27

77 24

78 24

79 44

80 23

81 33,3

82 33,3

83 68,4

84 42,4

85 35

86 29,5

87 29,8

88 22,4

89 24,3

90 21,4

91 24

92 24

93 24

94 24

95 24

2.4.4.2. Energie solaire photovoltaïqueProduction d’électricité par des capteurs photovoltaïques

(Ppv) :Ppv = 100 x Scapteurs (kWh/an).

3. Méthodes horaires

3.1. Données climatiquesPour chaque zone climatique, les données sont constituées

d’une année météorologique complète sur une base horaire. Les données sont les suivantes :

IDn : rayonnement direct normal exprimé en W/m2.Idf : rayonnement diffus horizontal exprimé en W/m2.θei : température extérieure exprimée en °C.Teiciel : température du ciel exprimée en °C.wei : humidité spécifi que de l’air exprimée en kg/kgas.Ve : vitesse du vent exprimée en ms-1.θcw : température d’eau froide exprimée en °C.Les fichiers contenant les données météorologiques an-

nuelles de référence au pas horaire sont disponibles au CSTB sous l’intitulé « données météorologiques de référence Th-CE 2005 ».

Le zonage et les corrections d’altitude sont celles de la mé-thode de calcul Th-CE 2005.

3.2. Conventions comportementales3.2.1. Températures de consigneLes températures de consigne sont celles des ThC 2005. Si

des vacances sont prises en compte, on considère une semaine de vacance pendant la saison de chauffe, début février, et deux semaines en été, fi n juillet-début août.

Le point de consigne est corrigé par la formule suivante :dTcfd = - max(0,0.5 (Depshon - 1))avec :dTcfd (valeur négative en K) correction de température de

consigne pour les bâtiments anciens peu isolés.Depshon : déperditions statiques (parois et ventilation) en

W/(K.m2SHON).3.2.2. Besoins d’ECSLe volume d’eau mitigée pour une heure donnée, en fonction

de l’usage (résidentiel…) correspond à la valeur donnée dans les règles Th-CE 2005, chapitre 10.

3.2.3. Détermination des saisons de chauffage et de refroi-dissement

Elles sont calculées si besoin est conformément au paragra-phe 6.4 de la méthode de calcul Th-CE 2005.

3.2.4. Utilisation de la ventilation et de l’ouverture des fenê-tres

S’ils sont utilisés, les scénarios d’utilisation des systèmes mé-caniques sont ceux de la méthode Th-CE 2005. Sinon, les va-leurs de la méthode annuelle sont considérées.

3.2.5. Consommation d’énergie et apports internes pour les autres usages

Les apports internes d’éclairage peuvent être soit calculés conformément à la méthode Th-CE 2005, soit être pris conven-tionnellement égaux à 2 W/m2 de 7 heures à 9 heures et de 20 heures à 22 heures, hors périodes de vacances.

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Page 82: Diagnostics Techniques Immobiliers

82 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Les autres apports internes sont ceux de la méthode Th-CE 2005, paragraphes 6.3, et pris nuls pendant les vacances tels que défi nis au paragraphe point de consigne.

3.3. Calcul des consommations de chauffageLes consommations de chauffage sont calculées à partir des

besoins de chauffage et par application de rendements de dis-tribution et de génération. Les rendements d’émission peuvent être pris en compte soit par un rendement, soit par une varia-tion de température (dans ce dernier cas, l’impact est pris en compte dans les besoins).

Les besoins de chauffage sont calculés sur un pas de temps horaire. La méthode de calcul doit prendre en compte entre autres les apports solaires par les baies et les parois opaques, l’impact des apports internes et d’éclairage, les déperditions et l’inertie du bâtiment.

Les besoins de chauffage calculés selon la zone climatique peuvent être corrigés pour un département donné au prorata des valeurs Dhref du paragraphe 2.1 Données climatiques.

3.4. Effi cacité des systèmes3.4.1. Chauffage3.4.1.1. Rendement d’émission et de régulationL’approche rendement se fait en appliquant les valeurs de la

méthode annuelle.

L’approche variation de température se fait conformément aux règles Th-CE 2005.

3.4.1.2. Rendement de distributionOn applique les valeurs de la méthode annuelle.3.4.1.3. Rendement de générationOn applique les valeurs de la méthode annuelle.3.4.2. Eau chaude sanitaire3.4.2.1. Rendement de distributionOn applique les valeurs de la méthode annuelle.3.4.2.2. Rendement de générationOn applique les valeurs de la méthode annuelle.3.4.3. RefroidissementOn applique un rendement global (émission distribution gé-

nération) de 1,5.3.4.4. Energie solaire3.4.4.1. Energie solaire thermiqueOn applique le calcul défi ni dans la méthode annuelle ou un

calcul par simulation avec un pas de temps horaire.3.4.4.2. Energie solaire photovoltaïqueOn applique le calcul défi ni dans la méthode annuelle ou un

calcul par simulation avec un pas de temps horaire.

Critères de certifi cation des compétences des personnes physiques réalisant le diagnostic de performance énergétique et critères d’accréditation des organismes de certifi cationArrêté du 16 octobre 2006 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - JO du 27 octobre 2006 - NOR : SOCU0611888A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de l’économie, des fi nances et de l’industrie et le mi-nistre délégué à l’industrie,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-4 et R. 271-1,

Arrêtent :

Article 1Les organismes de certifi cation visés au troisième alinéa de

l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation sont accrédités conformément aux prescriptions de la norme NF EN ISO/CEI 17024.

Article 2La procédure de certifi cation des personnes physiques qui

réalisent des diagnostics de performance énergétique, visées à l’article R. 134-4 du code de la construction et de l’habitation et les conditions imposées aux organismes autorisés à délivrer la certifi cation, mentionnées au troisième alinéa de l’article R. 271-1 du même code, répondent en outre aux exigences fi gu-rant en annexe 1.

Article 3Les compétences exigées des personnes physiques can-

didates à la certifi cation, relatives aux connaissances tech-niques dans le domaine du bâtiment et à l’aptitude à établir des diagnostics de performance énergétique, mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation, sont défi nies à l’annexe 2.

Article 4Chaque organisme de certifi cation tient à la disposition du

public la liste des personnes certifi ées et leurs coordonnées professionnelles.

Article 5Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et le directeur général de l’énergie et des matières premières sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exé-cution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.

Fait à Paris, le 16 octobre 2006.

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Page 83: Diagnostics Techniques Immobiliers

6 février 2009 • Le Moniteur 83

��

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ANNEXE 1

Exigences complémentaires à la norme NF EN ISO/CEI 17024 à satisfaire par l’organisme de certifi cation

1. Structure organisationnelle(NF EN ISO/CEI 17 024 - § 4.2.3)

Les parties associées au « comité du dispositif particulier », concernées par le contenu et le fonctionnement du système de certifi cation, visées dans le référentiel en vigueur, compren-nent au moins un représentant des utilisateurs (associations de consommateurs, notaires ou agents immobiliers, syndics…), un représentant des personnes certifi ées ou candidates pour le diagnostic de performance énergétique et un représentant des pouvoirs publics prescripteurs.

La participation au comité du dispositif particulier des repré-sentants des personnes candidates à la certifi cation prendra fi n au 1er novembre 2007.

2. Exigences relatives aux examinateurs(NF EN ISO/CEI 17024 - § 5.2)Critères de sélection des examinateurs :

Les examinateurs qualifi és par les organismes de certifi ca-tion doivent, en référence au diagnostic de performance éner-gétique :– connaître le dispositif particulier de certifi cation applicable ;– connaître de façon approfondie les méthodes et documents

d’examens applicables ;– détenir la compétence appropriée du domaine à examiner ;– avoir une pratique courante aussi bien orale qu’écrite de la

langue française ;– être libre de tout intérêt susceptible d’entacher leur impar-

tialité ;– respecter la confi dentialité ;– ne pas avoir eu de lien, de quelque nature que ce soit, suscep-

tible d’entacher leur éthique, avec les candidats.

3. Processus de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6)

Les délais maximaux entre chaque étape du processus de certifi cation sont précisés dans le référentiel de certifi cation.

Le processus de certifi cation fait apparaître les étapes ci-après.

Chaque étape permet de vérifi er au moins les compétences du candidat détaillées en annexe 2.

3.1. Evaluation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.2)

L’évaluation du candidat à la certifi cation est réalisée selon la procédure suivante :

Tout candidat à la certifi cation soumet un dossier de candi-dature à l’organisme certifi cateur qui juge de sa recevabilité. L’organisme de certifi cation vérifi e que le candidat dispose des compétences requises au travers d’un examen théorique suivi d’un examen pratique.

L’examen théorique est réalisé en application des disposi-tions prévues à l’annexe 2 ; les candidats répondant aux condi-tions du dernier alinéa du I de l’annexe 2 en sont exemptés.

L’examen pratique implique pour le candidat à la certifi ca-tion une mise en situation de diagnostic et permet de vérifi er les compétences mentionnées en annexe 2.

3.2. Décision en matière de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3)3.2.1. Notifi cation de la décision au candidat

La décision en matière de certifi cation est notifi ée au can-didat dans un délai maximum de deux mois après son évalua-tion.

A titre transitoire, si l’évaluation a été réalisée avant le 1er fé-vrier 2007, ce délai est porté à quatre mois.

Tout refus de certifi cation doit être argumenté.

3.2.2. Validité de la certifi cation (NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3.3)La validité d’une certifi cation est de cinq ans.

4. Surveillance (NF-EN ISO/CEI 17024 - § 6.4)

Lors du premier cycle de certifi cation, une opération de sur-veillance est réalisée durant la deuxième année. Lors des cycles de certifi cation suivants, une opération de surveillance est me-née au cours de la troisième année.

Les opérations de surveillance permettent à l’organisme cer-tifi cateur de vérifi er le maintien des compétences mentionnées en annexe 2.

La surveillance consiste pour l’organisme de certifi cation à vérifi er que la personne certifi ée :– se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-

mentaires dans le domaine concerné ;– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-

tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de dix constats établis par la per-sonne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

L’organisme de certifi cation établit les modalités de suspen-sion ou de retrait du certifi cat si les exigences ci-dessus ne sont pas satisfaites.

Sauf cas de force majeure, la cessation d’activité dans le do-maine de la certifi cation des personnes établissant des diagnos-tics de performance énergétique est un critère de retrait de la certifi cation dans le ou lesdits secteurs.

5. Recertifi cation (NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.5)

A l’issue de la période de validité défi nie au 3.2, il y a lieu de procéder à la recertifi cation.

L’évaluation de recertifi cation comprend :– un examen théorique, de même nature que celui stipulé au

§ 3.1 et applicable à toutes les personnes certifi ées,

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

– un examen pratique de même nature que celui stipulé au § 3.1.Elle permet, en outre, de vérifi er que la personne certifi ée :

– se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-mentaires dans le domaine concerné ;

– exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles, en vigueur, de dix constats établis par la per-sonne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

ANNEXE 2

Compétences des personnes physiquesI. - Lors de l’examen théorique, la personne physique can-

didate à la certifi cation démontre qu’elle possède les connais-sances requises sur :– la typologie des constructions, les principaux systèmes

constructifs, les techniques constructives et leur évolution historique ;

– les bâtiments, les produits de construction, les équipements techniques, notamment ceux utilisés pour contrôler le climat intérieur ;

– les matériaux de construction, leurs propriétés thermiques et patrimoniales, notamment pour des matériaux locaux ou pré-sentant un faible impact environnemental ;

– la thermique des bâtiments, notamment les notions de thermi-que d’hiver et d’été, de prévention et de traitement des désor-dres thermiques ou hygrométriques sur les bâtiments ;

– les possibilités d’amélioration énergétique et de réhabilitation

thermique et leurs impacts potentiels (notamment sur les be-soins en énergie du bâtiment, ses émissions de gaz à effet de serre et sur les changements hygrothermiques des ambian-ces du bâtiment) ;

– les textes législatifs et réglementaires sur le sujet ;– la mise en place d’énergies renouvelables ;– les notions juridiques de la propriété dans les bâtiments et les

relations légales ou contractuelles entre les propriétaires du bâtiment, les propriétaires des locaux à usage privatif, les oc-cupants, les exploitants et les distributeurs d’énergie ;

– la terminologie technique et juridique du bâtiment, dans son acceptation par l’ensemble des corps d’état, en rapport avec l’ensemble des domaines de connaissance mentionnés ci-dessus.Les personnes physiques dont les compétences pour le dia-

gnostic de performance énergétique ont été validées par une licence professionnelle bâtiment et construction, spécialité dia-gnostics techniques de l’immobilier et pathologies du bâtiment, délivrée par une université, sont exonérées de l’examen théo-rique.

II. - L’examen pratique permet de vérifi er par une mise en si-tuation que la personne physique candidate à la certifi cation :– est capable d’élaborer le diagnostic de performance énergé-

tique en utilisant une méthodologie adaptée aux cas traités, à en interpréter les résultats et à les restituer à un non-spé-cialiste ;

– sait évaluer la consommation d’un bâtiment par une au moins des méthodes de consommations estimées et par la méthode des consommations relevées ;

– est en mesure de proposer des recommandations adaptées aux cas traités, en tenant compte du contexte technique, juri-dique, économique et environnemental ;

– sait rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation de la prestation effectuée.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existantsà usage principal d’habitation proposés à la location en France métropolitaine Arrêté du 3 mai 2007 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - JO du 17 mai 2007 - NOR : SOCU0751057A

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de l’économie, des fi nances et du budget et le minis-tre délégué à l’industrie,

Vu la directive 2002/91/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 16 décembre 2002 sur la performance éner-gétique des bâtiments ;

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5 ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergé-tique pour les bâtiments proposés à la vente en France métro-politaine,

Arrêtent :

Article 1Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l’applica-

tion des dispositions des articles R. 134-1 à R. 134-5 du code de la construction et de l’habitation, à l’exception des départements d’outre-mer, en ce qui concerne les locations de bâtiments exis-tants à usage principal d’habitation.

Au sens du présent arrêté :– les lots considérés sont les locaux pour lesquels de l’énergie

est utilisée pour réguler la température intérieure pour une occupation humaine ;

– par « énergie renouvelable produite par les équipements ins-tallés à demeure », on entend la fourniture d’énergie renouve-lable par un équipement situé dans le bâtiment, sur la parcelle ou à proximité immédiate ;

– pour le cas du refroidissement, les émissions de gaz à effet de serre considérées ne prennent pas en compte les émissions de fl uides frigorigènes.

Chapitre Ier

Diagnostic de performance énergétique pour une maison individuelle proposée globalement à la location

Article 2Les dispositions du présent chapitre s’appliquent à la mise en

location globale d’une maison individuelle comportant au plus deux logements, dans laquelle de l’énergie est utilisée pour ré-guler la température intérieure.

Article 3Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :

1. L’identifi cation de la maison et sa surface habitable, éta-blies selon l’annexe 1 du présent arrêté ;

2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et géométriques de la maison et de ses équipements énergétiques, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine re-nouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif est établi selon l’annexe 1.1 du présent arrêté ;

3.a Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi -nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement :– égales, pour les maisons individuelles achevées avant le 1er jan-

vier 1948, à la moyenne des consommations réelles de la mai-son sur les trois dernières années précédant le diagnostic. A défaut d’informations sur la moyenne des consommations réelles sur les trois dernières années, la moyenne peut être calculée sur la durée effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude sanitaire. Dans le cas particulier où le diagnostic de performance énergétique est établi avant le 1er juillet 2008 pour le compte d’un propriétaire possédant plus de 500 loge-ments, les estimations de consommation peuvent être réalisées sur la base d’une seule année de facturation ou de comptage. Les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies re-levées sont défi nis en annexe 3.1.

– calculées, pour les maisons individuelles achevées à compter du 1er janvier 1948, suivant une utilisation standardisée de la maison, exprimées en kilowattheures ; le calcul est réalisé au moyen d’une méthode conventionnelle satisfaisant les dispo-sitions de l’arrêté du 15 septembre 2006 modifi é relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de perfor-mance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente en France métropolitaine.Par « quantité annuelle d’énergie fi nale nécessaire au chauf-

fage », on entend les besoins en énergie liés aux déperditions thermiques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systè-mes thermiques, les déperditions thermiques par renouvelle-ment d’air, diminués des apports internes de la maison et des apports solaires.

3.b Les quantités annuelles d’énergie primaire par type de consommation résultant des quantités mentionnées

au 3.a, calculées selon les dispositions de l’annexe 3.2 du pré-sent arrêté ;

3.c Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales men-tionnées en 3.a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 9 ;

3.d Un classement de la quantité totale d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux de la maison selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 3.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la maison ;

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

4.a La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi nales pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, calculée suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté ;

4.b Un classement de la quantité de gaz à effet de serre men-tionnée en 4.a de la maison selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la maison ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure, lors-que cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du bien et de ses équipements, visant à ré-duire les consommations d’énergie ;

7. Suivant le type d’estimation appliqué, la mention de la mé-thode de calcul utilisée et sa version, ou la mention de la période de relevés de consommations considérée ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic, qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des ta-rifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 4I. Le diagnostic de performance énergétique est établi, sui-

vant les choix opérés, selon le modèle 6.A (méthode convention-nelle) ou le modèle 6.B (relevés de consommation) indiqués en annexe 6 du présent arrêté.

II. Nonobstant les dispositions de l’article 3, le diagnostic de performance énergétique remis avec un contrat de location sai-sonnière comprend les éléments défi nis au 1, 3.d et 4.b de l’ar-ticle 3 ci-dessus, et des recommandations d’amélioration de la gestion thermique du bien et de ses équipements visant à ré-duire les consommations d’énergie. Ces éléments sont fournis selon le modèle indiqué en annexe 6.C du présent arrêté.

Chapitre IIDiagnostic de performance énergétique d’un bâtiment ou d’un lot de bâtiment à usage principal d’habitation pourvu d’un mode commun de chauffage ou de production d’eau chaude et pour lequel n’a pas été réalisé de diagnostic de performance énergétique à l’immeuble

Article 5Les dispositions des articles 5 à 7 s’appliquent aux parties

privatives du lot affectées au logement et situées dans un bâ-timent à usage principal d’habitation pourvu d’un mode com-mun de chauffage ou de production d’eau chaude et pour lequel n’a pas été réalisé de diagnostic de performance énergétique à l’immeuble.

Article 6I. Aux fi ns de réaliser un diagnostic de performance énergéti-

que du lot, le propriétaire des équipements communs de chauf-fage, d’eau chaude des locaux, son mandataire ou le syndicat des

copropriétaires, fournit à tout propriétaire faisant réaliser un diagnostic de performance énergétique les éléments suivants :

1. L’indication des énergies utilisées et une description des systèmes communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire des locaux, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif est établi selon les annexes 1.1 et 1.2 du présent arrêté ;

2. Par type d’énergie, la moyenne annuelle des quantités d’énergies fi nales consommées par le dispositif commun de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire des locaux, pour l’ensemble du bâtiment ; ces quantités sont calculées sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou sur la moyenne des trois derniers exercices ap-prouvés ou, à défaut, sur la durée effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude au bâtiment concerné pendant les trois années précédant le diagnostic. Les informations données sur les quantités d’énergies le sont dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat ;

3. Les coeffi cients de répartition des charges de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire appliqués au lot.

II. Dans le cas où le propriétaire du bâtiment est unique, ce-lui-ci rassemble les informations mentionnées en I pour éta-blir le diagnostic.

III. Le diagnostic de performance énergétique comporte les éléments suivants :

1. L’identifi cation du bâtiment et du lot et la surface habitable de ce dernier, établis selon l’annexe 1 ;

2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et géométriques de la partie privative du lot, ainsi que la des-cription des dispositifs communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire des locaux, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1.1 du présent arrêté ;

3.a Par type d’énergie, la moyenne annuelle des quantités d’énergies fi nales nécessaires au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire du bien, calculées à partir des éléments visés aux 2 et 3 du I du présent article. Ces quantités sont ex-primées dans l’unité énergétique qui a présidé à leur achat. Lorsqu’il existe un équipement énergétique fi xe individuel as-surant un complément de chauffage, d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement du bien objet du diagnostic, donnant lieu à un comptage particulier, la quantité d’énergie fi nale corres-pondante, établie sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou, à défaut, sur la durée effec-tive de fourniture de chauffage ou d’eau chaude au bâtiment concerné pendant les trois années précédant le diagnostic, doit être ajoutée à la quantité d’énergie fi nale visée au premier ali-néa du 3.a ; les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi nis en annexe 3.1 ;

3.b Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi -nales résultant des quantités mentionnées au 3.a,exprimées en kilowattheures ;

3.c Les quantités annuelles d’énergie primaire résultant des quantités mentionnées au 3.b calculées suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté ;

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

3.d Une évaluation en euros du montant annuel des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales men-tionnées en 3.b, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 7 ;

3.e Un classement de la quantité d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude et le refroidissement du lot selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la partie privative du lot ;

4.a La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les pour le chauffage, l’eau chaude et le refroidissement des locaux, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté ;

4.b Le classement de la quantité de gaz à effet de serre men-tionnée en 4.a du lot selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la partie privative du lot.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure, lors-que cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique de la partie privative du lot et des équipe-ments qui y sont installés, visant à réduire ses consommations d’énergie ;

7. La mention de la période de relevés de consommations considérée ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

IV. En cas d’impossibilité de distinguer les quantités d’éner-gie consommées pour le chauffage et pour la production d’eau chaude sanitaire, les informations visées en 3 et 5 du III sont fournies pour le total des consommations correspondantes.

Article 7I. Le diagnostic de performance énergétique est établi selon

le modèle indiqué en annexe 6.B du présent arrêté.II. Nonobstant les dispositions de l’article 6, le diagnostic de

performance énergétique remis avec un contrat de location sai-sonnière comprend les éléments défi nis au 1, 3 d et 4b de l’ar-ticle 6 ci-dessus, et des recommandations d’amélioration de la gestion thermique du bien et de ses équipements visant à ré-duire les consommations d’énergie. Ces éléments sont fournis selon le modèle indiqué en annexe 6.C du présent arrêté.

Chapitre IIIDiagnostic de performance énergétique d’un lot pourvu d’un chauffage individuel, situé dans un bâtiment à usage d’habitation et pour lequel n’a pas été réalisé un diagnostic à l’immeuble

Article 8Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux parties

privatives du lot affectées au logement, pourvu d’un mode de

chauffage individuel, non desservi par un chauffage collectif et situé dans un bâtiment collectif à usage principal d’habitation et pour lequel il n’existe pas de diagnostic de performance éner-gétique à l’immeuble.

Article 9I. Le diagnostic de performance énergétique comporte les

éléments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment, du lot et la surface habitable

de ce dernier, calculée suivant les dispositions de l’annexe 1,2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques

et géométriques du logement et de ses équipements énergéti-ques, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produite par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1 du présent arrêté,

3.a Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi -nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude et au refroidissement du lot :– calculées, pour les logements situés dans des bâtiments ache-

vés à partir du 1er janvier 1948, à partir d’une utilisation stan-dardisée, exprimées en kilowattheures ; le calcul est réalisé au moyen d’une méthode conventionnelle satisfaisant les dispo-sitions de l’arrêté du 15 septembre 2006 modifi é relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de perfor-mance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente en France métropolitaine ;

– égales, pour les logements situés dans des bâtiments achevés avant le 1er janvier 1948, à la moyenne des consommations réelles sur les trois dernières années précédent le diagnostic ou, à défaut, sur la durée effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude sanitaire. A défaut, elles peuvent être calcu-lées suivant une méthode conventionnelle telle qu’indiquée au premier alinéa du 3.a du présent article. Les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont dé-fi nis en annexe 3.1. Les incertitudes de calcul sont alors men-tionnées.Par « quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage », on

entend les consommations d’énergie liées aux déperditions thermiques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systè-mes thermiques, les déperditions thermiques par renouvelle-ment d’air et par ventilation, diminuées des apports internes du bâtiment et des apports solaires.

3.b Les quantités d’énergie primaire par type de consomma-tion résultant des quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3.a, calculées suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du pré-sent arrêté ;

3.c Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux ratios d’énergies fi nales men-tionnés en 3.a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 9 ;

3.d Un classement du rapport de la quantité totale d’énergie primaire mentionnée en 3.b sur la surface habitable du lot se-lon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en an-nexe 3.3 ;

4.a La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des ratios d’énergies fi nales mention-

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

nés en 3.a, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 ;

4.b Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4.a selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 4.2, en fonction de la valeur du rap-port de cette quantité à la surface habitable du bâtiment ;

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure, lors-que cette quantité peut être estimée ou mesurée ;

6. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique de la partie privative du lot ;

7. Suivant le type d’estimation applicable, la mention de la méthode de calcul utilisée et sa version, ou la mention de la pé-riode de relevés de consommations considérée ;

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

II. En cas d’impossibilité de distinguer les quantités d’éner-gie consommées pour le chauffage et pour la production d’eau chaude sanitaire, les informations visées en 3 et 5 du I sont four-nies pour le total des consommations correspondantes.

Article 10I. Le diagnostic de performance énergétique est établi, sui-

vant les choix opérés, selon le modèle 6.A (méthode convention-nelle) ou le modèle 6.B (relevés de consommation) indiqués en annexe 6 du présent arrêté.

II. Nonobstant les dispositions de l’article 6, le diagnostic de performance énergétique remis avec un contrat de location sai-sonnière comprend les éléments défi nis au 1, 3 d et 4b de l’ar-ticle 9 ci-dessus, et des recommandations d’amélioration de la gestion thermique du bien et de ses équipements visant à ré-duire les consommations d’énergie. Ces éléments sont fournis selon le modèle indiqué en annexe 6.C du présent arrêté.

Chapitre IVDiagnostic de performance énergétique établi pour l’ensemble d’un bâtiment collectif à usage principal d’habitation

Article 11Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux bâ-

timents collectifs à usage principal d’habitation, qu’ils soient pourvus d’un mode de chauffage collectif ou individuel, et pour lequel un diagnostic de performance énergétique a été établi pour l’ensemble du bâtiment.

Article. 12I. Le diagnostic de performance énergétique établi pour l’en-

semble d’un bâtiment comporte les éléments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment et sa surface habitable, calcu-

lée suivant les dispositions de l’annexe 1.2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et

géométriques du bâtiment et de ses équipements énergétiques, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine re-nouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1 du présent arrêté.

3.a Par type d’énergie, la quantité d’énergie fi nale néces-saire au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire du bien, calculée :

– pour les bâtiments achevés avant le 1er janvier 1948, à partir des ratios annuels d’énergies fi nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au re-froidissement pour l’ensemble du bâtiment.

Ces ratios sont défi nis par le rapport de la moyenne des consommations réelles pour l’ensemble du bâtiment sur les trois dernières années précédant le diagnostic sur la surface habitable de l’ensemble du bâtiment. A défaut d’informations sur la moyenne des consommations réelles sur les trois der-nières années, la moyenne peut être calculée sur la durée ef-fective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude sanitaire. Dans le cas particulier où le diagnostic de performance éner-gétique est établi avant le 1er juillet 2008 pour le compte d’un propriétaire possédant plus de 500 logements, les estimations de consommation peuvent être réalisées sur la base d’une seule année de facturation ou de comptage. Les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont dé-fi nis en annexe 3.1 ;

– pour les bâtiments achevés à partir du 1er janvier 1948, à partir des ratios annuels d’énergies fi nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au re-froidissement pour l’ensemble du bâtiment.

Ces ratios sont calculés pour l’ensemble du bâtiment suivant une utilisation standardisée du bâtiment, exprimés en kilowat-theures par mètre carré de surface habitable ; le calcul est réa-lisé au moyen d’une méthode conventionnelle satisfaisant les dispositions de l’arrêté du 15 septembre 2006 modifi é relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente en France métropolitaine.

Dans les deux cas, lorsqu’il existe un équipement énergé-tique fi xe individuel assurant un complément de chauffage, d’eau chaude sanitaire ou de refroidissement du bien objet du diagnostic, donnant lieu à un comptage particulier, la quan-tité d’énergie fi nale correspondante, établie sur la base de la moyenne des trois dernières années précédant le diagnostic, ou à défaut sur la durée effective de fourniture de chauffage ou d’eau chaude au bâtiment concerné pendant les trois an-nées précédant le diagnostic, doit être ajoutée à la quantité d’énergie fi nale visée au premier alinéa du 3.a ; les facteurs de conversion en kilowattheures des énergies relevées sont défi -nis en annexe 3.1.

3.b Les ratios d’énergie primaire par type de consommation résultant des ratios d’énergies fi nales mentionnés en 3.a, calcu-lés suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté.

3.c Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux ratios d’énergies fi nales men-tionnés en 3.a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 9.

3.d Un classement du ratio d’énergie primaire mentionné en 3.b selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 3.3.

4.a La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des ratios d’énergies fi nales mention-

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

nés en 3.a, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1.

4.b Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4.a selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 4.2 en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable du bâtiment.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure, lors-que cette quantité peut être estimée ou mesurée.

6. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique du bâtiment, visant à réduire les consom-mations d’énergie.

7. Suivant le type d’estimation applicable, la mention de la méthode de calcul utilisée et sa version, ou la mention de la pé-riode de relevés de consommations considérée.

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 13Le diagnostic de performance énergétique est établi, suivant

les choix opérés, selon le modèle 6.A (méthode conventionnelle) ou le modèle 6.B (relevés de consommation) indiqués en an-nexe 6 du présent arrêté.

Chapitre VDiagnostic de performance énergétique d’un lot de bâtiment collectif à usage principal d’habitation pour lequel un diagnostic de performance énergétique a été établi pour l’ensemble du bâtiment

Article 14Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux par-

ties privatives du lot affectées au logement et situées dans un bâtiment collectif à usage principal d’habitation, qu’ils soient pourvus d’un mode de chauffage collectif ou individuel, et pour lequel un diagnostic de performance énergétique a été établi pour l’ensemble du bâtiment dans les conditions fi xées par les articles 11 à 13 du présent arrêté.

Article 15I. Le diagnostic de performance énergétique du lot considéré

comporte les éléments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment, du lot et la surface habitable

de ce dernier, calculée suivant les dispositions de l’annexe 1.2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques

et géométriques du logement et de ses équipements énergéti-ques, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produite par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1 du présent arrêté.

Dans le cas où la consommation énergétique du bâtiment est assurée par des équipements communs de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire, le descriptif comporte la des-cription de ces équipements.

3.a Par type d’énergie, la quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire du bien,

calculée à partir des ratios annuels d’énergies fi nales nécessai-res au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement résultant du diagnostic de performance éner-gétique établi pour l’ensemble du bâtiment :

3.b Les ratios d’énergie primaire par type de consommation résultant des ratios d’énergies fi nales mentionnés en 3.a, calcu-lés suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté.

3.c Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux ratios d’énergies fi nales men-tionnés en 3.a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 9.

3.d Un classement du ratio d’énergie primaire mentionné en 3.b selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 3.3.

4.a La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des ratios d’énergies fi nales mention-nés en 3.a, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1.

4.b Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4.a selon une échelle de référence notée de A à G indiquée en annexe 4.2 en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable du bâtiment.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure, lors-que cette quantité peut être estimée ou mesurée.

6. Des recommandations de travaux et d’amélioration de la gestion thermique de la partie privative du lot.

7. Suivant le type d’estimation applicable, la mention de la méthode de calcul utilisée et sa version, ou la mention de la pé-riode de relevés de consommations considérée.

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5.

Article 16 I. Le diagnostic de performance énergétique est établi, sui-

vant les choix opérés, selon le modèle 6.A (méthode convention-nelle) ou le modèle 6.B (relevés de consommation) indiqués en annexe 6 du présent arrêté.

II. Nonobstant les dispositions de l’article 15, le diagnostic de performance énergétique remis avec un contrat de loca-tion saisonnière comprend les éléments défi nis au 1, 3 d et 4b de l’article 15 ci-dessus, et des recommandations d’améliora-tion de la gestion thermique du bien et de ses équipements visant à réduire les consommations d’énergie. Ces éléments sont fournis selon le modèle indiqué en annexe 6.C du pré-sent arrêté.

Chapitre VIDispositions fi nales

Article 17Un diagnostic de performance énergétique établi pour la mise

en vente ou la construction d’un bien conformément aux dispo-sitions des articles R. 134-1 à R. 134-5 du code de la construction et de l’habitation vaut diagnostic de performance énergétique pour sa mise en location.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Article 18Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et le directeur général de l’énergie et des matières premières sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exé-cution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.Fait à Paris, le 3 mai 2007.

LISTE DES ANNEXES

ANNEXE 1

Descriptif des caractéristiques du bâtimentCette annexe comporte les annexes 1.1 : « descriptif des ca-

ractéristiques du bâtiment » et 1.2 : « équipements communs de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ou de refroi-dissement des locaux en bâtiment collectif », identiques aux annexes 1.1 et 1.2 de l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments exis-tants proposés à la vente en France métropolitaine.

ANNEXE 2

Mode d’obtention des surfaces de calculLe contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe

2 de l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine.

ANNEXE 3

Facteurs de conversion des énergiesCette annexe comporte les annexes 3.1 : « facteurs de conver-

sion des énergies », 3.2 : « conversion des énergies fi nales en énergie primaire » et 3.3 : « échelle des consommations d’éner-gie », identiques aux annexes 3.1, 3.2 et 3.3 de l’arrêté du 15 sep-tembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France mé-tropolitaine.

ANNEXE 4

Etiquette climat pour les émissions de gaz à effet de serreCette annexe comporte les annexes 4.1 : « facteurs de conver-

sion des kilowattheures fi naux en émissions de gaz à effet de serre » et 4.2 : « échelles des émissions de gaz à effet de serre », identiques aux annexes 4.1 et 4.2 de l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métro-politaine.

ANNEXE 5

Base de prix pour l’évaluation conventionnelle des frais annuels de consommation d’énergie

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 5 de l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine.

ANNEXE 6

Modèles de présentation du diagnostic de performance énergétique

Modèle 6.APour les bâtiments à usage principal d’habitation pour les-

quels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations estimées (consommation conventionnelle).Modèle 6.B

Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour les-quels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations réelles (consommations estimées au moyen de factures d’énergie, de décomptes de charges ou de relevés de comptages).Modèle 6.C

Pour les logements en location saisonnière.

ANNEXE 7

Évaluation du contenu en CO2 des réseaux de chaleur et de froid

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 7 de l’arrêté du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine, compte tenu des modifi ca-tions éventuelles apportées par des textes réglementaires ul-térieurs.

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Modèle 6.A : Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour lesquels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations estimées (consommation conventionnelle)

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Modèle 6.B : Pour les bâtiments à usage principal d’habitation pour lesquels les quantités d’énergie sont évaluées sur la base de consommations réelles (consommations estimées au moyen de factures d’énergie, de décomptes de charges ou de relevés de comptages).

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Modèle 6.C : Pour les logements en location saisonnière.

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Approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique en France métropolitaineArrêté du 9 novembre 2006 - Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement - NOR : SOCU 06 10 563 A (non paru au Journal offi ciel)

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du loge-ment,

Le ministre de l’économie, des fi nances et du budget,Le ministre délégué à l’industrie,Vu la directive 2002/91/CE du Parlement européen et du

Conseil en date du 16 décembre 2002 sur la performance éner-gétique des bâtiments,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5,

Vu l’arrêté relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente en France métropolitaine en date du 15 septembre 2006,

Vu l’arrêté relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments pro-posés à la vente en France métropolitaine en date du 15 sep-tembre 2006, et notamment son article 2,

Arrêtent :

Article 1 Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l’applica-

tion de certaines dispositions des articles R. 134-1 à R.134-5 du code de la construction et de l’habitation, à l’exception des dé-partements d’outre-mer.

Article 2 Les méthodes de calcul 3CL-DPE, COMFIE - DPE et DEL6

- DPE, jointes en annexe au présent arrêté et prévues à l’arti-cle 2 de l’arrêté susvisé, sont approuvées.

Article 3 Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin offi ciel du ministère de l’équipement, des transports et du logement et au Bulletin offi ciel du ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement.Fait à Paris, le 9 novembre 2006.

ANNEXE 1

Méthode 3CL-DPE (pages 3 à 68)Algorithmes de la méthode 3CL-V15c(Calculs des consommations conventionnelles dans les lo-gements)

A - Maison individuelle1. Calcul des consommations de chauffage2. Calcul des consommations d’ECS3. Calcul des consommations de refroidissement4. Prise en compte de systèmes particuliers

B - Appartement en immeuble collectif avec chauffage individuel

1. Calcul des consommations de chauffage2. Calcul des consommations d’ECS3. Calcul des consommations de refroidissement

C - Immeuble collectif avec chauffage collectif sans comptage individuel

1. Calcul des consommations de chauffage2. Calcul des consommations d’ECS3. Calcul des consommations de refroidissement

D - Immeuble collectif avec chauffage collectif avec comptage individuel

1. Calcul des consommations de chauffage2. Calcul des consommations d’ECS3. Calcul des consommations de refroidissementAnnexes à la méthode 3CL-DPE

ANNEXE 2

Méthode COMFIE - DPE (pages 68 à 84)Méthode COMFIE - Cahier d’algorithmes

ANNEXE 3

Méthode DEL 6 - DPE (pages 85 à 94)Méthode DEL6 - Version 1.0 24/07/2006

Cet arrêté et ses annexes fi gurent sur le site internet du ministère du Logement : www.logement.gouv.fr , dossier «diagnostic de perfor-mance énergétique».Vous pouvez également retrouver les annexes de cet arrêté sur le site internet du Moniteur : www.lemoniteur.fr , « compléments web ».

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, et la ministre du logement et de la ville,

Vu la directive 2002/91/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 16 décembre 2002 sur la performance éner-gétique des bâtiments ;

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-4 et R. 134-5 ;

Vu la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fi xant les orientations de la politique énergétique ;

Vu le décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au dia-gnostic de performance énergétique et à l’état de l’installation intérieure de gaz dans certains bâtiments ;

Vu l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques ther-miques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments ;

Vu l’arrêté du 19 juillet 2006 portant approbation de la mé-thode de calcul Th-C-E prévue aux articles 4 et 5 de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâti-ments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de per-formance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif aux méthodes et pro-cédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente,

Arrêtent :

Article 1er

I. - Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l’ap-plication des dispositions des articles R. 134-1 à R. 134-4 et R. 134-5 du code de la construction et de l’habitation, en ce qui concerne les bâtiments neufs ou parties nouvelles de bâtiment, à l’exception des départements d’outre-mer.

Par parties nouvelles de bâtiments on entend les suréléva-tions ou additions de bâtiments existants, dès lors que la su-rélévation ou l’addition est de surface supérieure à 150 mètres carrés ou à 30 % de la surface des locaux existants.

II. - Outre les exclusions prévues par l’article R. 134-1 du code de la construction et de l’habitation, les dispositions du présent arrêté ne s’appliquent pas :– aux bâtiments et parties de bâtiment dont la température nor-

male d’utilisation est inférieure ou égale à 12° C ;– aux bâtiments d’élevage ainsi qu’aux bâtiments ou parties

de bâtiments qui, en raison de contraintes liées à leur usage, doivent garantir des conditions particulières de température, d’hygrométrie ou de qualité de l’air et nécessitant de ce fait des règles particulières.III. - Au sens du présent arrêté :

– les lots considérés sont les locaux pour lesquels de l’énergie est utilisée pour réguler la température intérieure ;

– par énergie renouvelable produite par les équipements instal-lés à demeure on entend la fourniture d’énergie renouvelable par un équipement situé dans le bâtiment, sur la parcelle ou à proximité immédiate ;

– pour le cas du refroidissement, les émissions de gaz à effet de serre considérées ne prennent pas en compte les émissions de fl uides frigorigènes ;

– par chauffage individuel centralisé en logement collectif on entend un système dans lequel la production de chauffage est collective, mais l’alimentation de chaque logement est assurée par un circuit individuel.Ce dernier est équipé d’un module thermique permettant

l’individualisation de la régulation, de la programmation et du comptage des consommations.

IV. - Le maître d’ouvrage fournit au diagnostiqueur la syn-thèse d’étude thermique mentionnée au 2 de l’article 10 de l’ar-rêté du 24 mai 2006. Préalablement à l’établissement du dia-gnostic de performance énergétique, le diagnostiqueur vérifi e visuellement que les éléments de la synthèse d’étude thermique sont ceux effectivement mis en œuvre dans le bâtiment. Cette synthèse et cette vérifi cation servent alors de base à l’établis-sement du diagnostic.

Chapitre Ier

Diagnostic de performance énergétiquepour les maisons individuelles

Article 2 Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux mai-

sons individuelles comportant au plus deux logements, dans lesquelles de l’énergie est utilisée pour réguler la température intérieure.

Article 3Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :1. L’identifi cation de la maison et sa surface habitable, éta-

blies selon l’annexe 1 du présent arrêté.2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques

et géométriques de la maison et de ses équipements énergéti-ques, y compris les équipements utilisant des énergies d’ori-gine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif est établi selon l’annexe 1 du présent arrêté.

3. a) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement calculées suivant une utilisation standardisée de la maison, diminuées de la quantité d’énergie

Diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufsen France métropolitaineArrêté du 21 septembre 2007 - Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durablesJournal offi ciel du 28 décembre 2007 - NOR : DEVU0763823A

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électrique produite à demeure, exprimées en kilowattheures ; les valeurs à prendre en compte sont obtenues :

1. Pour les cas pour lesquels le respect de l’arrêté du 24 mai 2006 s’appuie sur un calcul de consommation convention-nelle, sur la base des consommations défi nies dans la synthèse d’étude thermique mentionnée au 2 de l’article 10 de l’arrêté du 24 mai 2006 ;

2. Pour les cas pour lesquels le respect de l’arrêté du 24 mai 2006 s’appuie sur l’application d’une solution technique, confor-mément au 2 de l’article 9 de l’arrêté du 24 mai 2006, par l’uti-lisation des caractéristiques défi nies dans la synthèse d’étude thermique, mentionnée au 2 de l’article 10 de l’arrêté du 24 mai 2006, en données d’entrée :– soit d’une méthode conventionnelle satisfaisant les disposi-

tions de l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergé-tique pour les bâtiments proposés à la vente ;

– soit d’une procédure simplifi ée de réalisation du diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs, défi nie par un arrêté du ministre en charge de la construction.Par quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage on en-

tend les consommations d’énergie liées aux déperditions ther-miques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systèmes thermiques, les déperditions thermiques par renouvellement d’air et par ventilation, diminuées des apports internes de la maison et des apports solaires.

3. b) les quantités annuelles d’énergie primaire par type de consommation résultant des quantités mentionnées au 3. a, cal-culées selon les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté.

3. c) une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3. a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 8.

3. d) un classement de la quantité totale d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux de la maison selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 3.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la maison.

4. a) la quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi nales pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement des locaux, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, calculée suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté.

4. b) un classement de la quantité de gaz à effet de serre mentionnée en 4. a de la maison selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable de la maison.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure.

6. Des recommandations de l’effi cacité énergétique, visant à promouvoir l’utilisation d’énergies renouvelables au sens de l’article 29 de la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fi xant les orientations de la politique énergétique, et d’améliora-tion de la gestion thermique du bien et de ses équipements.

7. La mention de :– dans le cas 1 du paragraphe 3. a du présent article, la date d’ap-

probation de la méthode de calcul Th-C-E utilisée ;– dans le cas 2 du paragraphe 3. a du présent article, la méthode

de calcul utilisée et sa version.8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du

diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5 du présent arrêté.

Article 4Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle 6.1.neuf indiqué en annexe 6 du présent arrêté.

Chapitre IIDiagnostic de performance énergétique dans des bâtiments collectifs à usage principal d’habitation

Article 5Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux bâti-

ments ou parties de bâtiments collectifs à usage principal d’ha-bitation.

Article 6Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :1. L’identifi cation du bâtiment, du lot et la surface habitable

de ce dernier, établis selon l’annexe 1 du présent arrêté ;2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques

et géométriques de la partie privative du lot, ainsi que la des-cription des dispositifs, communs et éventuellement indivi-duels, de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire et de refroidissement des locaux mentionnée au 1 du présent article, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine re-nouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descriptif sera établi selon l’annexe 1 du présent arrêté.

3. a) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement calculées suivant une utilisation standardisée du bâtiment, diminuées de la quantité d’énergie électrique produite à demeure, exprimées en kilowattheures ; les valeurs à prendre en compte sont :1. Dans le cas d’un bâtiment pourvu d’un système de chauf-

fage commun, hors chauffage individuel centralisé, ramenées au lot diagnostiqué au prorata de sa surface, sur la base des consommations défi nies dans la synthèse d’étude thermique mentionnée au 2 de l’article 10 de l’arrêté du 24 mai 2006 ;

2. Dans le cas d’un bâtiment pourvu d’un système de chauffage individuel centralisé ou de systèmes de chauffage individuels, rapportées à la surface habitable du bâtiment, multipliées par les coeffi cients de répartition défi nis en annexe 8 du présent arrêté puis multipliées par la surface du lot diagnostiqué, sur la base des consommations défi nies dans la synthèse d’étude thermique mentionnée au 2 de l’article 10 de l’arrêté du 24 mai 2006.Par quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage, on en-

tend les consommations d’énergie liées aux déperditions ther-miques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systèmes

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

thermiques, les déperditions thermiques par renouvellement d’air et par ventilation, diminuées des apports internes du bâ-timent et des apports solaires.

3. b) Les quantités annuelles d’énergie primaire résultant des quantités mentionnées au 3. a calculées suivant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté.

3. c) Une évaluation en euros du montant annuel des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales men-tionnées en 3. a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 8.

3. d) Un classement de la quantité d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude et le refroidissement du lot selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habitable du lot.

4. a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les pour le chauffage, l’eau chaude et le refroidissement des locaux, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de car-bone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1 du présent arrêté.

4. b) Le classement de la quantité de gaz à effet de serre men-tionnée en 4. a du lot selon une échelle de référence notée de A à G, indiquée en annexe 4.2 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface habita-ble du lot.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure.

6. Des recommandations de l’effi cacité énergétique, visant à promouvoir l’utilisation d’énergies renouvelables au sens de l’article 29 de la loi n o 2005-781 du 13 juillet 2005 de pro-gramme fi xant les orientations de la politique énergétique, et d’amélioration de la gestion thermique de la partie privative du lot et des équipements qui y sont installés.

7. La mention de la date d’approbation de la méthode de calcul Th-C-E utilisée.

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5 du présent arrêté.

Article 7Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle 6.1.neuf indiqué en annexe 6 du présent arrêté.

Chapitre IIIDiagnostic de performance énergétiquepour les bâtiments ou parties de bâtiments à usage principal autre que d’habitation

Article 8Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux bâ-

timents ou parties de bâtiments à usage principal autre que d’habitation.

Article 9Le diagnostic de performance énergétique comporte les élé-

ments suivants :

1. L’identifi cation du bâtiment, du lot et la surface utile de ce dernier, établis selon l’annexe 1 du présent arrêté.

2. Un descriptif des principales caractéristiques thermiques et géométriques du lot et des équipements énergétiques de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude sanitaire, d’éclai-rage et de ventilation communs ou spécifi ques au lot, y compris les équipements utilisant des énergies d’origine renouvelable produites par les équipements installés à demeure ; ce descrip-tif sera établi selon l’annexe 1 du présent arrêté.

3. a) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergies fi nales nécessaires au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire, au refroidissement, à l’éclairage et aux auxiliaires (ventilation, circulation de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude sanitaire et d’émission) calculées suivant une utilisation standardisée du bâtiment, diminuées de la quantité d’énergie électrique produite à demeure, exprimées en kilowattheures ; les consommations à prendre en compte sont ramenées au lot diagnostiqué au prorata de sa surface, sur la base des consom-mations défi nies dans la synthèse d’étude thermique mention-née au 2 de l’article 10 de l’arrêté du 24 mai 2006.

Par quantité d’énergie fi nale nécessaire au chauffage on en-tend les consommations d’énergie liées aux déperditions ther-miques par l’enveloppe du bâtiment, les pertes des systèmes thermiques, les déperditions thermiques par renouvellement d’air et par ventilation, diminuées des apports internes du bâ-timent et des apports solaires.

3. b) Par type d’énergie, les quantités annuelles d’énergie pri-maire résultant des quantités mentionnées au 3. a calculées sui-vant les dispositions de l’annexe 3.2 du présent arrêté.

3. c) Une évaluation en euros des montants annuels des frais de consommation inhérents aux quantités d’énergies fi nales mentionnées en 3. a, calculée suivant les dispositions de l’annexe 5 du présent arrêté, accompagnée de la date indiquée en 8.

3. d) Un classement de la quantité totale en énergie primaire mentionnée en 3. c, selon une échelle de référence notée de A à I, indiquée en annexe 3.3 du présent arrêté, en fonction de la valeur du rapport de cette quantité à la surface utile du lot.

4. a) La quantité annuelle indicative de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère du fait des quantités d’énergies fi na-les mentionnées en 3. b, exprimée en quantité équivalente de dioxyde de carbone, suivant les conventions mentionnées en annexe 4.1.

4. b) Un classement de la quantité annuelle de gaz à effet de serre mentionnée en 4. a selon une échelle de référence notée de A à I, indiquée en annexe 4.2, en fonction de la valeur du rap-port de cette quantité à la surface utile du lot.

5. La part de la quantité d’énergie primaire d’origine renou-velable produite par les équipements installés à demeure.

6. Des recommandations de l’effi cacité énergétique, visant à promouvoir l’utilisation d’énergies renouvelables au sens de l’article 29 de la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fi xant les orientations de la politique énergétique, et d’amélio-ration de la gestion énergétique du lot et des équipements du bâtiment.

7. La mention de la date d’approbation de la méthode de calcul Th-C-E utilisée.

8. La date de l’arrêté en vigueur le jour de l’élaboration du

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

diagnostic qui fi xe les prix de l’énergie dans le tableau des tarifs des énergies mentionné à l’annexe 5 du présent arrêté.

Article 10Le diagnostic de performance énergétique est établi selon le

modèle 6.2.neuf indiqué en annexe 6 du présent arrêté.

Article 11Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la

construction et le directeur général de l’énergie et des matières premières sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exé-cution du présent arrêté, qui sera publié au Journal offi ciel de la République française.Fait à Paris, le 21 septembre 2007.

ANNEXE 1

Descriptif des caractéristiques du bâtiment

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 1 de l’ar-rêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance éner-gétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine.

ANNEXE 2

Mode d’obtention des surfaces de calcul

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 2 de l’ar-rêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance éner-gétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine.

ANNEXE 3

Facteurs de conversion des énergies

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 3 de l’ar-rêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance éner-gétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France mé-tropolitaine, compte tenu des modifi cations éventuelles apportées par des textes réglementaires ultérieurs.

ANNEXE 4

Etiquette climat pour les émissions de gaz à effet de serre

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 4 de l’ar-rêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance éner-gétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France mé-tropolitaine, compte tenu des modifi cations éventuelles apportées par des textes réglementaires ultérieurs.

ANNEXE 5

Base de prix pour l’évaluation conventionnelle des frais annuels de consommation d’énergie

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 5 de l’ar-rêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance éner-gétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France mé-tropolitaine, compte tenu des modifi cations éventuelles apportées par des textes réglementaires ultérieurs.

ANNEXE 6

Modèles de présentation du diagnostic de performance énergétique

Modèle 6.1.neuf :Pour les bâtiments à usage principal d’habitation.

(voir les pages suivantes)

Modèle 6.2.neuf :Pour les bâtiments à usage autre que d’habitation (par exemple : ter-tiaire, bureaux, commerces…).

(voir les pages suivantes)

ANNEXE 7

Evaluation du contenu en co2 des réseaux de chaleuret de froid

Le contenu de cette annexe est identique à celui de l’annexe 7 de l’ar-rêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance éner-gétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France mé-tropolitaine, compte tenu des modifi cations éventuelles apportées par des textes réglementaires ultérieurs.

ANNEXE 8

Module de répartition des consommations par logement d’un immeuble collectif en cas de chauffage individuel ou individuel centralisé

8.1. ChauffageLes consommations de la synthèse d’étude thermique sont réparties à l’appartement sur la base d’une répartition simplifi ée des déperditions par l’enveloppe et le renouvellement d’air comme suit.

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Les déperditions par l’enveloppe de l’appartement i, Denv(i), sont éva-luées par la formule :Denv(i) = 1.8*AbaiesNord(i) + 0.9*AbaiesEstOuest(i) + 0*AbaiesSud(i) + 0.3*Aplancherhaut(i) + 0.6*Aparoiesverticales(i) + 0.15*Aplancherbas(i)Avec :– AbaiesNord(i), la surface de baies orientées au nord de l’appartement i (en m2) ;– AbaiesEstOuest(i), la somme des surfaces de baies orientées à l’est et à l’ouest de l’appartement i (en m2) ;– AbaiesSud(i), la surface de baies orientées au sud de l’appartement i (en m2) ;– Aplancherhaut(i), la surface de plancher haut de l’appartement i, donnant sur l’extérieur ou un local non chauffé (en m2) ;– Aparoiesverticales(i), la surface de parois verticales opaques de l’apparte-ment i, donnant sur l’extérieur ou un local non chauffé (en m2) ;– Aplancherbas(i), la surface de plancher bas de l’appartement i, donnant sur l’extérieur ou un local non chauffé (en m2).

Les déperditions par renouvellement d’air de l’appartement i, Dvent(i), sont évaluées par :Dvent(i) = 0.34 * Ahabitable(i)Avec Ahabitable(i), la surface habitable de l’appartement i (en m2).Les déperditions totales de l’appartement i, Dtot(i), sont données par :Dtot(i) = Denv(i) + Dvent(i)La clé de répartition chauffage pour un appartement i, Cléch(i), a donc pour valeur :Cléch(i) = Dtot(i)/ Dtotbat

Avec Dtotbat = � Dtot(i), somme des déperditions de tous les appartements du bâtiment.

Si des logements ont des sources d’énergie de chauffage différentes, la clé de répartition est calculée par type d’énergie.

Cette clé de répartition s’applique à la consommation de chauffage par mètre carré de surface habitable du bâtiment, calculée selon les règles Th-C-E.

8.2. Eau chaude sanitaireLa clé de répartition est calculée en fonction des besoins d’ECS de l’ap-partement, calculés selon les règles Th-CE de la RT 2005.

Le besoin en eau chaude sanitaire de l’appartement i, Becs(i) est cal-culé comme suit :

– si Ahabitable(i) < 27 m2 : Becs(i) = 470.9*ln (Ahabitable(i)) – 1075) (en kWh),

– Becs(i) = 17.7*Ahabitable(i) (en kWh) sinon.

La clé de répartition des besoins d’eau chaude sanitaire pour un ap-partement i, Cléecs(i), est donnée par :

Cléecs(i) = Becs(i)/ Becsbat

Avec Becsbat = � Becs(i), somme des besoins d’ECS de tous les apparte-ments du bâtiment.

Si des logements ont des sources d’énergie différentes pour la produc-tion d’ECS, la clé de répartition est calculée par type d’énergie.

Cette clé de répartition s’applique à la consommation d’eau chaude sanitaire par mètre carré de surface habitable du bâtiment, calculée selon les règles Th-C-E.

8.3. RefroidissementLes consommations de refroidissement par mètre carré de surface ha-bitable seront prises égales à celles de la partie refroidie du bâtiment.

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Modèle 6.1. neuf : Pour les bâtiments à usage principal d’habitation

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Modèle 6.2. neuf : Pour les bâtiments à usage autre que d’habitation (par exemple : tertiaire, bureaux, commerces...)

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Code de la construction et de l’habitation (partie législative)Textes sources: Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 - Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006.

Article L. 134-7En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation, un état de l’installation intérieure d’électricité, lorsque cette

installation a été réalisée depuis plus de quinze ans, est produit en vue d’évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes, dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 à L. 271-6. Un décret en Conseil d’Etat défi nit les modalités d’application du présent article.

ÉTAT DE L’INSTALLATION INTÉRIEURE D’ÉLECTRICITÉ

Immeubles concernés : tous les immeubles ou parties d’immeubles à usage d’habitation comportant une installation intérieure d’électricité réalisée depuis plus de 15 ans. Lors de la vente : diagnostic à réaliser dans les parties privatives.Lors de la location : pas de diagnostic prévu.Durée de validité du diagnostic : trois ans

Textes de référence:➤ Article L. 134-7 du Code de la construction et de l’habitation relatif à l’état de l’installation intérieure d’électricité .......................... p. 114➤ Article R. 134-10 à R. 134-13 du Code de la construction et de l’habitation relatif à l’état de l’installation

intérieure d’électricité à usage d’habitation ............................................................................................................................................ p. 114➤ Arrêté du 8 juillet 2008 défi nissant le modèle et la méthode de réalisation de l’état de l’installation intérieure

d’électricité dans les immeubles à usage d’habitation ...........................................................................................................................p. 115➤ Arrêté du 8 juillet 2008 défi nissant les critères de certifi cation des compétences des personnes physiques

réalisant l’état de l’installation intérieure d’électricité et les critères d’accréditation des organismes de certifi cation ...................... p. 122

Art. R. * 134-10L’état de l’installation intérieure d’électricité prévu à l’arti-

cle L. 134-7 est réalisé dans les parties privatives des locaux à usage d’habitation et leurs dépendances, en aval de l’appareil général de commande et de protection de l’installation électri-que propre à chaque logement, jusqu’aux bornes d’alimenta-tion ou jusqu’aux socles des prises de courant. L’état de l’instal-lation intérieure d’électricité porte également sur l’adéquation des équipements fi xes aux caractéristiques du réseau et sur les conditions de leur installation au regard des exigences de sé-curité.

Art. R. * 134-11L’état de l’installation intérieure d’électricité relève l’exis-

tence et décrit, au regard des exigences de sécurité, les carac-téristiques :

- d’un appareil général de commande et de protection et de son accessibilité ;

- d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité appro-priée aux conditions de mise à la terre, à l’origine de l’ins-tallation électrique ;

- d’un dispositif de protection contre les surintensités adapté à la section des conducteurs, sur chaque circuit ;

Code de la construction et de l’habitation (partie réglementaire)

Décret n°2008-384 du 22 avril 2008 - Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire - JO du 24 avril 2008 - NOR : SOCU 06 10 563 A.

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Modèle et méthode de réalisation de l’état de l’installation intérieure d’électricité dans les immeubles à usage d’habitationArrêté du 8 juillet 2008 - Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire – JO du 23 juillet 2008 - NOR : DEVU0811947A

Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du dé-veloppement durable et de l’aménagement du territoire, et la ministre du logement et de la ville,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-10 et R. 134-11,

Arrêtent :

Article 1L’état de l’installation intérieure d’électricité est réalisé en

aval de l’appareil général de commande et de protection de l’installation électrique privative, en respectant les exigences de méthodologie suivantes :- préalablement à son intervention, l’opérateur de diagnostic

identifi e le client, collecte les informations concernant l’im-meuble et s’assure, lors de la prise de rendez-vous, qu’il pourra y avoir accès ; il s’assure auprès du donneur d’ordre que celui-ci l’autorise à prendre toutes dispositions pour assurer la sé-curité des personnes durant la réalisation de l’état ;

- lors de la visite, l’opérateur de diagnostic examine les points mentionnés dans l’annexe I du présent arrêté, par examen vi-suel et essais ou mesurages.

L’application de la norme XP C 16-600 ou de toutes autres normes ou spécifi cations techniques, en vigueur dans un Etat membre de la Communauté européenne ou un autre Etat par-tie à l’accord sur l’Espace économique européen, ayant le même objet et reconnues équivalentes par le ministère chargé de l’in-dustrie, est présumée satisfaire aux exigences méthodologiques susmentionnées.

Article 2L’état de l’installation intérieure d’électricité donne lieu à la

rédaction d’un rapport de visite établi, en langue française, sui-vant le modèle fourni en annexe II du présent arrêté.

Article 3Chargés de l’exécution…

- d’une liaison équipotentielle et d’une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.

L’état de l’installation intérieure d’électricité identifi e :- les matériels électriques inadaptés à l’usage ou présentant

des risques de contacts directs avec des éléments sous ten-sion ;

- les conducteurs non protégés mécaniquement.L’état de l’installation intérieure d’électricité est établi selon

les exigences méthodologiques et le modèle défi nis par arrêté conjoint des ministres chargés de la construction et de l’éner-gie.

Art. R. * 134-12Pour réaliser l’état de l’installation intérieure d’électricité, il

est fait appel à une personne répondant aux conditions de l’ar-ticle L. 271-6.

Art. R. * 134-13Lorsqu’une installation intérieure d’électricité a fait l’objet

d’une attestation de conformité visée par un organisme agréé par le ministre chargé de l’énergie en application du décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972, cette attestation, ou, à défaut, lorsque l’attestation ne peut être présentée, la déclaration de l’organisme agréé indiquant qu’il a bien visé une attestation, tient lieu d’état de l’installation électrique intérieure prévu par l’article L. 134-7, si l’attestation a été établie depuis moins de trois ans à la date à laquelle ce document doit être produit. »

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ANNEXE 1

Points examinés au titre de l’état de l’installation intérieure d’électricité

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ANNEXE 2

Modèle de rapport de l’état de l’installation intérieure d’électricité

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Critères de certifi cation des compétences des personnes physiquesréalisant l’état de l’installation intérieure d’électricitéet les critères d’accréditation des organismes de certifi cationArrêté du 8 juillet 2008 - Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire - JO du 23 juillet 2008 - NOR : DEVU0811952A

Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du dé-veloppement durable et de l’aménagement du territoire, et la ministre du logement et de la ville,

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-10 à R. 134-13 et R. 271-1,

Arrêtent :

Article 1Les organismes de certifi cation visés au troisième alinéa de

l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’habitation sont accrédités conformément aux prescriptions de la norme NF EN ISO/CEI 17024.

Article 2La procédure de certifi cation des personnes physiques qui

réalisent des états des installations intérieures d’électricité vi-sées à l’article R. 134-10 du code de la construction et de l’ha-bitation et les conditions imposées aux organismes autorisés à délivrer la certifi cation, mentionnées au troisième alinéa de l’ar-ticle R. 271-1 du même code, répondent en outre aux exigences fi gurant en annexe I.

Article 3Les compétences exigées des personnes physiques candi-

dates à la certifi cation relatives aux connaissances techniques dans le domaine du bâtiment et à l’aptitude à établir les états des installations intérieures d’électricité, mentionnées au deuxième

alinéa de l’article R. 271-1 du code de la construction et de l’ha-bitation, sont défi nies à l’annexe II.

Article 4Chaque organisme de certifi cation tient à la disposition du

public la liste des personnes certifi ées et leurs coordonnées professionnelles.

Article 5Chargés de l’exécution…

ANNEXE I

Exigences complémentaires à la norme NF en ISO/CEI 17024 à satisfaire par l’organisme de certifi cation

1. Structure organisationnelle(NF EN ISO/CEI 17024 - § 4.2.3)

Les parties associées au comité du dispositif particulier », concernées par le contenu et le fonctionnement du système de certifi cation, visées dans le référentiel en vigueur, comprennent au moins un représentant des utilisateurs, un représentant des personnes physiques certifi ées, ou candidates, et un représen-tant des pouvoirs publics prescripteurs.

La participation au comité du dispositif particulier des repré-

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DIAGNOSTICS TECHNIQUES

sentants des personnes candidates à la certifi cation est limitée au 1er avril 2009.

2. Exigences concernant les examinateurs(NF EN ISO/CEI 17024 - § 5.2)

Critères de sélection des examinateursLes examinateurs retenus par les organismes de certifi ca-

tion doivent, en référence à l’état de l’installation intérieure d’électricité :- connaître le dispositif particulier de certifi cation applicable ;- connaître de façon approfondie les méthodes et documents

d’examens applicables ;- détenir la compétence appropriée du domaine à examiner ;- avoir une pratique courante aussi bien orale qu’écrite de la

langue française ;- être libre de tout intérêt susceptible d’entacher leur impar-

tialité ;- respecter la confi dentialité ;- ne pas avoir eu de lien, de quelque nature que ce soit, suscep-

tible d’entacher leur éthique, avec les candidats.

3. Processus de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6)

Les délais maximaux entre chaque étape du processus de certifi cation sont précisés dans le référentiel de certifi cation.

Le processus de certifi cation fait apparaître les étapes ci-après.

Chaque étape permet de vérifi er au moins les compétences du candidat détaillées en annexe II.

3.1. Evaluation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.2)

L’évaluation du candidat à la certifi cation est réalisée selon la procédure suivante :

Tout candidat à la certifi cation soumet un dossier de candida-ture à l’organisme certifi cateur qui juge de sa recevabilité.

L’organisme de certifi cation vérifi e que le candidat dispose des compétences requises au travers d’un examen théorique et d’un examen pratique.

L’examen théorique est réalisé en application des disposi-tions prévues à l’annexe II ; les candidats répondant aux condi-tions du dernier alinéa du I de l’annexe II en sont exemptés.

L’examen pratique implique pour le candidat à la certifi ca-tion une mise en situation de diagnostic et permet de vérifi er les compétences mentionnées en annexe II.

3.2. Décision en matière de certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3)3.2.1. Délai de notifi cation de la décision au candidat

La décision en matière de certifi cation est notifi ée au candi-dat dans un délai maximum de deux mois après la fi n de son évaluation.

A titre transitoire, si l’évaluation a été réalisée avant le 1er jan-vier 2008 ce délai est porté à quatre mois.

Tout refus doit être argumenté.3.2.2. Validité de la certifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.3.3)

La validité d’une certifi cation est de cinq ans.

4. SurveillanceLors du premier cycle de certifi cation, une opération de sur-

veillance est réalisée durant la deuxième année. Lors des cycles de certifi cation suivants, une opération de surveillance est me-née au cours de la troisième année.

Les opérations de surveillance permettent à l’organisme cer-tifi cateur de vérifi er les compétences détaillées en annexe II.

La surveillance consiste pour l’organisme de certifi cation à vérifi er que la personne certifi ée :- se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-

mentaires dans le domaine concerné ;- exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-

tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de dix constats établis par la per-sonne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

L’organisme de certifi cation établit les modalités de suspen-sion ou de retrait du certifi cat si les exigences ci avant ne sont pas satisfaites.

Sauf cas de force majeure, la cessation d’activité dans le sec-teur concerné est un critère de retrait de la certifi cation dans ledit secteur.

5. Recertifi cation(NF EN ISO/CEI 17024 - § 6.5)

A l’issue de la période de validité défi nie au 3.2, il y a lieu de procéder à la recertifi cation.

L’évaluation de recertifi cation comprend :- un examen théorique de même nature que celui stipulé au

§ 3.1 et applicable à toutes les personnes certifi ées ;- un examen pratique de même nature que celui stipulé au

§ 3.1.Elle permet en outre de vérifi er que la personne certifi ée :

- se tient à jour des évolutions techniques, législatives et régle-mentaires dans le domaine concerné ;

- exerce réellement l’activité pour laquelle elle a obtenu la cer-tifi cation. Pour cela, il y a lieu de vérifi er la conformité aux dispositions réglementaires, normatives ou bonnes pratiques professionnelles en vigueur de trois constats établis par la personne certifi ée.La personne certifi ée fournit à l’organisme de certifi cation

un état des réclamations et plaintes le concernant sur la pé-riode écoulée.

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Page 124: Diagnostics Techniques Immobiliers

124 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

ANNEXE II

Compétences des personnes physiques

1. Lors de l’examen théorique, la personne physiquecandidate à la certifi cation doit démontrer qu’elle possède les connaissances requises sur :- les lois générales de l’électricité : tension, intensité, courant

continu, courant alternatif, résistance, puissance, effets du cou-rant électrique sur le corps humain ;

- les règles fondamentales destinées à assurer la sécurité des personnes contre les dangers et dommages pouvant résulter de l’utilisation normale d’une installation électrique à basse tension : protection contre les chocs électriques et les surinten-sités, coupure d’urgence, commande et sectionnement, choix du matériel en fonction des conditions d’environnement et de fonctionnement ;

- les méthodes d’essais permettant, au moyen d’appareils de mesures et d’essais appropriés, de s’assurer de l’effi cacité de la mise en œuvre des règles fondamentales de sécurité : me-sure de la valeur de la résistance de la prise de terre, mesure de la résistance de continuité des conducteurs de protection et d’équipotentialité, mesure du seuil de déclenchement des dispositifs différentiels ;

- la technologie des matériels électriques constituant une ins-tallation intérieure d’électricité : fusibles, disjoncteurs, fonc-tions différentielles, interrupteurs, prises de courant, canali-sations ;

- les règles relatives à la sécurité propre de l’opérateur et des personnes tierces lors du diagnostic : connaissance et mise en œuvre des prescriptions de sécurité à respecter pour éviter les dangers dus à l’électricité dans l’exécution du diagnostic ;

- les méthodes de diagnostic des installations intérieures d’élec-tricité.Les personnes physiques dont les compétences, pour établir

l’état de l’installation intérieure d’électricité, ont été validées par une licence en diagnostic technique immobilier et patholo-gie du bâtiment délivrée par une université sont exonérées de l’examen théorique.

2. L’examen pratique permet de vérifi er par une miseen situation que la personne physique candidateà la certifi cation :- est capable de mettre en œuvre une méthodologie de réalisa-

tion des états de l’installation intérieure d’électricité et d’utili-ser les outils dédiés à l’activité ;

- sait rédiger des rapports en langue française qui constituent la matérialisation des vérifi cations effectués.

Fait à Paris, le 8 juillet 2008.

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Page 125: Diagnostics Techniques Immobiliers

6 février 2009 • Le Moniteur 125

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

DOCUMENT ÉTABLI À L’ISSUE DU CONTRÔLE DES INSTALLATIONS D’ASSAINISSEMENT

NON COLLECTIF

Article L. 1331-1-1I. - Les immeubles non raccordés au réseau public de col-

lecte des eaux usées sont équipés d’une installation d’assainis-sement non collectif dont le propriétaire fait régulièrement as-surer l’entretien et la vidange par une personne agréée par le représentant de l’Etat dans le département, afi n d’en garantir le bon fonctionnement.

Cette obligation ne s’applique ni aux immeubles abandon-nés, ni aux immeubles qui, en application de la réglementation, doivent être démolis ou doivent cesser d’être utilisés, ni aux immeubles qui sont raccordés à une installation d’épuration industrielle ou agricole, sous réserve d’une convention entre la commune et le propriétaire défi nissant les conditions, notam-ment fi nancières, de raccordement de ces effl uents privés.

II. - La commune délivre au propriétaire de l’installation d’as-sainissement non collectif le document résultant du contrôle prévu au III de l’article L. 2224-8 du code général des collecti-vités territoriales.

En cas de non-conformité de son installation d’assainissement

non collectif à la réglementation en vigueur, le propriétaire fait procéder aux travaux prescrits par le document établi à l’issue du contrôle, dans un délai de quatre ans suivant sa réalisation.

Les modalités d’agrément des personnes qui réalisent les vi-danges et prennent en charge le transport et l’élimination des matières extraites, les modalités d’entretien des installations d’assainissement non collectif et les modalités de vérifi cation de la conformité et de réalisation des diagnostics sont défi nies par un arrêté des ministres chargés de l’intérieur, de la santé, de l’environnement et du logement.

Article L. 1331-11-1Lors de la vente de tout ou partie d’un immeuble à usage

d’habitation non raccordé au réseau public de collecte des eaux usées, le document établi à l’issue du contrôle des installations d’assainissement non collectif effectué dans les conditions pré-vues au II de l’article L. 1331-1-1 du présent code est joint au dossier de diagnostic technique prévu aux articles L. 271-4 et L. 271-5 du code de la construction et de l’habitation.

Code de la santé publique (partie législative)Texte source : Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006

Immeubles concernés : tous les immeubles ou parties d’immeubles à usage d’habitation non raccordés au réseau public de collecte des eaux usées et disposant d’une installation d’assainissement individuel. Lors de la vente : diagnostic à réaliser à compter 1er janvier 2013 (article 102 - V de la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau).Lors de la location : pas de diagnostic prévu.Durée de validité du diagnostic : 8 ans.

Texte de référence:➤ Articles L. 1331-1 à L. 1331-12 du Code de la santé publique relatif au document établi à l’issue du contrôle

des installations d’assainissement non collectif .................................................................................................................................... p. 125➤ Articles L. 271-4 à L. 271-6 du Code de la construction et de l’hbitation relatif à la protection de l’acquéreur immobilier ................ p. 126

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Page 126: Diagnostics Techniques Immobiliers

126 Le Moniteur • 6 février 2009

DIAGNOSTICS TECHNIQUES

Code de la Construction et de l’habitation (partie législative)Textes sources: Loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 - Loi nº 2006-1772 du 30 décembre 2006.

Article L. 271-4I. - En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble bâti, un

dossier de diagnostic technique, fourni par le vendeur, est an-nexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente. En cas de vente publique, le dossier de diagnostic technique est annexé au cahier des charges.

Le dossier de diagnostic technique comprend, dans les condi-tions défi nies par les dispositions qui les régissent, les docu-ments suivants :

1° Le constat de risque d’exposition au plomb prévu aux arti-cles L. 1334-5 et L. 1334-6 du code de la santé publique ;

2° L’état mentionnant la présence ou l’absence de matériaux ou produits contenant de l’amiante prévu à l’article L. 1334-13 du même code ;

3° L’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment prévu à l’article L. 133-6 du présent code ;

4° L’état de l’installation intérieure de gaz prévu à l’article L. 134-6 du présent code ;

5° Dans les zones mentionnées au I de l’article L. 125-5 du code de l’environnement, l’état des risques naturels et techno-logiques prévu au deuxième alinéa du I du même article ;

6° Le diagnostic de performance énergétique prévu à l’arti-cle L. 134-1 du présent code ;

7° L’état de l’installation intérieure d’électricité prévu à l’ar-ticle L. 134-7 ;

8° Le document établi à l’issue du contrôle des installations d’assainissement non collectif mentionné à l’article L. 1331-11-1 du code de la santé publique.

Les documents mentionnés aux 1°, 4° et 7° ne sont requis que pour les immeubles ou parties d’immeuble à usage d’ha-bitation.

Le document mentionné au 6° n’est pas requis en cas de vente d’un immeuble à construire visée à l’article L. 261-1.

Lorsque les locaux faisant l’objet de la vente sont soumis aux dispositions de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fi xant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ou appartiennent à des personnes titulaires de droits réels immobiliers sur les locaux ou à des titulaires de parts donnant droit ou non à l’attribution ou à la jouissance en propriété des locaux, le document men-tionné au 1° porte exclusivement sur la partie privative de l’im-meuble affectée au logement et les documents mentionnés au 3°, 4° et 7° sur la partie privative du lot.

II. - En l’absence, lors de la signature de l’acte authentique de vente, d’un des documents mentionnés aux 1°, 2°, 3°, 4°, 7° et 8° du I en cours de validité, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.

En l’absence, lors de la signature de l’acte authentique de vente, du document mentionné au 5° du I, l’acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.

L’acquéreur ne peut se prévaloir à l’encontre du propriétaire des informations contenues dans le diagnostic de performance énergétique qui n’a qu’une valeur informative.

Article L. 271-5La durée de validité des documents prévus aux 1° à 4°, 6°, 7°

et 8° du I de l’article L. 271-4 est fi xée par décret en fonction de la nature du constat, de l’état ou du diagnostic.

Si l’un de ces documents produits lors de la signature de la promesse de vente n’est plus en cours de validité à la date de la signature de l’acte authentique de vente, il est remplacé par un nouveau document pour être annexé à l’acte authentique de vente.

Si le constat mentionné au 1° établit l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revêtements contenant du plomb à des concentrations inférieures aux seuils défi nis par arrêté des ministres chargés de la santé et de la construction, il n’y a pas lieu de faire établir un nouveau constat à chaque mutation, le constat initial étant joint au dossier de diagnostic technique.

Si, après la promesse de vente, la parcelle sur laquelle est im-planté l’immeuble est inscrite dans une des zones mentionnées au I de l’article L. 125-5 du code de l’environnement ou l’arrêté préfectoral prévu au III du même article fait l’objet d’une mise à jour, le dossier de diagnostic technique est complété lors de la signature de l’acte authentique de vente par un état des ris-ques naturels et technologiques ou par la mise à jour de l’état existant.

Article L. 271-6Les documents prévus aux 1° à 4°, 6° et 7° du I de l’article L.

271-4 sont établis par une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés.

Cette personne est tenue de souscrire une assurance permet-tant de couvrir les conséquences d’un engagement de sa res-ponsabilité en raison de ses interventions.

Elle ne doit avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à elle, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages, installations ou équipe-ments pour lesquels il lui est demandé d’établir l’un des docu-ments mentionnés au premier alinéa.

Un décret en Conseil d’Etat défi nit les conditions et modalités d’application du présent article.

NDLR : dans le cas de l’ANC, il n’est pas prévu de faire appel à un dia-gnostiqueur certifi é.

MON

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Page 127: Diagnostics Techniques Immobiliers

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Cahier Spécial 128 pages publié avec Le Moniteur 5489 du 6 février 2009

Diagnostics Techniques ImmobiliersUn outil indispensable

Articles et textes relatifsaux 7 diagnostics obligatoires : 1. Constat de risque d’exposition au plomb

2. Etat mentionnant la présence ou l’absencede matériaux ou produits contenant de l’amiante

3. Etat relatif à la présence de termites dans le bâtiment

4. Etat de l’installation intérieure de gaz

5. Etat des risques naturels et technologiques

6. Diagnostic de performance énergétique

7. Etat de l’installation intérieure d’électricité

Mais aussi : • Questions/réponses de la FIDI • Vente, location… tableaux synoptiques des diagnostics

immobiliers à effectuer (type de locaux, validité, sanctions…) • Dossier de diagnostic technique (DDT) • Document établi à l’issue du contrôle des installations

d’assainissement collectif

www.lemoniteur-expert.com • 6 février 2009 • N°5489

Cahier détaché N°2

BÂTIMENT

Les diagnostics techniquesimmobiliersRéglementation sur l’obligation de réaliser des diagnostics sur les biens immobiliers mis en vente ou en location

Février2009

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La ville exploite ses eaux pluviales P. 51

IMMOBILIERLes diagnostiqueurs font face à la crise P. 12

COMPÉTENCESCombattre l’illettrisme pour gagner en compétitivitéP. 100

www.lemoniteur.fr • 6 février 2009 • N°5489

Hammarby Sjöstad (Suède), l’eau de pluie, récupérée sur les toitures et les espaces publics, est recueillie, fi ltrée, dans un canal.

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